Camille Amouro

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Camille Amouro
Description de cette image, également commentée ci-après
Camille Amouro
Nom de naissance Camille Adébah Amouro
Naissance (55 ans)
Boukoumbé
Nationalité Béninoise
Pays de résidence Drapeau du Bénin Bénin
Diplôme
Certificat d’entrepreneur culturel et des formations
Profession
Formation
Centre national des arts de la rue

Camille Adébah Amouro, né le à Boukoumbé (Bénin) est un dramaturge, metteur en scène et chroniqueur béninois. Son drame politique Goli a fait date dans l'histoire du théâtre africain de langue française[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Père d’un enfant. Il se proclame anti-universitaire et l’assume en poursuivant des formations professionnelles respectivement en management et communication.

Après un Certificat d’entrepreneur culturel et des formations au Centre national des arts de la rue, Marseille, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, ainsi que dans d’autres structures culturelles africaines ou européennes, il crée, en 1993 La Médiathèque des Diasporas à Cotonou. Lieu d’expositions, d'évènements périodiques, de rencontres et de débats, cette structure a vu s’exprimer de nombreux intellectuels africains jusqu’en 2006.

À cette date, Camille Amouro se retire. Parallèlement, de nouveaux espaces se créent partout en Afrique. Dramaturge et chroniqueur, il avait créé auparavant Le Cercle Prométhée qui, de 1986 à 1990, joua un rôle essentiel dans la libération de la parole au Bénin. Son travail de création dramaturgique tourne dès lors autour de la promotion du salamè, forme d’expression humoristique propre aux peuples du Golfe de Guinée.

Publications[modifier | modifier le code]

Publication dans Prométhée et dans d’autres revues de critiques, chroniques et fragments. Plusieurs préfaces à divers auteurs. Quelques autres publications comme :

  • Goli, théâtre, créée en 1988 par Jean Paul Badet à Cotonou. Éditée par Lansman (Belgique) et mise en ondes par RFI en 1991. Programme de Français dans des lycées français en 90/91, programme de Littérature du département de Lettres Modernes de l’université nationale du Bénin en 1997 et programme d’ateliers (stage AFDAS dirigé par Jean-Claude Fall au Théâtre Gérard-Philipe à Saint-Denis). Créations internationales.
  • Miagbadogo, Cotonou, CCF, 1988, recueil de poèmes.
  • Entre la résignation et le refus, les écrivains togolais sous le régime Eyadema, étude sur les rapports entre la création et le pouvoir politique, 1989, in Genève Afrique, Suisse, 1991, et Research on African Literature, Ohio (États-Unis), 1991.
  • Edouard.j.Maunick, Hommage, Paris, L’Harmattan/C.R.I, 1992 (ouvrage collectif).
  • « L’Univers du Shorobitisme » (essai sur l’usage du français dans la mystification en Afrique), in Propos scientifique, Lomé, 1994.
  • « La Faillite de la culture intellectuelle au Bénin », essai publié en feuilletons dans le mensuel La Voix d’Emmaüs, 1994.
  • La Femme du président, Théâtre. In Sud Nord.
  • Le Crapaud de Codjo, in La Revue Noire, 4e trimestre 1995, nouvelle.
  • Les Pratiques artistiques au Bénin, Cotonou, VE-Bénin, 1996.
  • Humour et développement, essai, Interface, 1997.
  • Un musée d’art africain contemporain ?, Conférence au Gate Foundation d’Amsterdam, 1998.
  • Pistes pour le Bénin, Africulture, 2000.
  • Les Tomates et le jardinier, récit pour enfants, 2004.
  • Autant en emporte la rivière, scénario, 2005, réalisation en 2007.
  • Brenda Oward, Paris, Carnets-Livres, 2006, Salamè. Programme de Lettres Modernes à l’Université d’Abomey Calavi.
  • « Le Pasteur et le gendre de la sorcière », in Cahiers d’Études africaines, Paris, 2008.
  • Rita de Parakou et autres plaisanteries, Cotonou, Les Éditions des Diasporas, 2010.
  • Salamè et communication, aux Éditions de la Diasporas.

