Charles Peyssonnel

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Charles Peyssonnel, né à Marseille vers 1640 et mort de la peste à Marseille le , est un médecin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Peyssonnel issu d'une famille de médecins est lui-même médecin. Il a deux fils : Jean André Peyssonnel (1694-1759) médecin et naturaliste et Charles de Peyssonnel (1700-1757) avocat et diplomate.

Ancien élève des Oratoriens, il reste fidèle à ses maîtres et sera poursuivi comme Janséniste et condamné par l'intendant de Provence le à sept ans de bannissement hors du royaume et à 1 500 livres d'amende. Il s'exile au Caire en Égypte où il exerce la médecine[1]. Il séjourne également en Tunisie de 1697 à 1699. Rentré à Marseille, il est en 1720 le doyen des médecins. Il exerce les fonctions de médecin chef de l'Hôtel-Dieu. Durant la peste de 1720 il est le premier à diagnostiquer officiellement la peste le en examinant un enfant malade rue Jean-Galant et alerte les échevins[2]. Il aura une attitude admirable et décédera de la peste, victime de son dévouement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Augustin Fabre, Histoire des hôpitaux et des institutions de bienfaisance de Marseille, imprimerie Jules Barile, Marseille, 1854, 2 volumes, tome I p. 346-347
  2. Charles Carrière, Ferréol Rebuffat, Marseille ville morte, la peste de 1720, éditions Jean-Michel Garçon, Marseille, 2e éd. 1988, p. 57, (ISBN 978-2-9502847-1-6)

Source biographique[modifier | modifier le code]

  • Académie de Marseille, Dictionnaire des marseillais, Édisud, Marseille, 2001, p. 265, (ISBN 2-7449-0254-3)
  • Paul Masson (sous la direction de), Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, Tome IV (deuxième volume), p. 376.