Bataillon des canonniers sédentaires de Lille

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Bataillon des canonniers sédentaires de Lille
Image illustrative de l’article Bataillon des canonniers sédentaires de Lille
Canonniers sédentaires de Lille en 1860

Création 1483-1790 et depuis 1803
Pays Drapeau de la France France
Branche Artillerie
Type Bataillon
Garnison Lille
Ancienne dénomination confrérie des canonniers et couleuvriniers, confrérie de sainte Barbe
Anniversaire Sainte Barbe
Guerres Guerre franco-autrichienne (1792)
Guerre de 1870
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles siège de Lille (1667), siège de Lille (1708), siège de Lille (1792), siège de Lille (1870)

Le bataillon des canonniers sédentaires de Lille est une unité de l’armée française. Il est l'unique descendant des confréries militaires en France, et l'un des plus anciens corps d'artillerie d'Europe.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Créée le 2 mai 1483, la « confrérie des canonniers et couleuvriniers » de Lille est alors appelée confrérie de sainte Barbe. Elle participe dès lors à la défense de la ville avec les armes de l'artillerie. Ainsi, lorsque Louis XIV fait le siège de la ville, les Canonniers le combattent. Pour récompenser leur courage, et leur habileté, Louis XIV leur garantit le maintien de leurs privilèges, et leur octroie deux canons d'honneur.

En 1708, les canonniers participent, aux côtés des troupes françaises, à la défense de la ville lors du siège de 1708. Le Canonnier maître charron Jacques Boutry s'illustre par son ingéniosité pour réparer la porte d'eau, charnière de la défense lilloise. Il est récompensé par le maréchal de Boufflers qui l'anoblit.

Le siège de 1792, est le fait d'armes plus marquant de l'histoire des Canonniers. La confrérie de Sainte-Barbe a été dissoute, mais les confrères se sont tous engagés volontaires et servent dans le même bataillon "Égalité". La résistance des Lillois est héroïque. Les Canonniers n'ont pas quitté les remparts de tout le siège, y compris le capitaine Charlemagne Ovigneur qui apprend que sa maison et ses ateliers brûlent, et que sa femme accouche la même nuit.

Napoléon Bonaparte rend hommage à cette résistance et c'est en tant que consul qu'il reforme un bataillon distinct de la garde nationale le 31 août 1803, le bataillon des canonniers sédentaires de Lille. Il leur offre deux canons Gribeauval, présentés au musée des canonniers, l'Hôtel qu'ils occupent toujours, et remet au capitaine Ovigneur, la Légion d'honneur.

Combats et batailles[modifier | modifier le code]

Guerre de 1870[modifier | modifier le code]

Cité à l'ordre de l'artillerie de la place pour sa défense de Lille durant la guerre de 1870, le bataillon est incorporé dans l'armée territoriale en 1875.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, les canonniers se battent à Boulogne et Dunkerque, Lille ayant été déclarée ville ouverte.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la drôle de guerre, les canonniers sont affectés à la défense anti-aérienne de la zone Lille-Roubaix-Tourcoing. Ils abattent plusieurs avions ennemis.

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1983, le bataillon est réorganisé en tant qu'unité de réserve, avant d'être reconnu comme corps de mobilisation de l'armée française en 1989. Depuis 1997, le bataillon est en attente de mission, mais il existe toujours et participe aux manifestations telles que le défilé du 14 juillet à Lille, ou les célébrations de sa sainte patronne sainte Barbe.

Faits d'armes portés sur l'étendard du bataillon[modifier | modifier le code]

L'étendard du bataillon

Devise[modifier | modifier le code]

Insigne[modifier | modifier le code]

Personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]