Journaliste, il collabore à Ehuzu, Le Forum de la Semaine, Après-demain, Genève-Afrique... au Bénin, au Togo et en Europe, les activités de presses sont consacrées à la vie artistique et culturelle du Bénin et de l’Afrique : comptes rendus d’événements, répertoires, portraits, critiques, opinions, bilans. Les thèmes de travail correspondent aux exigences des autres activités en cours. La variété des supports s’explique par les types de sujets et la mobilité.[réf. nécessaire]

Chroniqueur au journal La Nouvelle Tribune, chroniqueur à Radio Weke, collaborateur d’Africultures, chroniqueur au journal Le Point au quotidien, rédacteur pour l’Afrique de l’Ouest du magazine français La Scène, directeur de publication de La nouvelle Lettre des Diasporas, chroniqueur à La Voix d’Emmaüs (Bénin), collaborateur extérieur au quotidien La Nation (Bénin), collaborateur extérieur au quotidien Togo Presse, chroniqueur à l’hebdomadaire Le Temps des Démocrates (Togo), rédacteur à l’hebdomadaire Le Forum de la Semaine (Bénin).[réf. nécessaire]

Formateur, il a animé une vingtaine de séminaires et conférences au Bénin, en Afrique, en Europe, dirigé pendant un temps L'École Internationale de Théâtre du Bénin fondée et présidée par Alougbine Dine, enseigné, encadré des ateliers de journalisme ou d'art dramatique dans plusieurs pays[Lesquels ?]. Animateur d’atelier d’initiation au théâtre et de creatives au Bénin et en France.[réf. nécessaire]

Références[modifier | modifier le code]

  • « Camille Amouro, sous son étoffe de frêle roseau cache une combativité et une perspicacité qui ne nous surprennent pas. » (Jean-Servais Bakyono, in ID, Côte d’Ivoire, 1988).
  • « Autre belle surprise, Goli de Camille Adébah Amouro, actuellement en résidence d’écriture à Limoges. » (Achmy Halley, in L’Humanité, octobre 1990)[réf. incomplète]
  • « Les vedettes - les vraies - sont des perles rares qui ne se ramassent pas au sein de gens étrangers à toute éthique relevant de l’excellence. (…) Adébah Camille Amouro est l’une de ces perles rares. (...) Modeste et humble comme ne savent plus l’être aujourd’hui la majorité de nos hommes de culture, Amouro qui possède un palmarès que se féliciteraient de posséder maints artistes en fin de carrière, a de grands atouts intrinsèques (...). Il demeure indiscutablement l’un des plus beaux fleurons de la génération montante en matière de création artistique. C’est également l’un des plus sûrs indices de négation de la médiocrité dans un pays où s’enlise la culture, et avec elle, l’amour de la création dans ce domaine. » (Pr Félix Iroko, de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université Nationale du Bénin. In Tam-Tam Express, Cotonou, 1991).
  • « Ici encore, le lecteur est frappé par la qualité et la violence symbolique de ces pièces » (Jean-Louis Joubert, In Diagonales, no 23 juillet-août 1992, p. 17
  • « ...Camille Amouro a fondé La Médiathèque des Diasporas, installée dans le bas-fond, un terrain vague au cœur d’un bas quartier de Cotonou. Des fresques sur les murs, deux pièces vides, pas un centime de subvention, mais tout plein d’activités dont une revue, une compagnie de théâtre, l’organisation du Carnaval de Jonquet, le quartier chaud de Cotonou, des échanges avec les artistes d’autres pays africains, des expositions... Camille Amouro écrit aussi, beaucoup et à chaud ». (René Solis, In Libération, Paris, 1995).[réf. incomplète]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 50 pièces, pour connaître le théâtre africain de langue française, Afrique en créations, 1997, p. 9 ; Martin Banham, Errol Hill et George Woodyard (dir.), The Cambridge Guide to African and Caribbean Theatre, Cambridge University Press, Cambridge, 1994, p. 15 (ISBN 0521411394)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]