Canal de Vridi

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Canal de Vridi
Géographie
Pays Côte d'Ivoire
Coordonnées 5° 14′ 53″ N, 4° 00′ 11″ O
Caractéristiques
Carte interactive du canal de Vridi

Le canal de Vridi, à Abidjan en Côte d'Ivoire, fut creusé en 1950. Il permet de rejoindre par la navigation, le Port autonome d'Abidjan à l'Océan Atlantique[1].

Il tire son nom du village de Vridi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Au long de sa moitié occidentale, le littoral ivoirien n'offre aucun site naturel favorable à la création d'un port maritime en eaux profondes. La force de la barre - comme partout ailleurs le long du golfe de Guinée - rend l'accès des côtes difficile et dangereux. D'où la construction de wharfs en pleine eau qui n'offraient qu'un insatisfaisant : transbordements indispensables, volumes manipulés limités, sécu- rité relative des iristalluiions. Le prerriiei wl-iarl de Gland-Bassam fut d'ailleurs détruit par un raz de marée le 19 août 1923. En revanche, le milieu lagunaire présentait sites ayant toutes les caractéris- tiques favorables : eaux calmes et abritées, profondeurs propices et possibilité d'opérer des liaisons directes entre trafics maritimes et ferroviaires. Ce dernier point était déterminant pour la volonté coloniale, grâce au chemin de fer, (( d'évacuer vite et à peu de frais des quantités considérables de marchandises et de matières premières depuis les pays de la Boucle du Niger » (SEMI-BI, 1975 : 1 12). Il devait s'écou- ler plus de 60 ans entre les premières observations de Binger en 1889 et l'inauguration du canal de Vridi en 195 1 . Deux conceptions s'opposèrent avec la coupure du littoral d'une part, l'amélioration et l'utilisation de I'embouchure de la Comoé d'autre part. PREMIÈRES TENTATIVES : 1889-1908 Le site actuel du port d'Abidjan avait été identifié dès 1889 par Binger qui signala l'existence d'une vallée sous-marine - connue maintenant comme le canyon du Trou-sans-Fond - en face de Petit-Bassam (cf. 1-3, fig 4). Le cordon littoral était particulièrement étroit à cet endroit alors que la lagune offrait des abris importants et des eaux profondes. II y avait donc des conditions exceptionnelles favorables au creu- sement d'un port (HOUDAILLE, 19001. L'idée d'un canal navigable fit son chemin et le premier projet portuaire d'Abidjan fut présenté en 1900. Il comportait le creusement d'un canal de 800 mètres aux environs de Petit-Bassam, le dragage des parties les moins profondes de la lagune et la création de quais à Abidjan. L'emplacement initiale- ment choisi fut modifié en 1903 pour pouvoir construire de longues jetées, il fallait donc éviter de trop grandes profondeurs et s'éloigner du Trou-sans-Fond. Les travaux commencèrent en décembre 1903 mais les ouvertures furent très sporadiques jusqu'en 1907 : sous la pression de la crue lagunaire l'ouverture s'élargissait quelques mois et se refermait avec la décrue de la Comoé. a II y eut là, de 1905 à 1907 [...] une lutte épique contre l'ensablement. » Les moyens mis en jeu étaient peut-être insuffisants, mais il y eut surtout une incompréhension du rôle maieur que devait jouer le canyon sous-marin vis-à-vis de la dérive littorale responsable de l'ensablement. On peut encore voir les traces de cette tentative avortée au sud de la baie de Biétri (fig. 1). Après examen des raisons de cet échec, il fut décidé de procéder à des études complémentaires « portant sur les diverses solutions possibles, tant à l'ouest de la ietée actuelle qu'à I'embouchure de la Comoé ». Mais l'examen des coûts respectifs incita les autorités à ne plus encourager le creusement d'un canal navigable et à privilégier la solution fluviale. REPÈRES HISTORIQUES: Jean-René DURAND et Soko Guillaume François ZABI