Tchokwés

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Tchokwés

Populations significatives par région
Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo 504 000 (1990)[1]
Drapeau de l'Angola Angola 456 000 (1991)[1]
Drapeau de la Zambie Zambie 44 200 (1996)[1]
Population totale 1 009 780[1]
Autres
Langues Tchokwé
Religions Religions traditionnelles, christianisme

Les Tchokwés sont un peuple bantou d'Afrique centrale et australe, surtout présent en République démocratique du Congo et en Angola, et à un moindre degré en Zambie. Quelques milliers vivent aussi en Namibie.

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Selon les sources et le contexte on observe de très nombreuses variantes : A'hioko, A'kiolo, Atshokwe, Atuchokwe, Bachoko, Bachokwe, Badjok, Badjokwe, Bajokwe, Bakiolo, Baokwe, Basok, Batshioko, Batshokwe, Chiboque, Chokwe, Chokwes, Ciokwe, Cokwe, Djok, Djokwe, Jokwe, Ka-chioko, Kioko, Kiokue, Kiokwe, Quioco, Shioko, Tchiboko, Tchokoué, Tchokwe, Tchokwes, Tschokwe, Tshioko, Tshokwes, Tsiboko, Tsokwe, Tuchokwe, Tutchokwe, Utchokwe, Wachokwe, Watschiwokwe[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Implantation des Tchokwés en Angola en 1970 (en marron)
Article détaillé : Royaume Lunda.

Ils sont connus depuis le XIXe siècle après avoir soumis leurs voisins lundas et balubas.

Langue[modifier | modifier le code]

Leur langue est le tchokwé (ou quioco). le nombre de locuteurs de cette langue bantoue a été estimé à 1 009 780, dont 504 000 en République démocratique du Congo (1990), 456 000 en Angola (1991) – dont c'est l'une des langues nationales – et 44 200 en Zambie (1986)[1].

Culture[modifier | modifier le code]

L'importance de l'artisanat tchokwé a été reconnue par le travail de collection de l'entreprise Diamang (conglomérat d'investisseurs étrangers autorisé par le gouvernement colonial portugais à exploiter les mines de diamants de l'Angola), un travail de récolte de plusieurs milliers d'objets qui ont été photographiés et inventoriés. L'entreprise a donné une part de ces objets au musée de Dundo (Angola) pillé durant la guerre civile. La Fondation Sindika Dokolo s'est donné pour objet de récupérer cet artisanat et de le transmettre à nouveau à l'Angola. [3]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e (en) Fiche langue (code «cjk») dans la base de données linguistique Ethnologue.
  2. Source BnF [1]
  3. (pt) « Património. Sindika Dokolo devolve a Angola novas peças da cultura Chokwe », PÚBLICO,‎ (lire en ligne, consulté le 9 juin 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francisco et Adriano C. Barbosa (dir.), Contes tshokwé d'Angola (trad. Marie-Claude Padovani), Karthala, Paris, 1992, 198 p. (ISBN 2865373169)
  • Marie Louise Bastin, « Statuettes tshokwe du héros civilisateur Tshibinda Ilunga », Arts d'Afrique noire, supplément au tome 19, octobre 1976
  • Marie Louise Bastin, La sculpture tshokwe, A. et F. Chaffin, Meudon, 1982, 291 p. (ISBN 2904005005)
  • Christiane Falgayrettes (dir.), Art et mythologie : figures tshokwe, Éditions Dapper, Paris, 1988, 117 p. (ISBN 2906067067)
  • (pt) Armando Coelho Ferreira da Silva et António Custodio Gonçalves (dir.), Antropologia dos Tshokwe e povos aparentados : colóquio em homenagem a Marie Louise Bastin (Porto 1999), Faculdade de Letras da Universidade do Porto, 2003, 106 p. (ISBN 9729350736)
  • Alfred Hauenstein, « Le culte des mahamba chez les Tchokwe », Bulletin annuel du Musée d'Ethnographie de la Ville de Genève, 1987, n° 30, p. 97-115
  • Alfred Hauenstein, Examen de motifs décoratifs chez les Ovimbundu et Tchokwe d'Angola, Université de Coimbra, Instituto de Antropologia, 1988
  • Isabel de Castro Henriques, Commerce et changement en Angola au XIXe siècle : Imbangala et Tshokwe face à la modernité, L’Harmattan, 1995, 2 vol. (ISBN 2738433510) (v. 1) ; (ISBN 2738433502) (v. 2)
  • (en) Kenneth Hermele, Contemporary land struggles on the Limpopo : a case study of Chokwe, Mozambique, 1950-1985, University of Uppsala, Uppsala (Suède), 1986, 26 p.
  • Muhunga Ilunga, Elle accoucha de douze calebasses : mythes tshokwe, Ceeba Publications, Bandundu, 1977, 151 p.
  • (en) Manuel Jordán (dir.), Chokwe! : Art and Initiation among Chokwe and Related Peoples, Prestel, Munich, Londres, 1998, 191 p. (ISBN 3791319973)
  • Mesquitela Lima, La terminologie de la parenté chez les tshokwé, Geuthner, Paris, 1966?
  • Mesquitela Lima, Fonctions sociologiques des figurines de culte hamba dans la société et dans la culture tshokwé (Angola), Université de Paris (Sorbonne), 1969 (thèse)
  • M. L. Rodrigues de Areia, Notes pour l'étude de l'ethnobotanique dans la culture tshokwe, Contribuições para o estudo da antropologia portuguesa, Coimbra, 1977, 82 p.
  • (de) Barbara Schmidt-Wrenger, « Rituelle Frauengesänge der Tshokwe : Untersuchungen zu einem Säkularisierungsprozess in Angola und Zaïre », Annales, n° 98-100, Musée royal de l'Afrique centrale, Tervuren (Belgique), 1979
  • (de)(en)(fr)(nl) Barbara Schmidt-Wrenger, Muziek van de Tshokwe uit Zaïre, Musée Royal de l'Afrique Centrale, Tervuren (Belgique), 1975, 81 p.
  • (pt) Salim Cripton Valá, Desenvolvimento agrário e papel da extensão rural no Chókwè (1950-2000) : conflito de interesses entre o estado e os agricultores?, CIEDIMA, Maputo (Mozambique), 2006, 254 p.
  • Maria Teresa Vergani de Andrade Armitage, Analyse numérique des idéogrammes tshokwé de l'Angola : expressions symboliques du nombre dans une culture traditionnelle africaine, Université de Genève, Faculté de Psychologie et des Sciences de l'Éducation, 1983 (thèse)
  • (en)(fr) Boris Wastiau, Chokwe, 5 continents, Milan, 2006, 140 p. (ISBN 8874392923)

Discographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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