Body positive

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Le body positive est un mouvement social en faveur de l'acceptation et l'appréciation de tous les types de corps humains[1],[2]. Il encourage la diversité et l'estime de soi en soutenant que la beauté est une construction sociale qui dépend des cultures et défie les stéréotypes et définitions normatives partagés par les médias[1],[3]. Connie Sobczak et Elizabeth Scott sont les pionnières du mouvement créé en aux États-Unis qui s'est grandement propagé depuis grâce à la création de sites web en faveur de celui-ci ou des réseaux sociaux[4]. Le mouvement est principalement soutenu par des militantes et découle du mouvement d'acceptation des personnes obèses[5],[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1996, l'organisation The Body Positive est créée par Connie Sobczak et Elizabeth Scott suite à la mort de la sœur de Connie qui a développé des troubles de l'alimentation durant son adolescence[7],[8]. L'organisation a pour mission d'aider les gens à avoir une meilleure image d'eux-mêmes et de les aider à se concentrer sur des sujets plus importants que des normes de beautés grâce à des ateliers, formations ou encore des ressources disponibles en ligne[8].

Idées du mouvement[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

En , The Obesity Society (en), une société scientifique vouée à l'étude de l'obésité et de ses traitements, publie un rapport indiquant que la normalisation des grandes tailles de vêtements nuirait à la perception de l'obésité en Angleterre, car le nombre de personnes présentant une surcharge pondérale qui perçoivent mal leur poids serait en augmentation[9]. Aussi, ces personnes seraient moins susceptibles d'essayer de perdre du poids que les autres personnes qui sont conscientes de leur situation[9].

D'autres critiques estiment que le mouvement a perdu en légitimité depuis sa réappropriation par des personnes ayant un physique ne les exposant pas à une oppression car perçu comme «parfait». Ainsi, le contenu estampilé «bodypositive» s'éloignerait de plus en plus de son objectif, se démarquant de moins en moins du tout-venant et devenant tout aussi générateur de complexes physiques de ce dernier. L'objectif serait d'entretenir les complexes physiques par intérêt financier[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Body positive movement: Consumerist revolution? », Science Daily,‎ (lire en ligne, consulté le 4 octobre 2018)
  2. (en-US) « The Most Body-Positive, Size-Inclusive Clothing Company For Plus-Size Women Is SmartGlamour and You Should Know Their Name! », sur Huffington Post, (consulté le 4 octobre 2018)
  3. (en-US) Alanna Vagianos, « This Body-Positive Campaign Is Empowering Women To #DropTheTowel », Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le 4 octobre 2018)
  4. (en) Alexandra Sastre, « Towards a Radical Body Positive », Feminist Media Studies, vol. 14, no 6,‎ , p. 929–943 (ISSN 1468-0777 et 1471-5902, DOI 10.1080/14680777.2014.883420, lire en ligne, consulté le 4 octobre 2018)
  5. Anne-Charlotte Husson, « Les mots agonistiques des nouveaux discours féministes : l’exemple de grossophobie et cissexisme », Argumentation et analyse du discours, no 18,‎ (ISSN 1565-8961, DOI 10.4000/aad.2317, lire en ligne, consulté le 4 octobre 2018)
  6. (en) Lux Alptraum, « A Short History of ‘Body Positivity’ », sur Fusion,
  7. Clémentine Gallot, « Body positive : quand l’amour propre prend corps », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 4 octobre 2018)
  8. a et b « About The Body Positive », sur www.thebodypositive.org (consulté le 4 octobre 2018)
  9. a et b (en) Raya Muttarak, « Normalization of Plus Size and the Danger of Unseen Overweight and Obesity in England », Obesity, vol. 26, no 7,‎ , p. 1125–1129 (ISSN 1930-7381, PMID 29932517, PMCID PMC6032838, DOI 10.1002/oby.22204, lire en ligne, consulté le 4 octobre 2018)
  10. « Peut-on être body positive quand on est Kim Kardashian ? », madmoiZelle.com,‎ (lire en ligne, consulté le 4 novembre 2018)