Anténor Patiño

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Antenor Patiño Rodríguez
Père-Lachaise - Division 89 - Patino 03.jpg

Sépulture au cimetière du Père-Lachaise.

Biographie
Naissance
Décès
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New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint
María Cristina de Borbón y Brosch-Labrús (1931- 1959 div.)

Antenor Patiño Rodríguez, né le 12 octobre 1896 à Oruro en Bolivie et mort le 2 février 1982 à New York, est un homme d'affaires bolivien, collectionneur d'art qui passa une grande partie de sa vie en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Antenor Patiño Rodríguez est le fils et héritier (ses sœurs n'héritant que d'une partie) du « roi de l'étain » bolivien Simón Patiño (1862-1947) une des premières fortunes mondiales de son temps et surnommé à l'époque le « Rockfeller des Andes ». Comme son père, il est de très petite taille. Il passe ses vacances de jeunesse à Biarritz, le pays basque français étant le lieu de jeunesse de sa grand-mère paternelle, puis il élit domicile à Paris.

Il épouse à Paris, le 8 avril 1931, Dª María Cristina de Borbón y Brosch-Labrús (Marie-Christine de Bourbon), duchesse de Dúrcal, cousine du roi Alphonse XIII, dont il a deux filles:

  • María Cristina (née à Paris le 2 août 1932), qui épousera le prince Marc de Beauvau-Craon et divorcera ensuite (dont deux filles: Minnie et Diane)
  • María Isabel (3 juin 1936 - 15 mai 1954), qui épousera, contre l'avis de son père, Sir James Goldsmith[1] et dont la naissance de la fille Isabelle provoquera une naissance médiatisée dans la presse de l'époque, car ce sera le premier bébé né par césarienne alors que la mère est maintenue en survie artificielle.

L'hôtel particulier des Patiño à Paris est le lieu d'une des plus grandes collections privées européennes d'œuvres d'art de son temps, ainsi que sa propriété d'Estoril au Portugal où il s'était finalement installé après sa rencontre avec son nouveau beau-frère, le Marquis Guy de Castéja, propriétaire de la Quinta de Manique (à Cascais). Plus tard, il déménage dans le XVIe arrondissement de Paris. Sa collection a été dispersée en 2010 par la maison Sotheby's.

La révolution bolivienne de 1952 nationalise les mines d'étain et la presse accuse Patiño d'avoir favorisé le coup d'État de 1960 pour déposer le président Victor Paz Estenssoro.

Il divorce de sa première épouse, pour épouser civilement à Londres en 1960 Beatriz de Rivera y Digeon (décédée en 2009), veuve du comte italien Giovanni Lodovico di Rovasenda (dont deux filles : María Elena et María Isabela), ce remariage est sans postérité.

Avec l'aide du neveu de sa femme, Luis de Rivera y Digeon (1928-2015), Patiño développe entre autres affaires les stations balnéaires qu'il fonde: Las Hadas (près de Manzanillo) et Las Alamendas (Côte Sud de Jalisco) au Mexique.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 89).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paris Match, 23 janvier 1954

Liens externes[modifier | modifier le code]