Charles Lalou

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Charles Lalou
Fonctions
Député de la 1re circonscription de Dunkerque
Prédécesseur Jean-Baptiste Trystram (Gauche républicaine)
Successeur Henri Iung (Républicains progressistes)
Conseiller général du Nord
(élu pour le Canton de Dunkerque-Ouest)
Prédécesseur Jean-Baptiste Trystram (Gauche républicaine)
Successeur Alfred Petyt (Républicain)
Biographie
Nom de naissance Charles, Léopold Lalou
Date de naissance
Lieu de naissance Lille (Nord)
Date de décès (à 77 ans)
Lieu de décès Paris (Seine)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique Boulangiste
Profession Exploitant agricole
Journaliste

Charles Lalou est un industriel et homme politique français né le 26 juin 1841 à Lille (Nord) et décédé le 27 novembre 1918 à Paris (Seine).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un haut fonctionnaire, Charles Lalou se consacra d'abord à diverses affaires industrielles et devint rapidement directeur des mines de Bruay de 1889 à 1893. Engagé volontaire en 1870, il participa courageusement au conflit franco-prussien dans une unité du génie.

Il dirigeait, d'autre part, une grande exploitation agricole à La Chapelle-en-Serval, dans l'Aisne.

Rallié à la politique du général Boulanger, Il fut élu député de la 1re circonscription de Dunkerque le 22 septembre 1889, au premier tour, par 7.823 voix contre 4.750 à Jean-Baptiste Trystram, député républicain sortant.

En , il fut élu Conseiller général pour le Canton de Dunkerque-Ouest jusqu'en [1].

Battu au deuxième tour par le général Henri Iung, candidat républicain, lors des élections législatives de 1893, il consacra de nouveau toute son ardeur au journalisme. Toujours fidèle à la politique révisionniste, il ne cessa de diriger dans La France de vives attaques contre les parlementaires impliqués dans l'affaire de Panama, et crut même devoir, en 1896, publier une liste de 104 députés qui auraient touché des fonds provenant de la compagnie dirigée par F. de Les-seps. Poursuivi, en raison de cette publication, devant plusieurs tribunaux à la fois, il fut acquitté par quelques-uns et condamné par d'autres, pour diffamation, à plusieurs années de prison et à de fortes amendes. (La Cour de cassation, saisie, devait admettre, dans un arrêt curieux, cette appréciation contradictoire de faits identiques de la part de juridictions différentes : «Attendu, dit la Cour, qu'en matière de diffamation commise par la voie de la presse, le délit, ne résultant que de la publication, doit être réputé commis partout où l'écrit a été publié ; qu'il y a ainsi autant de délits distincts que de juridictions dans le ressort desquelles la publication a été faite et qu'il appartient à chacune de ces juridictions»... de se prononcer. Cf. Sirey 1897 - I - 201).

À la suite de cette malheureuse affaire, Charles Lalou abandonna non seulement la vie publique, mais le journalisme, et ne s'occupa plus que d'affaires minières et financières.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]