Andres Almonester y Rojas

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Almonester, portrait formel en tenue d'apparat, 1796

Don Andrés Almonester y Rojas (ou Almonaster et Roxas ; 19 juin 1724 à Mairena del Alcor, Espagne – 26 avril 1798 à Nouvelle-Orléans, Louisiane) était un fonctionnaire espagnol et philanthrope de Nouvelle-Orléans, principalement reconnu aujourd'hui pour ses nombreuses contributions caritatives à la ville de Nouvelle-Orléans[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'une famille andalouse, avec pour parents Don Miguel José Almonester et Maria Joanna de Estrada y Rojas, Don Andrés Almonester épouse en première noce Maria Paula Rita del Rosario Martinez[3] en 1748. Paula décède peu de temps après la naissance de leur premier enfant qui ne survit pas à l'accouchement.

Don Andrés arrive en Louisiane en 1769, au début de la domination espagnole, où il est nommé escribano publico ou notaire public, ce que Grace King décrit comme étant "un poste riche en salaire, avantages et opportunités d'affaires. Il acquiert rapidement des richesses par ce poste ou à travers ce poste". Parmi ses investissements se trouve une importante étendue de terre dans le centre ville de la Nouvelle-Orléans acheté au Gouverneur O'Reilly en bail à perpétuité. Don Andrés devient un alcalde, ou conseiller municipal du Cabildo, et obtient ensuite la charge d'Alferez Real, ou sous-lieutenant royal. Il est fait chevalier de l'Ordre de Charles III d'Espagne en 1796.

Ses alliés les plus proches semblent avoir été le Gouverneur Esteban Rodríguez Miró, le Père Antoine (Antonio de Sedella), et la famille de La Ronde, au sein de laquelle il se maria ensuite.

Mariage[modifier | modifier le code]

À l'approche de son soixantième anniversaire, Don Andrés épouse Marie-Louise Denis de La Ronde (1758 - 1825), une Créole réputée pour sa beauté et qui a la moitié de son âge, dans l'église paroissiale Iglesia San Luis, en 1787 — un an avant sa destruction dans le le grand incendie de Nouvelle-Orléans. Dans l'ouvrage Intimate Enemies, biographie de leur fille Michaela Almonaster y Roxas, Christina Vella décrit Louise comme "une pauvre Créole française, célèbre pour avoir épousé son père" mais note également: "les oligarques français et espagnols de la colonie (...) se partagent les charges lucratives et font circuler leurs richesses dans un cercle prudemment restreint par des mariages en interne" [4]. Loin d'être pauvre, Louise était en réalité l'aînée d'une important famille noble dont le mariage a été arrangé pour formaliser l'alliance entre Don Andrés et une famille aristocratique en transition successive de France en Nouvelle-France puis en Nouvelle-Espagne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Octavio Gil Munilla - Participación de España en la génesis histórica de los Estados Unidos - 1963 - Page 33 "Un ilustre andaluz, don Andrés Almonaster y Rojas, fundó el Hospital Real, una iglesia, una escuela,"
  2. The Hispanic World, 1492-1898: A Guide - Estela Guadalupe Jiménez Codinach, Bibliothèque du Congrès - 1994 - Page 347 "Andrés Almonaster y Rojas"
  3. Jack D.L. Holmes, Andrés Almonester y Roxas: saint o scoundrel?, Louisiana Studies, , 7, 47-64 p.
  4. Christina Vella, Intimate Enemies: The Two Worlds of the Baroness de Pontalba, Baton Rouge, Louisiana, Louisiana State University Press, , 3 & 12 p. (ISBN 0-8071-2144-4)