Bonga (musicien)

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Bonga
Nom de naissance José Adelino Barceló de Carvalho
Naissance (76 ans)
Kipiri, Drapeau de l'Angola Angola
Activité principale Chanteur
Genre musical Musiques du monde, Semba
Instruments voix, dikanza, congas
Années actives Depuis 1972
Labels Lusafrica
Site officiel http://www.bongakuenda.com/

Bonga, de son vrai nom José Adelino Barceló de Carvalho, est un chanteur angolais né le 5 septembre 1942 à Kipiri en Angola[1].

Il compte plus d'une trentaine d'albums à son actif, dans lesquels il chante en portugais comme en angolais traditionnel. Ses morceaux sont un mélange de musique populaire portugaise, de semba, kizomba agrémenté d'éléments africains, cap-verdiens, brésiliens[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

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José Adelino Barceló de Carvalho naît dans la province de Bengo, en Angola, une des colonies africaines du Portugal à l'époque. Il quitte l'Angola à l'âge de 23 ans afin de devenir athlète ; en 1968, il bat le record du 400 mètres portugais[3].

Le Portugal est alors gouverné par le régime dictatorial du Estado Novo, fondé par Salazar en 1933. José Adelino Barceló de Carvalho est un fervent partisan de l'indépendance ; son statut de star de l'athlétisme portugais lui permet de jouir d'une liberté de mouvement rare, dont il se sert pour transporter des messages entre les combattants exilés pro-indépendantistes africains et les compatriotes encore en Angola. Il choisit alors le pseudonyme de Bonga Kuenda (« Celui qui se lève et qui marche ») pour cette activité clandestine.

Comme le mouvement pour l'indépendance prend de l'ampleur, le régime portugais et la PIDE (sa police politique) se rendent compte que José Barceló de Carvalho et Bonga Kuenda sont le même homme. Contraint à l'exil à Rotterdam, il enregistre en 1972 son premier disque, Angola 72, et adopte définitivement le nom de Bonga[4]. Il abandonne l’athlétisme, se concentrant alors uniquement une carrière de chanteur initiée à l'âge de 15 ans, et devient rapidement connu dans son pays d'origine, ainsi qu'au Portugal. Un mandat d'arrêt est émis par l'Angola en raison des paroles séditieuses de l'album, forçant Bonga à se déplacer entre l'Allemagne, la Belgique et la France jusqu'à l'indépendance de l'Angola en 1975, provoquée par les événements de la Révolution des Œillets. Pendant qu'il vit en Europe, Bonga rencontre d'autres musiciens lusophones.

Après l'indépendance de l'Angola, Bonga vit pendant quelque temps à Paris et en Angola avant d'établir sa résidence principale à Lisbonne ; il est alors un chanteur à succès auprès des immigrants des anciennes colonies portugaises, ainsi qu'auprès des Portugais d'origine européenne ou africaine[réf. nécessaire]. En raison de son histoire personnelle, sa musique et ses textes expriment souvent l'exil ; ainsi, sur son album Angola 74 (1974), Bonga a interprété une version de « Sodade » bien avant que celle-ci ne soit popularisée par la chanteuse cap-verdienne Cesária Évora[3].

Du fait que la vie post-coloniale en Angola s'est désintégrée dans la corruption, la misère, la brutalité, ainsi que dans une guerre civile interminable et sanglante, Bonga est resté très critique envers les dirigeants politiques de tous bords. Il reste farouchement dévoué à l'idéal de non-violence, affirmant simplement : « Nous devons vivre sans nuire à autrui »[5].

En 2016, à 74 ans, Bonga publie son trente-et-unième album, Recados de Fora (Messages d'ailleurs), qui présente plusieurs chansons inédites, dont « Tonokenu », ainsi qu'une reprise de « Sodade Meu Bem Sodade », du compositeur brésilien Zé do Norte (déjà interprétée par Maria Bethânia ou Nazaré Pereira) et une autre, « Odji Maguado », du compositeur cap-verdien B. Leza, que Cesária Évora avait déjà enregistrée en 1990 sur son album Destino di Belita.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

  • Angola 72 (1972, 1997)
  • Angola 74 (1974, 1997)
  • Raízes (1975)
  • Angola 76 (1976)
  • Racines (1978)
  • Kandandu (1980)
  • Kualuka Kuetu (1983)
  • Marika (1984)
  • Sentimento (1985)
  • Massemba (1987)
  • Reflexão (1988)
  • Malembe Malembe (1989)
  • Diaka (1990)
  • Jingonça (1991)
  • Pax Em Angola (1991)
  • Gerações (1992)
  • Mutamba (1993)
  • Tropicalíssimo (1993)
  • Traditional Angolan Music (1993)
  • Fogo na Kanjica (1994)
  • O Homem do Saco (1995)
  • Preto e Branco (1996)
  • Roça de Jindungo (1997)
  • Dendém de Açúcar (1998)
  • Falar de Assim (1999)
  • Semba N'Gola (2000)
  • Mulemba Xangola (2001)
  • Kaxexe (2004)
  • Maiorais (2006)
  • Bairro (2008)
  • Hora Kota (2011)
  • Recados de Fora (2016)[6]

Compilations[modifier | modifier le code]

  • Paz em Angola (1991)
  • Katendu (1993)
  • 20 Sucessos de Ouro (1995)
  • O'Melhor De Bonga (2001)
  • Best Of Bonga (2009)

Live[modifier | modifier le code]

Duos[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « L'angolais Bonga tient la distance », sur Libération.fr,
  2. « Bonga, A Propos », sur bongakuenda.com
  3. a et b Yves Jaeglé, « Bonga, précurseur de Cesaria Evora », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  4. « Bonga la voix rauque de la décolonisation », sur Lemonde.fr,
  5. « Bonga. Saudades dos velhos, dos sabores e do cheiro a mato », sur Diario de Noticias,
  6. « Discographie », sur bongakuenda.com

Lien externe[modifier | modifier le code]

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