Cap-de-Shédiac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Cap-de-Shédiac
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Subdivision régionale Westmorland
Statut municipal District de services locaux
Maire
Mandat
aucun
aucun
Démographie
Population 837 hab. (2011 en diminution)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 13′ 52″ nord, 64° 33′ 59″ ouest
Superficie 5 654 ha = 56,54 km2
Divers
Langue(s) Français, importante minorité anglaise
Fuseau horaire UTC-4
Indicatif +1-506
Code géographique 130167
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouveau-Brunswick
Voir sur la carte administrative du Nouveau-Brunswick
City locator 14.svg
Cap-de-Shédiac
Géolocalisation sur la carte : Nouveau-Brunswick
Voir sur la carte topographique du Nouveau-Brunswick
City locator 14.svg
Cap-de-Shédiac

Cap-de-Shédiac, aussi appelé Shediac Cape, est un village du comté de Westmorland, au sud-est de la province canadienne du Nouveau-Brunswick. Le village a le statut de DSL sous le nom légal de Shediac Cape.[1]

Évolution territoriale de la paroisse de Shédiac après 1966.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Le village est nommé ainsi d'après sa position près de l'embouchure de la rivière Shédiac. Ce nom est dérivé du micmac Esedeiik, signifiant « qui remonte loin », possiblement en référence à la configuration de la baie de Shédiac ou au portage menant vers la rivière Petitcodiac[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Cap-de-Shédiac est situé dans le sud du pays de Gédaïque. Le village est généralement considéré comme faisant partie de l'Acadie[3].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de Cap-de-Shédiac est composé principalement de roches sédimentaires du groupe de Pictou datant du Pennsylvanien (entre 300 et 311 millions d'années)[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Cap-de-Shédiac depuis 2001
2001 2006 2011
787913837

Histoire[modifier | modifier le code]

Cap-de-Shédiac est situé dans le territoire historique des Micmacs, plus précisément dans le district de Sigenigteoag, qui comprend l'actuel côte Est du Nouveau-Brunswick, jusqu'à la baie de Fundy[5].

L'école Shediac Cape est inaugurée en 1997[6].

Administration[modifier | modifier le code]

Comité consultatif[modifier | modifier le code]

En tant que district de services locaux, Cap-de-Shédiac est administré directement par le Ministère des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick, secondé par un comité consultatif élu composé de cinq membres dont un président. Il n'y a actuellement aucun comité consultatif.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Commission de services régionaux[modifier | modifier le code]

Cap-de-Shédiac fait partie de la Région 7[7], une commission de services régionaux (CSR) devant commencer officiellement ses activités le [8]. Contrairement aux municipalités, les DSL sont représentés au conseil par un nombre de représentants proportionnel à leur population et leur assiette fiscale[9]. Ces représentants sont élus par les présidents des DSL mais sont nommés par le gouvernement s'il n'y a pas assez de présidents en fonction[9]. Les services obligatoirement offerts par les CSR sont l'aménagement régional, l'aménagement local dans le cas des DSL, la gestion des déchets solides, la planification des mesures d'urgence ainsi que la collaboration en matière de services de police, la planification et le partage des coûts des infrastructures régionales de sport, de loisirs et de culture; d'autres services pourraient s'ajouter à cette liste[10].

Représentation et tendances politiques[modifier | modifier le code]

Drapeau du Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick : Cap-de-Shédiac fait partie de la circonscription provinciale de Kent-Sud, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Claude Williams, du Parti progressiste-conservateur. Il fut élu en 2001 puis réélu en 2003, en 2006 et en 2010. La partie du territoire au sud de l'autoroute est quant à elle comprise dans la circonscription provinciale de Memramcook-Lakeville-Dieppe, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Bernard Leblanc, du Parti libéral. Il fut élu en 2006 et réélu en 2010.

Drapeau du Canada Canada: Cap-de-Shédiac fait partie de la circonscription fédérale de Beauséjour. Cette circonscription est représentée à la Chambre des communes du Canada par Dominic LeBlanc, du Parti libéral.

Infrastructures et services[modifier | modifier le code]

L'école Shediac Cape accueille les élèves de la maternelle à la 8e année en anglais. C'est une école publique faisant partie du district scolaire 2 et elle possède aussi un programme d'immersion en français.

L'église St. Martin in the Woods est une église anglicane.

Le bureau de poste et le détachement de la Gendarmerie royale du Canada les plus proches sont situés à Shédiac.

Les francophones bénéficient du quotidien L'Acadie nouvelle, publié à Caraquet, ainsi que des hebdomadaires L'Étoile, de Dieppe, et Le Moniteur acadien, de Shédiac. Les anglophones bénéficient quant à eux des quotidiens Telegraph-Journal, publié à Saint-Jean et Times & Transcript, de Moncton.

Culture[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • William Hanington (1759-1838), homme d'affaires, juge de paix et fonctionnaire, mort à Cap-de-Shédiac

Cap-de-Shédiac dans la culture[modifier | modifier le code]

La localité fait partie du « pays de la Mariecomo », comprenant la côte entre Richibouctou au nord et Cap-Pelé au sud, dans le roman La Mariecomo de Régis Brun[11].

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://laws.gnb.ca/fr/showfulldoc/cr/84-168/
  2. (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Ottawa, Énergie, Mines et Ressources Canada, , p. 252.
  3. Murielle K. Roy et Jean Daigle (dir.), Démographie et démolinguistique en Acadie, 1871-1991, L'Acadie des Maritimes, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton, , 908 p. (ISBN 2-921166-06-2), p. 141.
  4. (en) [PDF] Ministère des Ressources naturelles et de l'énergie du Nouveau-Brunswick, « Bedrock Geology of New Brunswick », (consulté le 19 juin 2009)
  5. (en) Philip K. Bock et William C. Sturtevant (dir.), Handbook of North American Indians, vol. 13, t. 1, Government Printing Office, , 777 p., p. 109-110
  6. [PDF] « Anglophone East », sur Ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick (consulté le 2 novembre 2012).
  7. « Les communautés dans chacune des 12 Commissions de services régionaux (CSR) », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  8. « Conseils d'administration des commissions de services régionaux annoncés », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 1er novembre 2012).
  9. a et b « Gouvernance des nouvelles commissions de services régionaux », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  10. « Services obligatoires », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  11. Régis Brun, La Mariecomo : roman, Moncton, Éditions Perce-neige (réimpr. 2006) (1re éd. 1974), 95 p. (ISBN 978-2-922992-27-4 et 2-922992-27-6)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) William F. Ganong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope, , 185 p.
  • (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Ottawa, Énergie, Mines et Ressources Canada,