Coati de montagne

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Nasuella olivacea

Nasuella olivacea
Description de cette image, également commentée ci-après
Coati de montagne, planche naturaliste par Ulisse Aldrovandi, seconde moitié de XVIe siècle
Classification selon MSW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Procyonidae

Genre

Nasuella
Hollister, 1915

Espèce

Nasuella olivacea
(Gray, 1865)

Statut de conservation UICN

( NT )
NT  : Quasi menacé

Le coati de montagne (Nasuella olivacea) est un mammifère sud-américain de la famille des Procyonidae qui comprend aussi notamment les Ratons laveurs. On rencontre ce coati nain dans Nord des Andes. Il est traditionnellement considéré comme étant le seul membre du genre Nasuella, séparé des coatis de plus grande taille qui appartiennent au genre Nasua, mais cette distinction est remise en question fortement par la phylogénie moléculaire du XXIe siècle.

Dénominations[modifier | modifier le code]

Morphologie[modifier | modifier le code]

Ce coati possède une fourrure épaisse et rêche dont la couleur varie du brun olivâtre au roux. Les populations du Venezuela et de Colombie ont un sous-poil sombre, alors que celles de l'Équateur ont un sous-poil clair. La queue est gris jaunâtre, annelée de noir, et souvent tenue en l'air quand le coati marche ou se nourrit au sol. Sa tête est mince, avec un museau flexible, comme chez tous les coatis. Il possède 40 dents à crêtes aigües et à couronne basse[5].

Le Coati des montagnes a un poids moyen qui oscille entre 1,5 et 2,5 kg, soit deux fois moins que le plus petit des représentants du genre Nasua (Nasua nelsoni)[6].

Comportement[modifier | modifier le code]

Habitat et répartition[modifier | modifier le code]

Ce coati est endémique du nord des Andes, à l'ouest du Venezuela, de la Colombie et de l'Équateur et au nord du Pérou. Il habite la forêt andine au-dessus de 2 000 mètres d'altitude[7].

Classification[modifier | modifier le code]

Cette espèce a été décrite pour la première fois en 1865 par le zoologiste britannique John Edward Gray (1800-1875).

La classification traditionnelle de ce coati est régulièrement remise en question à la faveur des études entreprises vers la fin du XXe siècle par la phylogénie moléculaire[8],[9].

Liste des sous-espèces[modifier | modifier le code]

Selon ITIS (30 mars 2015)[10] et Mammal Species of the World (version 3, 2005) (30 mars 2015)[11] :

  • sous-espèce Nasuella olivacea meridensis (Thomas, 1901) - considérée comme une espèce à part entière par l'UICN et classée En Danger
  • sous-espèce Nasuella olivacea olivacea (Gray, 1865)
  • sous-espèce Nasuella olivacea quitensis (Lönnberg, 1913)

Statut et préservation[modifier | modifier le code]

Nasuella olivacea est classé Quasi-menacée par l'UICN depuis 2016 (sous-espèce Nasuella olivacea meridensis non incluse)[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) R.H. Evans, « Raccoons and Relatives (Carnivora, Procyonidae) », Zoological Restraint and Anesthesia,‎ (lire en ligne)
  • (en) I. Poglayen-Neuwall, « Coatis », dans Grzimek's Encyclopedia of Mammals, vol. 3, New York, McGraw-Hill Publishing Company, , p. 461-463

Liens externes[modifier | modifier le code]

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