Bataille de San Marino

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Bataille de monte Pulito
Bataille de San Marino
Description de cette image, également commentée ci-après
Nord de l'Italie en 1944 et progression des Alliés.
Informations générales
Date Du 17 septembre au 18 septembre 1944
Lieu San Marino
Issue Victoire alliée
Belligérants
Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemandDrapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Inde
Commandants
Drapeau : Allemagne ?Drapeau : Royaume-Uni Arthur Holworthy
Forces en présence
278e division d'infanterie4e division indienne
Pertes
274 tués323 tués

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Situation de Monte Pulito
Pancarte affichant la neutralité à Saint-Marin
Les troupes alliées à San Marino, septembre 1944

La Bataille de San Marino , Bataille de Saint-Marin ou Bataille de monte Pulito, est une péripétie de la phase offensive pendant la campagne d'Italie lancée par l'armée alliée afin de percer la ligne Gothique sur l'Adriatique afin de libérer Saint-Marin.

Contexte[modifier | modifier le code]

La République de Saint-Marin avait déclaré sa neutralité dans la guerre et était restée peu affectée par les événements en Europe jusqu'en 1944, quand les forces alliées débarquèrent en Italie du sud.

La ligne Gothique, position stratégique défensive allemande traversait la péninsule au sud de la frontière de Saint-Marin.

Dans le cadre de l'opération Olive, lancée à la fin août, l'attaque de la partie orientale de la ligne, visait à atteindre Rimini, passant juste à l'est de Saint-Marin, en laissant la petite république à l'écart des combats.

Le les Alliés ayant la conviction que l'armée allemande avait pris des positions sur le territoire, le pays est bombardé par la Royal Air Force, tuant 35 personnes[1].

En réponse aux mouvements alliés, les Allemands envoient une petite armée à Saint-Marin afin de préserver leurs lignes de communication et de placer des observateurs d'artillerie.

La bataille[modifier | modifier le code]

Après quelques jours, l'offensive alliée est stoppée au sud de Rimini par une forte résistance allemande et par des phénomènes météorologiques violents. Les forces britanniques et indiennes ont commencé se diriger vers la ligne de front proche de Saint-Marin.

Le 17 septembre la 4e Division indienne attaque les forces du 278e Division d'Infanterie, tenant deux collines à la frontière saint-marinaise ; après de violents combats pour prendre le contrôle des collines, la situation se stabilise le 19 septembre, et les forces alliées commencent à entrer dans la ville même de Saint-Marin qui est prise au cours de l'après-midi du 20 septembre. La 4e Division indienne quitte le pays le 21, laissant la ville sous le contrôle des forces de défense locales.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Après la capitulation allemande, les forces alliées sont restés à Saint-Marin pendant une courte période, puis ont repris leur action afin de libérer Rimini.

Les dommages de guerre[modifier | modifier le code]

En octobre 1945, après la fin de la guerre, le Gouvernement Saint-Marinais a présenté au gouvernement britannique une facture de 732 millions de lires pour la compensation de dommages de guerre, dont 500 millions de lires pour les dommages des combats de septembre et 20 millions de lires pour les coûts de l'occupation.

Le gouvernement britannique a rejeté cette demande, faisant valoir que, comme l'Allemagne avait violé la neutralité des Saint-Marin, avant que les troupes alliées soient entrées dans le pays, il n'était pas responsable ; Il a cependant fait une offre de paiement à titre gracieux de 26 000 £ pour le bombardement de juin. Ce chiffre a été porté finalement à 80 000 £[2].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Diplomatic papers, 1944 p.  290
  2. Statement by Edward Heath, Hansard, 7 juillet 1961. A statement giving the overall breakdown of the claim was given on 9 July 1952.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Harry Hoppe, Die 278. Infanterie-Division in Italien, 1944-1945, Bad Nauheim, Podzun,
  • (it) Luca Villa, Arrivano i Gurkha (Ayo Gurkhali!). Dall'Himalaya all'Emilia-Romagna: storia della Brigata nepalese al servizio della Gran Bretagna (1814-1945), Bologne, Il ponte, (ISBN 978-88-89465-19-6)
  • (it) Amedeo Montemaggi, Rimini S. Marino '44: la battaglia della linea gialla, San Marino, Arti grafiche Della Balda,
  • (it) Amedeo Montemaggi, San Marino nella bufera : 1943-44 : gli anni terribili, San Marino, Arti grafiche Della Balda,
  • (it) Amedeo Montemaggi, Linea Gotica 1944. La battaglia di Rimini e lo sbarco in Grecia decisivi per l'Europa sud-orientale e il Mediterraneo, Rimini, Museo dell'Aviazione,
  • (en) Gregory Blaxland, Alexander's Generals (the Italian Campaign 1944-1945), Londres, William Kimber & Co, (ISBN 0 7183 0386 5)
  • (en) anonyme, The Tiger triumphs : the story of three great divisions in Italy, Londres, H.M.S.O., , 212 p.
  • (fr) Wladyslaw Anders (général), Mémoires, 1939-1946, La Jeune Parque, Paris, 1948
  • (it) Gerhard Muhm, La tattica tedesca nella campagna d'Italia, Linea gotica avamposto dei Balcani, a cura di Amedeo Montemaggi - Edizioni Civitas, Roma 1993, [1][2]

Liens externes[modifier | modifier le code]