Codex Boturini

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Première page du codex Boturini.

Le Codex Boturini, appelé aussi « Tira de la Peregrinación », est un codex aztèque probablement réalisé peu après la conquête de l'Empire aztèque[1].

Contenu[modifier | modifier le code]

Ce codex colonial est un ouvrage historique qui décrit, comme l'indique son deuxième nom, les pérégrinations des Aztèques depuis leur altepetl mythique d'origine Aztlan[1] jusqu'au moment où les Aztèques sont devenus les vassaux de Cocox, le seigneur de Culhuacan. Le manuscrit ne raconte donc pas toute l'histoire de la migration aztèque jusqu'à la fondation de Tenochtitlan.

Des traces de pieds indiquent le sens du récit.

Nom[modifier | modifier le code]

Il tient son nom de son premier possesseur connu, le célèbre collectionneur italien du XVIIe siècle Lorenzo Boturini Bernaducci.

Caractéristiques physiques[modifier | modifier le code]

Ce manuscrit est constitué d'une longue feuille de papier d'amate de 19,8 × 549 cm, pliée en accordéon de façon à former 21 pages de 25,5 cm et une demi page de 13,5 cm[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Élaboration[modifier | modifier le code]

En raison du papier et du style graphique de facture indigène, les spécialistes s'accordent pour affirmer que le Codex Boturini a probablement été réalisé selon les conventions des codex préhispaniques aztèques au centre du Mexique[1], voire peut-être même à Mexico-Tenochtitlan. Cependant, le style européen de quelques éléments[1], dont un arbre, constitue l'argument généralement invoqué pour situer cette réalisation au tout début de la période coloniale.

Selon María Castañeda de la Paz, il serait, comme le Codex Aubin, une retranscription d'un hypothétique codex perdu, qu'elle a appelé le Codex X, en référence à l'hypothèse de la Chronique X[2].

Contrairement à la plupart des codex aztèques, les images sont peintes en traits noirs sur fond blanc, sans couleur, à l'exception notable des traits rouges, qui relient entre eux les glyphes indiquant les dates qui égrènent la migration.

Il est annoté en nahuatl. Ces annotations sont considérées postérieures à la réalisation du codex[1].

Conservation[modifier | modifier le code]

La première mention de ce codex remonte à 1746, dans le catalogue du musée indien du collectionneur italien Lorenzo Boturini Bernaducci[3]. En 1824, le codex a été exposé au « Egyptian Hall » de Piccadilly, à Londres, par William Bullock[3].

En 1825, il fut transféré avec une partie de la collection Boturini au musée national mexicain, à Mexico[3]. Sous la présidence de Porfirio Díaz, il fut ensuite transporté avec une autre partie de la collection Boturini à la bibliothèque nationale mexicaine[3].

Il est conservé actuellement à la bibliothèque nationale d'anthropologie et d'histoire de Mexico[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Johansson 2009, p. 56.
  2. María Castañeda de la Paz, « El Códice X o los anales del grupo de la Tira de la Peregrinación. Evolución pictográfica y problemas en su análisis interpretativo », Journal de la société des américanistes, no 91-1,‎ , p. 7-40 (lire en ligne).
  3. a, b, c, d et e Johansson 2009, p. 57.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Patrick Johansson, « Tira de la Peregrinación (Códice Boturini) », Arqueología mexicana, no hors-série 31,‎ , p. 56-59.
  • (es) Patrick Johansson, « Tira de la Peregrinación (Códice Boturini) », Arqueología mexicana, no hors-série 26,‎ (lire en ligne).
  • (es) María Castañeda de la Paz, « La Tira de la peregrinación y la ascendencia chichimeca de los tenochca », Estudios de Cultura Náhuatl, no 38,‎ (lire en ligne)
  • (es) Xavier Noguez, « Tira de la Peregrinación. La migración mexica », Arqueología mexicana, vol. XIV, no 81,‎ (lire en ligne).
  • Rafael Tena, « La cronología de la Tira de la peregrinación », Estudios de Cultura Náhuatl, no 40,‎ (lire en ligne).