Calao bicorne

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Buceros bicornis

Buceros bicornis
Description de cette image, également commentée ci-après
Calao bicorne
Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Bucerotiformes
Famille Bucerotidae
Genre Buceros

Nom binominal

Buceros bicornis
Linnaeus, 1758

Statut de conservation UICN

( NT )
NT  : Quasi menacé

Statut CITES

Sur l'annexe I de la CITES Annexe I , Rév. du 11/06/1992
Description de cette image, également commentée ci-après
tête de calao bicorne

Le Calao bicorne (Buceros bicornis) est une espèce d'oiseau appartenant à la famille des Bucerotidae. Il vit dans le sud et le sud-est de l'Asie.

C'est l'animal légendaire du peuple Chin ( Myanmar) figurant sur le drapeau de l’état du même nom.

Description[modifier | modifier le code]

Le mâle est un peu plus grand que la femelle, la sous espèce buceros bicornis homrai peut atteindre jusqu’à 1,30 m pour une envergure de 1,80 m et un poids de 3 kg. Le plumage est blanc et noir: le cou, le poitrail, des parties de la tête ainsi que les bandes transversales sur les ailes sont blanches. La queue est également blanche avec une bande transversale noire dans sa partie centrale. Le très grand bec incurvé vers le bas (jusqu’à 30 cm chez le mâle, 25 chez la femelle), même s'il n'est pas très lourd, est spectaculaire par le casque également jaune doré qui l'orne, servant de chambre de résonance qui amplifie les bruits nasaux émis par l'oiseau mais aussi d'indicateur de son développement sexuel. Le casque a pu avoir à l'origine pour fonction de soutenir leur long bec incurvé. Peu à peu, il aurait grandi, selon la théorie du handicap : les femelles choisissent les mâles avec un gros casque car survivre avec un tel handicap (il réduit leur capacité de voir les oiseaux de proie voler au-dessus d'eux et leur champ de vision binoculaire pour apprécier les reliefs et les profondeurs quand ils bondissent de branche en branche pour aller picorer des fruits, il ajoute également un poids inutile au bec) est signe de bonne santé[1].

Le cri puissant et le vol lourd et bruyant sont caractéristiques.

Hormis la taille et le casque, le dimorphisme sexuel est peu marqué. Fait inhabituel, les cils de la paupière supérieure sont longs et correspondent à des ailes amincies. Ils serviraient comme chez l'homme à se protéger de la poussière et constitueraient un moyen de communication important (ils accentueraient la couleur des yeux des jeunes élevés dans des fentes d'arbres, seuls éléments qu peuvent voir les parents, et leur donneraient une indication sur les besoins nutritionnels des petits)[2]. Chez le mâle, l'iris est rouge-brun et la peau qui entoure l'œil est noire alors que chez la femelle, l'iris est blanc et la peau circumorbitale est rose à rouge vif. Le calao bicorne vit souvent en groupes y compris la nuit qu'il passe dans des arbres-dortoirs. Il est très bien adapté à la vie arboricole et les trois griffes de ses pattes lui permettent une bonne accroche aux branches. L'espérance de vie observée en captivité atteint jusqu’à 50 ans mais il est menacé par la déforestation ainsi que par certains usages tribaux (coiffures, vertus attribuées au sang des jeunes calaos ...), c'est pourquoi il figure sur le logo de CITES, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

Cet oiseau est représenté par 2 sous-espèces :

Nourriture[modifier | modifier le code]

L'alimentation comporte essentiellement des fruits, en particulier les figues riches en sucre, qui permettent au calao bicorne de se passer d'eau mais leur fermentation peut le rendre euphorique comme l'a observé Gustav Schneider à Sumatra. Insectes et petits vertébrés (grenouilles, lézards, serpents et petits oiseaux) complètent ce régime mais le bec et les griffes du calao ne lui permettent pas de s'attaquer à de grosses proies.

Reproduction[modifier | modifier le code]

La maturité sexuelle est atteinte à 4 ans. Une fois formé, le couple reste fidèle à vie et niche dans la couronne des arbres entre 15 et 20 mètres de haut. La femelle pond de 2 à 4 œufs dans un creux d'arbre mais en général un seul jeune survit après l'éclosion. Après la ponte, la femelle mure complètement le nid avec une bouillie faite de nourriture, de particules de bois et d'excréments afin d'empêcher l'intrusion de prédateurs (singes et serpents). Seule une petite ouverture permet au mâle d'alimenter la femelle et, après l'éclosion, la progéniture. Quand celle-ci a atteint l'âge de voler, vers 16 semaines, la femelle ouvre l'entrée du nid à coups de bec. Le jeune doit alors se hâter d'apprendre à voler car il n'a aucun entraînement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Amotz Zahavi, Avishag Zahavi, The Handicap Principle: A Missing Piece of Darwin's Puzzle, Oxford University Press, , p. 85.
  2. (en) Susan H. Gray, Great Hornbill, Cherry Lake, , p. 10.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • [1] site de la Bombay Nature History Society, ONG indienne dont le logo est un calao bicorne!
  • Great Hornbill videos vidéos visibles sur le site Internet Bird Collection