Antoine-Joseph Lanot

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Antoine-Joseph Lanot
Fonctions
Député de la Corrèze

(3 ans, 1 mois et 21 jours)
Gouvernement Convention nationale
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Tulle (Corrèze)
Date de décès (à 50 ans)
Lieu de décès Tulle (Corrèze)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Montagne
Profession Accusateur public
députés de la Corrèze

Antoine-Joseph Lanot, né le à Tulle et mort le au même lieu, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un avocat, Lanot suit des études de droit et devient accusateur public.

Grand partisan des idées révolutionnaires, il est un des cofondateurs de la Société des Amis de la Constitution de Tulle. En 1790, il est nommé président du directoire du département de la Corrèze. Le 5 septembre 1792 il est élu député de la Corrèze à la Convention et s'installe sur les bancs montagnards.

En 1793, Lanot vote la mort de Louis XVI puis est élu le 13 avril au Comité de sûreté générale. À l'été, il est envoyé en mission en Corrèze et en Haute-Vienne en compagnie de Brival. Il y fait preuve d'une grande fermeté contre tous les dissidents. Il fait ainsi guillotiner à Meymac (en Nivôse an II) deux maires et un juge de paix,et deux notables paysans et taxe très lourdement les riches et les prêtres. Il mène également une politique de déchristianisation et envoie à la Convention la liste des communes ayant fait fermer leurs églises. Après avoir rétabli l'ordre révolutionnaire, il est rappelé à Paris.

Lanot reste fidèle à ses convictions après thermidor et siège en l'an III avec les Crêtois, les derniers Montagnards. Il défend de toutes ses forces le Club des Jacobins jusqu'à la fermeture de ce dernier le 12 novembre 1794. Le 6 novembre il n'avait pas hésité à clamer son jacobinisme à la tribune de la Convention. Mais la réaction finit par l'emporter. Dénoncé pour sa mission terroriste par les autorités corréziennes qui le dépeignent comme un fou sanguinaire et alcoolique, il est décrété en état d'arrestation le 8 août 1795 et mis aux arrêts. Trois mois plus tard, l'amnistie votée par la Convention au moment de sa séparation le rend à la liberté.

Lanot retourne ensuite dans son pays natal, où il reste très populaire dans les milieux jacobins. Il parvient même à se faire élire président de l'administration municipale, mais le Directoire le destitue le 29 mars 1798.

Il meurt en 1807 à l'âge de cinquante ans.

Source[modifier | modifier le code]