Biche de Bere

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Biche de Bere était une maison de prêt-à-porter et de bijoux française, fondée en 1993 et disparue en 2007, basée à Châteaubriant.

Historique[modifier | modifier le code]

L'entreprise est fondée en 1993 par Nelly Biche, née le 5 décembre 1964 à Nantes. Designer diplômée de l'École supérieure de design industriel de Paris et du Pratt Institute de New York, ayant exposé dans des musées parisiens et new yorkais, elle est designer industriel à New York pendant sept ans, avant de lancer sa commercialisation de ses propres bijoux[1].

Grâce à leurs prix et leur originalités, les créations rencontrent rapidement le succès, et Biche de Bere ouvre plusieurs magasins à Paris (rue de Rennes), Nantes, Nice, puis aux États-Unis (New York et Los Angeles). Pour alimenter ses premiers magasins, l'entreprise ouvre une usine en 1994 à Châteaubriant, dont Nelly Biche est originaire. L'enseigne compte jusqu'à 34 magasins en France, et 46 à l'étranger, et complète son offre avec une ligne de vêtements féminins en 1999, produit à Villeurbanne[2].

Sur le plan social, la société acquiert rapidement une réputation exécrable en raison, notamment, de ses retards répétés dans le versement des salaires, de techniques managériales humiliantes, d'un renouvellement frénétique du personnel ainsi que de nombreux procès perdus devant le conseil des Prud'hommes[3],[4],[5].

Soumise à des difficultés financières à partir de 2006 du fait d'une mauvaise gestion, la société employant 180 salariés, est placée en redressement judiciaire en avril 2007, puis mise en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Nantes avec cessation immédiate de l'activité au mois de novembre suivant[2],[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Biche, Nelly », Who's Who in France, 2008
  2. a et b J.-P.B., « Biche de Bere : le crash », Presse-Océan,‎ (consulté le 3 septembre 2012)
  3. « EMPLOI : Le catalogue. L'envers des photos. Biche de Bère malmène ses vendeuses-mannequins. », Libération,‎ (consulté le 3 septembre 2012) : « 'Je n'ai jamais rencontré une société aussi inhumaine', accuse Corinne, licenciée il y a un an et demi. »
  4. « Arrêt 07/02242 », France Globe 24h,‎ (consulté le 3 septembre 2012)
  5. Gaël Hautemulle, « Après la liquidation, les élus unanimes », Ouest-France,‎
  6. Frédéric Girou, « Biche de Bere : c'était leur dernière vente », Ouest-France,‎ (consulté le 3 septembre 2012)

Articles connexes[modifier | modifier le code]