Alfred Brian Pippard

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Brian Pippard
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Elements of classical thermodynamics for advanced students of physics (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Alfred Brian Pippard (7 septembre 1920 à Earl's Court, Londres- 21 septembre 2008 à Cambridge) est un physicien anglais spécialiste de la supraconductivité. Professeur de la chaire Cavendish de Cambridge, ses travaux ont été couronnés du prix Holweck.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pippard fit ses études à Clifton College[1] et à Clare College (Cambridge), où il passa sa maîtrise et sa thèse de doctorat. Affecté à la recherche sur le radar pendant la Deuxième guerre mondiale, il travailla comme préparateur à l'Université de Cambridge en 1946, devint maître de conférences en 1950, et titulaire de la chaire Plummer en 1960. En 1971 il accéda à la prestigieuse chaire Cavendish de Cambridge[2].

La surface de Fermi d'un métal n'était encore qu'une simple hypothèse de travail lorsqu'en 1957 Pippard en mit une en évidence expérimentalement sur le cuivre, en mesurant les flux absorbés et réfléchis de micro-ondes[3] (voir pseudo-effet de peau[4]). Cherchant à résoudre la question de l'invariance locale des équations de London, qui interviennent dans l'électrodynamique des superfluides et des supraconducteurs[5],[6], il formula la notion de longueur de cohérence. Le noyau non-local proposé par Pippard[7],[8],[9], inspiré par la généralisation non-locale de la loi d'Ohm par Chambers, peut se déduire de la théorie BCS (Bardeen, Cooper et Schrieffer) de la supraconductivité[10]. Cette théorie de London–Pippard est exposée en détail dans le livre de Fetter et Walecka[11].

Pippard a dirigé la thèse (1964) de Brian David Josephson, découvreur de l'Effet Josephson[12] et co-lauréat du prix Nobel en 1973 aux côtés de Leo Esaki et d'Ivar Giaever.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • A. B. Pippard, Elements of Classical Thermodynamics for Advanced Students of Physics, Cambridge University Press, (ISBN 0-521-09101-2). Ce manuel, consacré à la thermodynamique macroscopique, examine davantage l'application des concepts énergétiques aux différents domaines de la physique, plutôt que la structure formelle de la cette branche de la physique
  • (en coll. avec Laurie M. Brown et Abraham Pais) Twentieth Century Physics (Institute of Physics Publishing, 1995): Vol. I, 808 p., (ISBN 0-7503-0353-0), Vol. II, 808 p., (ISBN 0-7503-0354-9), Vol. III, 960 p., (ISBN 0-7503-0355-7).
  • A. B. Pippard, Cavendish Problems in Classical Physics(Cambridge University Press, 1962 et 1971) sont les recueils des sujets d'examen qu'il donnait à Cambridge sous le titre Cavendish Problems in Classical Physics.
  • A. B. Pippard, Dynamics of Conduction Electrons, Documents on Modern Physics (Gordon & Beach, 1965).
  • A. B. Pippard, The Physics of Vibration (Cambridge University Press, 2007). (ISBN 0-521-03333-0).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. "Clifton College Register" Muirhead, J.A.O. p464: Bristol; J.W Arrowsmith for Old Cliftonian Society; April, 1948
  2. Who's Who (en), vol. 2019 (online), A & C Black (en) (lire en ligne Accès payant), « PIPPARD, Prof. Sir (Alfred) Brian »
  3. A. B. Pippard, « An Experimental Determination of the Fermi Surface in Copper », Philosophical Transactions of the Royal Society A: Mathematical, Physical and Engineering Sciences, vol. 250, no 979,‎ , p. 325–357 (DOI 10.1098/rsta.1957.0023, Bibcode 1957RSPTA.250..325P)
  4. (en) N. W. Ashcroft et N. D. Mermin, Solid State Physics, Londres, Thompson Learning, Inc., (ISBN 0-03-083993-9), « 14, Measuring the Fermi Surface », p. 277.
  5. Shu-Ang Zhou, Electrodynamic Theory of Superconductors, Londres, Peter Peregrinus Ltd., (ISBN 0-86341-257-2)
  6. F. London, Superfluids, vol. I : Macroscopic Theory of Superconductivity, New York, Dover Publications, , p. 152.
  7. J. R. Waldram, A. B. Pippard et J. Clarke, « Theory of the Current-Voltage Characteristics of SNS Junctions and other Superconducting Weak Links », Philosophical Transactions of the Royal Society A: Mathematical, Physical and Engineering Sciences, vol. 268, no 1188,‎ , p. 265–287 (DOI 10.1098/rsta.1970.0075, Bibcode 1970RSPTA.268..265W, lire en ligne)
  8. A. B. Pippard, « Quantization of Coupled Orbits in Metals II. The Two-Dimensional Network, with Special Reference to the Properties of Zinc », Philosophical Transactions of the Royal Society A: Mathematical, Physical and Engineering Sciences, vol. 256, no 1072,‎ , p. 317–355 (DOI 10.1098/rsta.1964.0008, Bibcode 1964RSPTA.256..317P)
  9. A. B. Pippard, « Trapped Flux in Superconductors », Philosophical Transactions of the Royal Society A: Mathematical, Physical and Engineering Sciences, vol. 248, no 941,‎ , p. 97–129 (DOI 10.1098/rsta.1955.0011, Bibcode 1955RSPTA.248...97P)
  10. J. Bardeen, L. N. Cooper et J. R. Schrieffer, « Theory of Superconductivity », Physical Review, American Physical Society (APS), vol. 108, no 5,‎ , p. 1175–1204 (ISSN 0031-899X, DOI 10.1103/physrev.108.1175)
  11. A. L. Fetter et J. D. Walecka, Quantum Theory of Many-Particle Systems (réimpr. Dover Publications, 2003) (ISBN 0-486-42827-3), « 13. Superconductivity, Section 49, London-Pippard Phenomenological Theory. ».
  12. B.D. Josephson, « Possible new effects in superconductive tunnelling », Physics Letters, Elsevier BV, vol. 1, no 7,‎ , p. 251–253 (ISSN 0031-9163, DOI 10.1016/0031-9163(62)91369-0)

Voir également[modifier | modifier le code]