Berme

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La berme d’une route est la partie non roulable de l’accotement d’une route[1].

Lorsque l'accotement est entièrement enherbé, la berme correspond à l'accotement
La berme est ici la partie non stabilisée de l'accotement

Terminologie[modifier | modifier le code]

Dans le langage courant, la berme est souvent simplement appelée accotement. Si cette appellation est appropriée lorsqu’il n’y a pas de bande dérasée, elle l’est moins lorsqu’une partie de l’accotement est stabilisée.

En Belgique, la berme est dénommée terre-plein latéral ou accotement non stabilisé, et correspond à la partie de la plate-forme située en dehors des chaussées et des zones d'immobilisation[2].

Fonction[modifier | modifier le code]

Outre sa fonction normale de transition entre les structures stabilisées de la route et les talus ou cunettes, la berme :

  • participe aux dégagements visuels, à condition toutefois qu’elle soit bien entretenue et que l’herbe ne constitue pas un masque pour les automobilistes ;
  • supporte certains panneaux de signalisation et les dispositifs de retenue lorsque la berme borde un talus susceptible d’être dangereux pour les automobilistes ;
  • constitue un élément de corridor biologique (trame verte) pour des taxons de petites tailles. L'inventaire des végétaux ou d'invertébrés dans ce type d'habitat est relativement connu en revanche, beaucoup moins pour les petits mammifères. La berme de l'avenue de Provence à Lausanne par exemple suffit à maintenir des populations stables, et relativement protégées de la prédation de micromammifères[3].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Lorsque la berme est raccordée au talus par un arrondi (doucine), elle est limitée par la projection verticale de l'intersection des tangentes.

Sur autoroute et en France, la largeur de la berme est de 1 mètre minimum. Mais celle-ci dépend surtout de l’espace nécessaire au fonctionnement du type de barrière de sécurité à mettre en place. Elle peut aussi être intégrée à un dispositif d’assainissement dont la pente ne dépasse pas 25 %[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire de l’Entretien routier – Observatoire national de la Route – Ministère de l’Equipement, du Logement, des Transports et du Tourisme – 1996 – France
  2. Voir la définition d’un terre-plein en Belgique sur le site de la direction générale des routes et autoroutes de Belgique
  3. Y.Saïah, 2013 - Etude des petits mammifères dans le tissu urbain de Lausanne : http://www.auguste-piccard.ch/pages/TM-PDF/TM2013/TM2013Saiah.pdf
  4. ICTAAL – Instruction sur les conditions techniques d’aménagement des autoroutes de liaison – Circulaire du 12 décembre 2000 – SETRA – France