Bonga (musicien)

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Bonga
Nom de naissance José Adelino Barceló de Carvalho
Naissance (75 ans)
Kipiri, Drapeau de l'Angola Angola
Activité principale Chanteur
Genre musical Musiques du monde, Semba
Instruments voix, dikanza, congas
Années actives Depuis 1972
Labels Lusafrica
Site officiel http://www.bongakuenda.com/

Bonga, de son vrai nom José Adelino Barceló de Carvalho, est un chanteur angolais né le 5 septembre 1942 à Kipiri en Angola. José Adelino Barceló de Carvalho naquit dans la province de Bengo et quitta l'Angola à l'âge de 23 ans afin de devenir athlète, devenant le détenteur du record du 400 mètres portugais (L'Angola était alors une des cinq colonies africaines). Il débuta par ailleurs sa carrière de chanteur à l'âge de 15 ans[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

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Bonga abandonna l’athlétisme en 1972, se concentra alors uniquement sur la musique, devenant rapidement connu dans son pays d'origine, ainsi qu'au Portugal. Après la Révolution des Œillets en avril 1974, il devint un "hit" auprès des immigrants des anciennes colonies portugaises, ainsi qu'auprès des Portugais d'origine européenne ou africaine.

Il compte plus d'une trentaine d'albums à son actif, où il chante en portugais comme en angolais traditionnel. Ses morceaux sont un mélange de sons populaires portugais, de semba, kizomba agrémenté d'éléments d'origine latine.

Alors que l'Angola était encore une colonie portugaise, José Adelino Barceló de Carvalho a été un fervent partisan de l'indépendance. Cela l'a amené à être exilé de l'Angola dans les années 1970. À cette époque, le Portugal était gouverné par le régime Estado Novo, fondé par Salazar. Le statut de José Adelino Barceló de Carvalho de star athlétique portugaise lui permit alors de jouir d'une liberté de mouvement rare, dont il se servait pour transporter des messages entre les combattants exilés pro-indépendantistes africains et les compatriotes encore en Angola. Il choisit alors le pseudonyme de Bonga Kuenda (celui qui se lève et qui marche) pour cette activité clandestine. Comme le mouvement pour l'indépendance prenait de l'ampleur, le régime portugais et la P.I.D.E. (sa police politique) se sont rendu compte que José Barceló de Carvalho et Bonga Kuenda étaient le même homme. Contraint à l'exil à Rotterdam, il enregistre en 1972 son premier disque Angola 72, et adopte définitivement le nom de Bonga[2]. Un mandat d'arrestation a été émis Angola pour les paroles séditieuses de l'album, le forçant à se déplacer entre l'Allemagne, la Belgique et la France jusqu'à l'indépendance de l'Angola en 1975, provoquée par les événements de la Révolution des Œillets. Pendant qu'il vivait en Europe, Bonga a rencontré d'autres musiciens lusophones. Sa musique, le semba, se nourrit de sons africains, cap-verdiens, brésiliens[3].

Après l'indépendance de l'Angola, Bonga a vécu pendant quelque temps à Paris et en Angola avant d'établir sa résidence principale à Lisbonne. Du fait que la vie post-coloniale en Angola s'est désintégrée dans la corruption, la misère, la brutalité, ainsi que dans une guerre civile interminable et sanglante, Bonga est resté très critique envers les dirigeants politiques de tous bords. Il reste farouchement dévoué à l'idéal de non-violence, disant simplement : « Nous devons vivre sans nuire à autrui »[4].

Du fait de cette histoire personnelle, sa musique et ses textes expriment souvent l'exil. Bonga a chanté en 1974 une version de « Sodade » bien avant que celle-ci ne soit popularisée par le chant de Cesária Évora[5].

En 2016, à 74 ans, Bonga publie son trente-et-unième album Recados de Fora (Messages d'ailleurs) qui présente plusieurs chansons inédites dont Tonokenu, ainsi qu'une reprise de Sodade Meu Bem Sodade du compositeur brésilien Zé do Norte (déjà chanté par Maria Bethânia ou Nazaré Pereira) et une autre, Odji Maguado du compositeur capverdien B. Leza, que Cesária Évora avait déjà gravée en 1990 sur son album Destino di Belita.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

  • Angola 72 (1972, 1997)
  • Angola 74 (1974, 1997)
  • Raízes (1975)
  • Angola 76 (1976)
  • Racines (1978)
  • Kandandu (1980)
  • Kualuka Kuetu (1983)
  • Marika (1984)
  • Sentimento (1985)
  • Massemba (1987)
  • Reflexão (1988)
  • Malembe Malembe (1989)
  • Diaka (1990)
  • Jingonça (1991)
  • Pax Em Angola (1991)
  • Gerações (1992)
  • Mutamba (1993)
  • Tropicalíssimo (1993)
  • Traditional Angolan Music (1993)
  • Fogo na Kanjica (1994)
  • O Homem do Saco (1995)
  • Preto e Branco (1996)
  • Roça de Jindungo (1997)
  • Dendém de Açúcar (1998)
  • Falar de Assim (1999)
  • Semba N'Gola (2000)
  • Mulemba Xangola (2001)
  • Kaxexe (2004)
  • Maiorais (2006)
  • Bairro (2008)
  • Hora Kota (2011)
  • Recados de Fora (2016)[6]

Compilations[modifier | modifier le code]

  • Paz em Angola (1991)
  • Katendu (1993)
  • 20 Sucessos de Ouro (1995)
  • O'Melhor De Bonga (2001)
  • Best Of Bonga (2009)

Live[modifier | modifier le code]

Duos[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « L'angolais Bonga tient la distance », sur Libération.fr,
  2. « Bonga la voix rauque de la décolonisation », sur Lemonde.fr,
  3. « Bonga, A Propos », sur bongakuenda.com
  4. « Bonga. Saudades dos velhos, dos sabores e do cheiro a mato », sur Diario de Noticias,
  5. Angola 74, 1974, Sodade, premier titre de l'album
  6. « Discographie », sur bongakuenda.com

Lien externe[modifier | modifier le code]

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