Ali III Bey

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Ali III
علي باي الثالث
Image illustrative de l'article Ali III Bey
Titre
21e bey de Tunis

&&&&&&&&&&&0716419 ans, 7 mois et 12 jours
Premier ministre Mohammed Aziz Bouattour
Prédécesseur Sadok Bey
Successeur Hédi Bey
Biographie
Titre complet Possesseur de la Régence de Tunis
Hymne royal Salut beylical
Dynastie Husseinites
Nom de naissance Ali ben Hussein el-Husseini
Date de naissance
Lieu de naissance La Marsa (Tunisie)
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès La Marsa (Tunisie)
Père Hussein II
Mère Lalla Fatima al-Munastiri
Conjoint 1) Lalla Saliha
2) Lalla Kmar Beya
3) Lalla Zeneïkha
Enfant(s) Sidi Moustapha Bey
Sidi Mohammed el-Hédi Bey
Sidi Ismail Bey
Sidi Ahmed Bey
Sidi Sliman Bey
Lalla Hennani
Lalla Mahbuba
Lalla Aziza
Lalla Hallouma
Lalla Hafsia
Lalla Mamia

Ali III Bey
Monarques de Tunisie

Ali III Bey, nom francisé de Ali ben Hussein Bey (أبو الحسن علي باشا باي بن الحسين), né le à La Marsa et décédé le à La Marsa[1], est bey de Tunis de la dynastie des Husseinites de 1882 à sa mort[2].

Investi comme prince héritier le , son frère Sadok Bey le nomme général de division, de par sa fonction, et le place à la tête de la colonne armée qui parcours l'arrière-pays tunisien, la mhalla, pour réaffirmer le pouvoir beylical dans les régions reculées, rendre la justice au nom du souverain et percevoir les impôts des tribus. Bon cavalier, Ali Bey se charge personnellement de cette tâche avec assiduité deux fois par an, l'été au nord du pays, à Béja puis Le Kef, l'hiver au sud, à Kairouan et jusqu'aux oasis du Sahara tunisien. Il parvient à gagner le respect des chefs de tribus. Durant la révolte de la mejba, en 1864, devant l'inefficacité de son frère qui se réfugie au Bardo, Ali Bey matte la révolte des tribus séditieuses au côté des généraux Ahmed Zarrouk, Rustum et Osman.

Au lendemain de l'invasion de la Tunisie et de la signature du traité du Bardo en 1881, il succède à son frère, Sadok Bey, le [1] et devient maréchal de l'armée ottomane à titre honorifique, la Tunisie étant toujours nominalement une province ottomane.

Son premier acte en tant que souverain est d'accepter la démission du vieux mamelouk de son père, le ministre Mohammed Khaznadar, et de nommer à sa place, pour la première fois dans l'histoire du pays, un grand vizir autochtone, Mohammed Aziz Bouattour.

Il fait montre de sentiments anti-français, qu'il partage aussi avec son fils et successeur. Paul Cambon, nouveau résident général de France, note le « que si ce brave homme [Ali Bey], pouvait nous faire tous jeter à la mer, il le ferait avec délices »[réf. nécessaire]. Malgré cela, il signe le , aux côtés de Cambon, les conventions de la Marsa dans lesquelles il renonce officiellement à ses pouvoirs tout en conservant son autorité nominale[1], le pays étant encore occupé par le corps expéditionnaire du général Forgemol. Toutes les administrations du pays, en plus de l'armée, de la police et des affaires étrangères, passent aux mains de la puissance coloniale.

Le , suite à une manifestation nationaliste, il reçoit dans son palais de La Marsa la délégation des notables des souks et des anciennes autorités de la ville de Tunis. Ils réclament la révision du nouveau code municipal et l'annulation des premières mesures du protectorat français. Plus populaire que son frère Sadok, l'émotion du vieux souverain est à la hauteur de son impuissance ; il répond aux manifestants : « Vous venez pleurer dans la maison des larmes »[réf. nécessaire]. La répression s'abat sur les leaders de la manifestation sans que le bey ne puisse intervenir.

Il finit sa vie de plus en plus retiré des affaires de l'État. Enterré au mausolée du Tourbet El Bey, situé dans la médina de Tunis[1], c'est son fils Hédi Bey qui lui succède.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « Généalogie de Ali III Bey et de sa descendance », The Royal Ark (consulté le 2 mars 2013)
  2. « Chambre à coucher de l'ancien Bey de Tunis, Kasr-el-Saïd, Tunisie », Bibliothèque numérique mondiale (consulté le 2 mars 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]