Jean-Baptiste Trystram (homme politique, 1821-1906)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jean-Baptiste Trystram et Trystram.

Jean-Baptiste Trystram
Illustration.
Fonctions
Sénateur du Nord

(12 ans, 11 mois et 1 jour)
Prédécesseur Amiral Alexandre Peyron (Centre-gauche)
Successeur Jean-Baptiste Trystram (fils) (Gauche républicaine)
Député du Nord
(scrutin majoritaire-proportionnel par département)

(2 ans, 11 mois et 21 jours)
Prédécesseur Jules Delelis (Union des Droites)
Successeur Charles Lalou (Boulangiste)
Député de la 1re circonscription de Dunkerque

(7 ans, 4 mois et 2 jours)
Prédécesseur Frédéric d'Arras (Union des Droites)
Successeur Jules Delelis (Union des Droites)

(1 an, 7 mois et 24 jours)
Prédécesseur Édouard Roger du Nord (Tiers parti)
Successeur Frédéric d'Arras (Union des Droites)
Vice-président du Conseil général du Nord[1]

(1 an)
Prédécesseur Charles Seydoux
Successeur Edmond Bernard

(1 an)
Prédécesseur Louis Legrand
Successeur Émile Massiet du Biest (Centre gauche)
Conseiller général du Nord
(élu pour le Canton de Dunkerque-Ouest)

(20 ans, 9 mois et 24 jours)
Prédécesseur Louis-Amand Carlier
Successeur Charles Lalou (Boulangiste)[3]
Président de la Chambre de commerce de Dunkerque[2]

(9 ans)
Prédécesseur Auguste Petyt
Successeur Alfred Petyt
Sous-préfet de Dunkerque

(6 mois et 8 jours)
Prédécesseur Théodore-Alfred Bauchard
Successeur Emile de Sangeons
Biographie
Nom de naissance Jean-Baptiste Louis François Trystram
Date de naissance
Lieu de naissance Ghyvelde (Nord, France)
Date de décès (à 85 ans)
Lieu de décès Dunkerque (Nord, France)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique Gauche républicaine
Père Paul Trystram[4]
Mère Albertine Hinebecke
Conjoint Jeanne Madeleine[5]
Enfants Jean-Baptiste Trystram
Profession Industriel

Jean-Baptiste Trystram, né le à Ghyvelde (Nord) et mort le à Dunkerque (Nord), est un industriel et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

La carrière politique de Jean-Baptiste Trystram est atypique. Fils d'un modeste douanier, il quitte l'école dès l'âge de 10 ans et c'est comme autodidacte qu'il parfait son instruction. Il exerce diverses professions avant de devenir courtier en assurances. En 1843, il épouse la fille d'un maître maçon.

Doué d'un étonnant sens du commerce, il se lance dans le négoce agricole et amasse de solides économies qu'il réinvestit dans le commerce du bois puis dans le raffinage du pétrole. Il fonde avec Louis Crugeot une maison d'importation des bois de Scandinavie, complétée d'une scierie mécanique en 1856. Ils montent également une raffinerie d'huiles de pétrole.

Dès 1848, il participe aux luttes du parti républicain et tisse un réseau de relations qui lui permettent d'entamer une carrière politique. Il appartient également aux milieux influents de la franc-maçonnerie.

Républicain de la première heure, cet industriel est nommé sous-préfet de Dunkerque.

De 1871 à 1892[6], il siège au conseil général du Nord dont il est nommé vice-président à plusieurs reprises. Président de la Chambre de commerce et d'industrie de Dunkerque, il s'attache tout particulièrement au développement du port et assoit sa notoriété.

En 1876, il entre à la Chambre des députés. En 1877, après une campagne électorale virulente, il échoue. Mais cette dernière élection est invalidée et il retrouve son siège dès 1878. Il s'implique dans la vie parlementaire et privilégie les questions commerciales et maritimes. Réélu en 1881, il est battu en 1885 mais retrouve son mandat en 1886 à la faveur d'une partielle. Battu aux législatives de 1889 par un candidat boulangiste, il est élu sénateur en 1892. Grand notable républicain, il se spécialise de plus en plus dans les questions commerciales et maritimes et siège dans les rangs de l'Union républicaine et de la Gauche démocratique. Réélu en 1897, il démissionne en 1905 pour raisons de santé. L’un de ses fils, son homonyme, recueille l’héritage politique paternel et lui succède au Sénat.

Autodidacte, J.B. Trystram est devenu, par son opiniâtreté et un sens inné du commerce, l’une des grandes figures bourgeoises et républicaines du département du Nord. Conscient de l'intérêt de développer le port, il emploie ses mandats de député puis de sénateur à obtenir les textes législatifs et réglementaires pour obtenir les crédits nécessaires à l'extension du port dans le dernier quart du XIXe siècle.

Le nom de cet industriel et homme politique flotte encore aujourd'hui sur Dunkerque et sur son port ; sa statue redorée en 2000 a pris place devant la Chambre de commerce où lui et son fils Jean-Baptiste Trystram ont eu comme principaux objectifs de constituer et de défendre le troisième port de France.

Hommage[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Jean-Baptiste Trystram (homme politique, 1821-1906) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • « Jean-Baptiste Trystram (homme politique, 1821-1906) », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • PRZYBYLA, Francis, article "Jean-Baptiste Trystram" in Les Parlementaires du Nord-Pas-de-Calais sous la IIIe République (ouvrage collectif), C.R.H.E.N.O., Université Charles de Gaulle-Lille III, 2000
  • PRZYBYLA, Francis, Les parlementaires du Nord et leur activité législative au début de la Troisième République (1881-1889), Thèse de doctorat, Université Charles de Gaulle - Lille III, décembre 2004, 5 vol., 1036 p.
  • PRZYBYLA, Francis, Le blé, le sucre et le charbon. Les parlementaires du Nord et leur action (1881-1889), Presses Univ. Septentrion, 2007, 448p. + dépliant

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]