Belle Paule

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Belle Paule
La Belle Paule - Henri Rachou.png
Naissance
Décès

Paule de Viguier, dite la Belle Paule (1518-1610), était une dame toulousaine du XVIe siècle connue pour sa beauté, immortalisée par un tableau d'Henri Rachou dans la Salle des Illustres du Capitole.

La légende[modifier | modifier le code]

Lors de l'entrée à Toulouse de François Ier en 1533, les Capitouls organisèrent de grandes et coûteuses festivités. Pour remettre les clefs de la ville, une jeune fille de quinze ans, nommée Paule de Viguier, fut choisie. Cette jeune et belle fille plut tellement à Francois Ier qu'il la surnomma La Belle Paule[1].

Le peuple toulousain fut saisi également par la beauté de l'adolescente à un tel point qu'au départ du roi, des troubles apparurent et les Capitouls obligèrent la Belle Paule à apparaître à sa fenêtre deux fois par semaine.

À sa mort, elle fut inhumée dans le caveau de l’église des Cordeliers de Toulouse, qui avait la réputation de conserver les corps sans corruption et qui fut longtemps l'objet de visites. Décédée, la Belle Paule ne semble pas avoir suscité le même enthousiasme que de son vivant. En effet, les femmes n’avaient pas le droit de pénétrer dans le caveau (du moins de leur vivant). Comme des dames désiraient vivement voir le corps de la Belle Paule, elles obtinrent que le cadavre soit remonté à l’extérieur, ce qui fut fait, mais à l’instant où le corps vit la lumière du jour, la peau et la chair tombèrent immédiatement en poussière, ne laissant qu’un squelette[2].

Son surnom serait à l'origine du nom La Belle Poule attribué à plusieurs navires.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les navires nommés en son honneur, voir Belle Poule.

Le tableau[modifier | modifier le code]

La Belle Paule à sa fenêtre a été immortalisée dans le tableau La Belle Paule d'Henri Rachou qui se trouve dans la Salle des Illustres du Capitole.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « La Belle Paule », entre romantisme et vérité historique Site des hôpitaux de Toulouse]
  2. Alphonse Brémond, Notice historique (sur le couvent des Cordeliers de Toulouse), Toulouse, Imp. Rives et Privat, sd (ap. 1871) Bibliothèque numérique

Sources[modifier | modifier le code]