Asiatech

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Asiatech était une officine de développement de moteurs, connue pour son engagement en Formule 1.

Les moteurs Asiatech ont pris le départ de 33 Grands Prix en deux saisons de Formule 1 mais ils n'ont permis d'inscrire qu'un total de 3 points. Le meilleur résultat de ces moteurs est une cinquième place au Grand-Prix d'Australie 2002, obtenue par Mark Webber sur Minardi PS02, et la meilleure place sur la grille de départ est la treizième position de Jos Verstappen au Grand Prix du Canada 2001 sur Arrows A22

Historique[modifier | modifier le code]

Logo d'Asiatech
La Minardi PS02 à moteur Asiatech de 2002.

Asiatech est fondée par Hideo Morita en 2001 pour assurer le développement et la maintenance des anciens moteurs de Formule 1 Peugeot A20 qui propulsaient les Prost Grand Prix en 2000. Après la cessation d'activité de l'entreprise française en championnat du monde par manque de résultats dus au fait que le bloc A20 n'était pas réputé pour sa fiabilité et souffrait de problèmes de fissuration des blocs et de la culasse, Asiatech motorise les écuries Arrows en 2001 puis Scuderia Minardi en 2002.

Les moteurs Asiatech ont pris le départ de 33 Grands Prix en deux saisons de Formule 1 mais ils n'ont permis d'inscrire qu'un total de 3 points. Le meilleur résultat de ces moteurs est une cinquième place au Grand-Prix d'Australie 2002, obtenue par Mark Webber sur Minardi PS02, et la meilleure place sur la grille de dépard est la treizième position de Jos Verstappen au Grand Prix du Canada 2001 sur Arrows A22.

L'entreprise, faute de résultats et de moyens pour poursuivre le développement d'un moteur créé plusieurs années auparavant et ne pouvant plus rivaliser avec la concurrence, quitte la Formule 1 à la fin de la saison 2002 malgré un contrat de fourniture pour Arrows pour la saison 2003.

Le motoriste présente à Monza une monoplace aux couleurs d'Asiatech pour attirer des capitaux, sans résultat. Asiatech, dans un communiqué de presse du 5 novembre 2002, annonce sa décision de cesser son activité de motoriste et la fermeture de son établissement de Vélizy depuis la fin octobre[1]. Une grande partie du personnel de l’ancienne équipe de Peugeot Sport F1 est réintégrée dans les départements techniques du constructeur, certains chez Peugeot Sport et d'autres chez Renault Sport, Mecachrome, Toyota F1 Team et Citroën Sport.

La mise en liquidation judiciaire de la société est conclue mi-février 2003 par la vente aux enchères de l'ensemble du matériel subsistant, notamment plusieurs moteurs et des bancs d'essais de puissance[2],[3]. La société mère, Asia Motor Technologies France, est radiée le 18 novembre 2010[4].

Moteurs[modifier | modifier le code]

Asiatech 001[modifier | modifier le code]

  • Moteur conçu par Peugeot Sport sous le nom Peugeot A20.
  • Moteur engagé sous le nom Asiatech en 2001.
  • 10 cylindres en V à 72°.
  • Cylindrée : 2 998 cm3.
  • Régime moteur : 17 500 tr/min.
  • Puissance estimée : 800 ch.

Asiatech AT02[modifier | modifier le code]

  • Moteur engagé en 2002.
  • 10 cylindres en V à 72°.
  • Cylindrée : 2 998 cm3.
  • Régime moteur : 17 500 tr/min.
  • Puissance estimée : 800 ch.

Écuries ayant couru avec un moteur Asiatech[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Asiatech n'existe plus », sur http://radiocanada.ca,
  2. Étude Martin et Chausselat, Commissaires priseurs à Versailles, France
  3. (en) « Want to buy a third hand engine company? », sur www.grandprix.com,
  4. http://www.societe.com/societe/asia-motor-technologies-france-428705099.html