Kizomba

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Kizomba
Description de l'image 20161221-IMG 0058.jpg.
Origines stylistiques semba, zouk
Origines culturelles Angola
Instruments typiques Guitares, percussions, batterie, synthétiseur
Scènes régionales Angola, Cap-Vert, pays lusophones...

Genres dérivés

Tarraxinha, Modern Kiz, Urban Kiz

Le kizomba est un genre musical et la kizomba une danse africaine, originaire de l'Angola, qui est devenue populaire en Europe et dans le Monde.

Le mot kizomba veut dire « fête » en kimbundu[1], une des principales langues parlées en Angola, avant la colonisation Portugaise (~1482).

Il s'est d'abord répandu dans les pays lusophones, puis dans les pays européens, et ensuite dans des pays non-européens comme les États-Unis et l'Australie.

Bien que nés en Angola, le genre musical kizomba et la danse qui l'accompagne se sont développés dans l'ensemble des pays d'Afrique lusophones (Guinée-Bissau, Cap-Vert, Mozambique, Sao Tomé, etc.). Cela a engendré la naissance de styles très caractéristiques de certaines zones géographiques, tant en ce qui concerne la musique que la danse.

La kizomba, en tant que musique et danse de salon, a commencé à fortement pénétrer l'Europe en 2008, en commençant par le Portugal, précurseur depuis 1988 environ.

Historique[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, le terme kizomba est utilisé à tort pour désigner toutes les danses "dérivées", ainsi que toutes les musiques "dérivées".

LA MUSIQUE et LA DANSE :

  • la Kizomba (musique), née en 1980, est un mélange de semba (Angola), de kompa (Haïti-1955) et de zouk (Antilles-1979).

La kizomba (danse) est du semba (danse) adapté et modifié pour cette nouvelle musique moderne.

  • Le ghetto zouk (musique), né en 1998, est un mélange de Coladeira (Cap-Vert), de RNB et de Zouk.

La kizomba Moderne (danse) à la base kizomba, adaptée et modifiée pour cette nouvelle musique.

  • Les musiques Moombahton, Zouk bass, l'électro-Tarraxa et/ou Tarraxo ont été utilisées pour créer l'Urban Kiz.

L'Urban Kiz a utilisé certains pas basiques de kizomba et de Kizomba Moderne, et les a adapté et modifié pour danser sur ces musiques.

  • La danse Kizomba (au sens strict) se caractérise par sa sensualité et sa position fermée.

Pour les deux partenaires, le tronc demeure fixe et néanmoins souple, chacun sur ces appuis. La différence avec le Semba reste le cadre de danse qui servira de guidage pour la femme, et les mouvements du bassin "en huit".

  • La danse kizomba moderne se caractérise par sa douceur, position fermée.

Pour l'homme, le tronc demeure fixe et néanmoins souple, alors que pour la femme elle, doit être en déséquilibre avant, posée buste contre buste pour être guidée, tandis que les bas du corps sont beaucoup plus énergiques.

  • La danse urban kiz se caractérise par son énergie robotique néanmoins très technique.

Le mot Urban représente la musique lié au RnB (Ghetto-Zouk), et le terme Kiz montre simplement qu'il a été influencé par la Kizomba. La principale différence est que les danseurs gardent généralement plus de distance entre eux et n'ont pas forcément une connexion poitrine contre poitrine, ce qui est le cas de la Kizomaba. Pour les deux partenaires, le tronc demeure fixe, le corps inflexible, tout en étant léger, les jambes sont tendues et l'énergie est différente : on demande aux suiveurs de gainer. La musique urbaine est également plus lente, mais la danse comporte de nombreux changements de rythmes dynamiques, avec des accélérations, des pauses et des transitions plus ou moins lentes, suivant le tempo. L'urban kiz se caractérise aussi par les mouvements de feinte des jambes des hommes ou encore les contre-temps. L'urban kiz introduit aussi la tarraxinha, similaire à l'urban kiz, mais qui a néanmoins une différence notable : la tarraxinha se caractérise par des mouvements de blocage des parties du corps.

