Aller au contenu

Musée des canonniers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Musée des Canonniers
L'entrée du musée, rue des Urbanistes, comporte l'inscription : « Canonniers créés le - Napoléon Ier, empereur, aux canonniers de Lille[1] ».
Informations générales
Type
Musée militaire (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Ouverture
1849
Site web
Collections
Collections
Objets d'histoire militaire : uniformes, fusils de 1777 à 1945, armes blanches, etc.
Localisation
Pays
France
Commune
Adresse
44, rue des Canonniers, 59000 Lille, France
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Localisation sur la carte du Nord
voir sur la carte du Nord
Localisation sur la carte de Lille
voir sur la carte de Lille

Le musée des Canonniers est un musée militaire situé à Lille, installé dans l'ancien couvent des Urbanistes. Il présente une collection d'objets relatifs à la Confrérie de Sainte-Barbe et à la défense de la ville de Lille.

Les canonniers sédentaires de Lille

[modifier | modifier le code]

Les confrères de Sainte-Barbe prêtent serment de défendre la ville de Lille le , et la « confrérie des canonniers et couleuvriniers » de Lille devient confrérie de Sainte-Barbe. Lorsque Louis XIV fait le siège de la ville, les Canonniers le combattent. Pour récompenser leur courage, et leur habileté, le Roi leur garantit le maintien de leurs privilèges.

Le siège de 1792 est le fait d'armes le plus marquant de l'histoire des Canonniers: alors que le corps, sous patronage religieux, a été dissout, les confrères s'engagent comme volontaires et offrent une résistance héroïque. Napoléon Bonaparte rend hommage à cette résistance et, en tant que consul, reforme un bataillon, distinct de la garde nationale, le : le bataillon des canonniers sédentaires de Lille.

Durant la Première Guerre mondiale, les canonniers se battent à Boulogne et Dunkerque. Ils se battent aussi durant la Seconde Guerre mondiale, affectés à la défense anti-aérienne de la zone Lille-Roubaix-Tourcoing. Le bataillon est dissout en mais son étendard participe toujours au défilé du à Lille, et aux célébrations de la Sainte Barbe.

De par sa longévité exceptionnelle, le corps des canonniers de Lille est étroitement associé à l'histoire de l'artillerie, comme en témoignent les collections du musée.

Histoire du musée

[modifier | modifier le code]

En 1538 les Canonniers achètent de leurs deniers une maison sise rue des Malades, aujourd'hui rue de Paris (angle de la rue Malpart)[2]; en 1793, la maison des Canonniers et ses collections, inventoriées, sont déclarées « biens nationaux », et vendus au profit de la République.

En 1803 Napoléon Bonaparte offre au bataillon deux canons Gribeauval et attribue aux Canonniers une « maison nationale », la Maison des Urbanistes (ancien Couvent des Urbanistes), siège du musée actuel.

Le général de Négrier est à l'origine de l'essor des collections du musée : blessé mortellement devant la barricades du Faubourg Saint Antoine le , il déclare: « Mon épée en souvenir aux Canonniers lillois »; les pièces de collection affluent ainsi au cours des années suivantes.

Le musée des Canonniers sédentaires de Lille est remis en activité une première fois le [3].

Collections du musée

[modifier | modifier le code]
La salle principale du musée.

Le musée conserve des objets relatifs à l'histoire militaire comme des uniformes, des fusils de 1777 à 1945, des armes blanches, deux pièces de canon exceptionnelles, les Gribeauval, don de Napoléon Bonaparte aux canonniers, mais aussi des témoignages de la vie quotidienne des canonniers, et des éléments retraçant l'histoire de la ville de Lille[4].

Manifestations

[modifier | modifier le code]

Le musée héberge des événements et organise des conférences.

  • Juin 2025 : exposition "Soutions, enfants de la patrie".

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Le musée des Canonniers, portail (Lille).
  2. Cet actuel 44 de la rue Pierre Mauroy s'effondre en novembre 2022, par vétusté.
  3. C. Dehorter-Duez, P. Duval-Brédart, Ch. Hivonnait, Les Canonniers sédentaires de Lille, Paris, Revue historique de l'armée, n°1, 1965, pp 5-14.
  4. Pierre Savaton, « La mesure de l’homme. Instruments et tests du musée d’histoire naturelle de Lille », Documents pour l'histoire des techniques, no 17, , p. 219–220 (ISSN 0417-8726 et 1775-4194, DOI 10.4000/dht.614, lire en ligne, consulté le )

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Auguste de Meunynck, La confrérie de Sainte-Barbe à Lille (1483-1792), Lille, G. Leleu, 1903. Accessible en texte intégral sur LillOnum.
  • C. Dehorter-Duez, P. Duval-Brédart, Ch. Hivonnait, Les Canonniers sédentaires de Lille, Paris, Revue historique de l'armée, n°1, 1965, pp 5-14.
  • Benoît Bremond, La symbolique du Bataillon des Canonniers Sédentaires de Lille : Insignes, fanion et étendard, Paris, Afnil, 2022.

Liens externes

[modifier | modifier le code]