Biche de Bere

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Biche de Bere
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Type
Forme juridique
SA à conseil d'administration (S.A.I.)Voir et modifier les données sur Wikidata
Domaines d'activité
Industrie joaillière, prêt-à-porter, autres commerces de détail spécialisés diversVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège
Pays
Organisation
Effectif
Environ 200 (environ )Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateur
Nelly Biche (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Chiffre d'affaires
8 000 000 d’euros ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Produits
Bijou fantaisie, vêtement féminin (d), accessoire de modeVoir et modifier les données sur Wikidata
Identifiants
SIREN
SIRET
TVA européenne

Biche de Bere était une maison de prêt-à-porter et de bijoux française, fondée en 1993 et disparue en 2007, basée à Châteaubriant.

Historique[modifier | modifier le code]

L'entreprise est fondée en 1993 par Nelly Biche, née le 5 décembre 1964 à Nantes. Designer diplômée de l'École supérieure de design industriel de Paris[1] et du Pratt Institute de New York, ayant exposé dans des musées parisiens et new yorkais, elle est designer industriel à New York pendant sept ans, avant de lancer sa commercialisation de ses propres bijoux[2].

Grâce à leurs prix et leur originalité, les bijoux fantaisie rencontrent rapidement le succès entre 1993 et 1996[3], et Biche de Bere ouvre plusieurs magasins à Paris (le premier ouvre rue de Rennes[1]), Nantes, Nice, puis aux États-Unis (New York et Los Angeles). Pour alimenter ses premiers magasins, l'entreprise ouvre une usine en 1994 à Châteaubriant, dont Nelly Biche est originaire, investissement qui représente 6,8 millions de francs et qui bénéficie de certaines subventions ; l'usine compte une quarantaine d'employés[1]. En 1998, la société connaît des difficultés de trésorerie[3] et elle est placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Nantes[4] puis son plan de continuation est avalisé[3]. Par la suite, sous la co-direction de Christophe Chais, la gamme s'étend aux accessoires et au prêt-à-porter[3]. L'enseigne compte jusqu'à 34 magasins en France, et 46 à l'étranger, et complète son offre avec une ligne de vêtements féminins en 1999, produit à Villeurbanne[5]. En 1999, la société fait poser ses employés comme mannequins pour le catalogue de printemps[6]. En 2005, la marque implante une troisième usine à Shanghaï ; les effectifs atteignent 110 salariés[7]. Après les bijoux et le prêt-à-porter féminin, la gamme développe le secteur de l'enfant, le linge de maison et la robe de mariée en 2006 ; la même année, la société compte au total 300 personnes, 35 points de vente en propre et un résultat à l'équilibre[8].

Sur le plan social, la société fait l'objet de nombreuses critiques en raison, notamment, de ses retards répétés dans le versement des salaires, de techniques managériales humiliantes, d'un renouvellement frénétique du personnel ainsi que de multiples procès perdus devant le conseil des Prud'hommes[9],[10],[11].

Soumise à des difficultés financières à partir de 2006 du fait d'une mauvaise gestion, la société employant 180 salariés, est placée en redressement judiciaire en avril 2007, puis mise en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Nantes avec cessation immédiate de l'activité au mois de novembre suivant[5],[12]. Le passif de la société s'élève à 7 ou 10 millions d'euros[13].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Michèle Cohen-Chabaud, « Bijoux Biche de Bere : le rythme allègre de la création », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  2. « Biche, Nelly », Who's Who in France, 2008
  3. a b c et d Bénédicte Epinay, « La société Biche de Bère se lance dans le prêt-à-porter », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  4. Philippe Dossal, « Biche De Bere sous observation », La Tribune,‎ .
  5. a et b J.-P.B., « Biche de Bere : le crash », Presse-Océan, (consulté le )
  6. « L'histoire. Salariés mannequins », Libération,‎ (lire en ligne).
  7. « Biche de Bere s'implante en Asie. Cinquante salariés dans l'usine implantée à Shanghaï », Ouest-France,‎ .
  8. Fabienne Proux, « Biche de Bere marie fantaisie et prêt-à-porter », La Tribune,‎ .
  9. « EMPLOI : Le catalogue. L'envers des photos. Biche de Bère malmène ses vendeuses-mannequins. », Libération, (consulté le ) : « 'Je n'ai jamais rencontré une société aussi inhumaine', accuse Corinne, licenciée il y a un an et demi. »
  10. « Arrêt 07/02242 », France Globe 24h, (consulté le )
  11. Gaël Hautemulle, « Après la liquidation, les élus unanimes », Ouest-France,‎ .
  12. Frédéric Girou, « Biche de Bere : c'était leur dernière vente », Ouest-France, (consulté le )
  13. « Biche de Bere. Autopsie d'un échec industriel annoncé », Le Télégramme,‎ (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]