Amanishakhéto

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La pyramide d'Amanishakéto avant sa destruction par les pillards.
Bijoux de la reine Amanishakéto

La reine candace Amanishakéto (environ, entre 35 et 20 av. J.-C.) est la fille de la reine Amanirenas, et l'épouse d'un frère à qui elle a survécu. Sa succession est assurée par sa fille, Amanitore, laquelle est mentionnée dans la Bible (Actes des Apôtres 8.27).

Règne[modifier | modifier le code]

Entre les années 28 et 21 av. J.-C., le Romain Auguste décide d'expédier en Nubie des légions, déjà postées en Égypte. Les Nubiens de Basse-Égypte se révoltent, renversant les monuments officiels, y compris les statues récemment érigées par Auguste lui-même. La tête de l'une d'elle, un bronze d'Auguste, est séparée de son corps et portée à Méroé, où elle est intentionnellement enterrée sous le seuil d'un des palais de sorte que chaque fois qu'un Méroïte entre et sort, il piétine symboliquement la tête de leur ennemi.

On pense qu'Amanirenas, la mère de la reine Amanishakéto, est susceptible d'avoir régné pendant cette période. Apparemment, elle partageait la puissance avec Akinidad, lequel a continué à régner après la succession d'Amanirenas à Amanishakhéto. Celle-ci refuse de se soumettre à Auguste et harcèle les légions romaines.

En 24 av. J.-C., elle ordonne une incursion en Égypte et envoie ses troupes en Thébaïde piller l’île de Philæ. Une armée de 30 000 Nubiens et Axoumites anéantit trois cohortes romaines en garnison à Syène[1], pillant toutes les villes sur son passage jusqu'à Éléphantine. Le préfet romain Gaius Petronius contre-attaque, mais la conquête de la Nubie par les Romains est stoppée par la reine. Un traité est conclu à l'avantage des Nubiens par les ambassadeurs d'Amanishakhéto avec l'empereur Auguste à Samos en 21 av. J.-C. La frontière est fixée à Maharraqa et à dater de cette époque les deux empires entretiennent des relations commerciales florissantes. Par la suite, le royaume de Méroé prospère encore durant quelque deux cents ans.

Sépulture[modifier | modifier le code]

Amanishakéto possède richesse et puissance, vu la pyramide[2] où elle est enterrée et les trésors qui l'entoure dans sa mort. C'est à Méroé que se trouve sa résidence et plusieurs temples. Découvert en 1832 par l'explorateur italien Giuseppe Ferlini, son palais en brique est un des plus grands identifiés jusqu'à présent ; il mesure environ 61 mètres de longueur et couvre un domaine d'environ 3 700 mètres carrés. Le rez-de-chaussée comporte plus de soixante pièces.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Jolly, Histoire du continent africain : de la préhistoire à 1600, vol. 1, Éditions L'Harmattan, (ISBN 9782738446886, présentation en ligne)
  2. La pyramide de Amanishakéto porte le numéro N6 parmi les [pyramides de Méroé.

Article connexe[modifier | modifier le code]