En revanche, la danse semba à l'origine, correspondant à la musique semba, peut être plus rapide et se caractérise par des déplacements plus rapides en semba social, et plus énergiques en démonstration pour le Semba Show.

En résumé,

  • La musique : depuis 1947, le semba était la musique moderne populaire de l’Angola. Les danseurs de semba se sont mis à élaborer de nombreuses figures et à jouer sur leurs appuis en harmonie avec la construction musicale et avec leur partenaire.

La génération suivante a découvert la musique zouk dans les années 1980, avec la tournée du groupe antillais Kassav', en Angola et ailleurs. Les musiciens ont alors commencé à faire évoluer le rythme du semba vers une musique plus lente, généralement très romantique, qui ressemble par sa rythmique à la musique zouk[2]

  • La danse : la kizomba adapte les mouvements du semba à ce genre musical de plus en plus populaire dans les années 1980, mais avec une position plus fermée, plus près du corps, torse contre torse et plus lente.

Au fil du temps et des cultures du monde, les danseurs développent petit à petit de nouveaux mouvements typiquement Kizomba, sur des musiques différentes, et créent de nouveaux engouements.

Variantes (côté danse)[modifier | modifier le code]

Bien que phénomènes très peu répandus, la raggakiz (mélange de kizomba et danse ragga)[3], la bachakiz (pas de base de la bachata avec des mouvements de kizomba), ou encore le TangoKiz, existent également.

Il existe également la tarraxinha et/ou tarraxa, qui comprend beaucoup de mouvements de bassin pour la partenaire, sans déplacements.

Artistes[modifier | modifier le code]

  • Semba et kizomba : David Ze, Urbano de Castro, Os Kiezos, Jovens do Prenda, Bonga Kuenda, Mamukueno, Eduardo Paim (SOS), Paulo Flores, Ruca Van-Dunem, As Gingas, Lulas da Paixão, Dom Caetano, Yuri de Cunha. Euclides da Lomba, Yola Semedo (Impactus 4), Jacinto Tchipa, Moniz et Beto de Almeida, Os Versateis, Mamborro, Nany, Lurdes Van-Dunem, Clara Monteiro, Bagão, Antonio Paulino, Jivago, Calo Pascoal (Quebra Galho), Ary, Perola, Yola Araujo(As Melomanias), Betomax, Celma Ribas, Matias Damasio, Rei Helder, Puto Portugues, Irmãos Verdades, Ze do Pau, Don Kikas, André et Ruy Mingas, Calabeto, Carlos Burity, Liceu Vieira Dias, NˈSexy Love, Kyaku Kyadaff, Kristo, Konde Martins, Livongh,Eddy Tussa, Maya Cool, Philippe Mateo…
  • Ghetto Zouk : Anselmo Ralph, Nelson Freitas, Kaysha, C4 Pedro, Mika Mendes, Atim, Dynamo, G-Amado, Heavy C., Loony Johnson, Eddu, Ricky Boy, Djodje, Elizio, Heavy H, Caboman Barbosa
  • Cabo love (et autre à classer) : Suzanna Lubrano, Philip Monteiro, Gama, Gil Semedo, Tó Semedo, Beto Dias, Paulo Tavares, Marcia, Gylito, Kido Semedo, Nhelas, Roger, Alcides&Vanir, Rome, Juceila Cardoso, Denis Graça, Charbel, …

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Histoire de la Kizomba - Kizombalove », sur www.kizombalove.com (consulté le 20 novembre 2015)
  2. « #12-Asi se goza #4 : La Kizomba, activateur de plaisir ! », Fauteuses de trouble,‎ (lire en ligne, consulté le 12 décembre 2016)
  3. Abdoulayé, fondateur de la raggakiz

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Mais Kizomba, une communauté web YouTube, autour de la musique Ghetto Zouk, pour la danse Modern Kiz.
  • CaboRadio une communauté capverdienne du web autour de la musique kizomba, Coladeira,Cubana, Afrobeat