Barnabé Louis Paulin Depanis

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Philippe Louis Paulin Depanis
Naissance
à Toulouse
Décès (à 73 ans)
à Toulouse
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade (1841)
Années de service -
Commandement 16e, 64e, 32e et 9erégiment d'infanterie de ligne
Conflits Guerres napoléoniennes
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur (1813)
Croix de Saint-Louis (1826)
Officier de la Légion d'honneur (1831)

Philippe Louis Paulin Depanis, né à Toulouse le et décédé le dans la même ville, est un militaire français. Il prit part aux guerres napoléoniennes en Allemagne, Pologne et en Espagne entre 1806 et 1815. Il termine sa carrière militaire dans les années 1850 avec le grade de général de brigade.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études militaires[modifier | modifier le code]

Il naît à Toulouse le et il y fait toutes ses études[1].

Il entre ensuite au service en qualité d'élève de l'École spéciale militaire de Fontainebleau. Après la bataille d'Iéna, un ordre de Napoléon appelle deux cents élèves de cette École qu'il appelait sa poule aux œufs d'or, et Barnabé Depanis part en poste avec ses compagnons le et rejoint le quartier général impérial à Posen.

L'épopée napoléonienne[modifier | modifier le code]

Nommé-sous-lieutement au 16e régiment d'infanterie légère, il prend part à la bataille de Golymin le , et à la bataille d'Eylau, le . Son régiment y est presque détruit, et plus de quarante officiers y perdirent la vie; le jeune Depanis lui en est quitte pour une contusion, et il peut commander la compagnie après la mort du capitaine et du lieutenant. Il se battit encore à Friedland et fut témoin de l'entrevue de Tilsit.

En 1809, le 16e d'infanterie légère fait partie du 1er corps, et se trouve, le 10 novembre, à Espinosa devant 20 000 Espagnols retranchés sur une montagne. L'action est engagée et le 16e eut les honneurs de la journée; il gravit et enleva des positions inaccessibles et culbuta l'ennemi. Le 22 novembre, Barnabé Depanis est fait lieutenant sur le champ de bataille de Burgos.

Le 2 décembre, il perd 40 hommes de sa compagnie à la prise de Madrid. Puis ce sont l'embarquement des Anglais à la Corogne, la prise de Toro, de Zamora, l'occupation de Salamanque, l'assaut d'Alcantara dont le pont, défendu par vingt pièces de canon, est franchi avec une audace inouïe, la bataille de Talavera, autant d'actions éclatantes du 16e, et le lieutenant Depanis en revendique une bonne part.

Nommé adjudant-major le au blocus et sous le canon de Cadix, il soutient sa réputation aux batailles de Chiclana et d'Albuera, au combat de Calauas (), où, avec deux officiers et quinze dragons, il fait mettre bas les armes à trois compagnies d'infanterie, au siège de Tarifa et à la bataille de Vitoria où il est blessé.

Le , alors que Depanis est capitaine aide de camp du général Saint-Pol, le maréchal Soult le nomme chef de bataillon au 64e régiment d'infanterie de ligne. Un décret impérial du 25 novembre le nomme chevalier de la Légion d'honneur après six présentations antérieures.

Depanis assiste aux sanglants combats qui eurent lieu sur la Nive et l'Adour le 13 novembre, à la bataille de Saint-Pierre-d'Irube. Alors qu'il marche au pas de charge sur une batterie anglaise qui balayait la route lorsqu'un coup de feu lui traverse la poitrine et lui fracasse l'articulation supérieure du bras gauche. La première Restauration le laisse alors à la demi-solde. Pendant les Cent-Jours, il reprend le commandement de son bataillon. Ayant dix blessures ouvertes, il ne peut assister à la bataille de Waterloo, il doit se retirer derrière la Loire et fut de nouveau licencié.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Retiré à Toulouse dans sa famille, il y est persécuté comme bonapartiste et rappelé le comme major au 32e de ligne, il reçoit la croix de Saint-Louis, par rang d'ancienneté. Le , il est nommé lieutenant-colonel au 32e puis officier de la Légion d'honneur en 1831. Pendant l'insurrection de la Vendée en 1832, il commande les arrondissements d'Ancenis et de Châteaubriant, et s'y distingue par sa conduite.

Le , il est nommé colonel du 9e régiment d'infanterie de ligne, et le , il est promu au grade de général de brigade.

Il décède le , à Toulouse, à l'âge de 73 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Germain Sarrut Biographie des hommes du jour, industriels, conseillers d’État …, Volume 4, éd. H. Krabe, 1838

Source[modifier | modifier le code]