Charle-Albert

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Albert Charle
Image illustrative de l'article Charle-Albert
Maison Flamande, construite par Albert Charle.
Habitation de la famille Charle.
Présentation
Nom de naissance Albert Joseph Charle
Autres noms Charle-Albert
Naissance
Bruxelles
Décès (à 68 ans)
Bruxelles
Nationalité belge
Mouvement Renaissance flamande
Activités Architecte-décorateur
Ses élèves Jean Baes
Œuvre
Réalisations • Décoration du château royal de Laeken
• Décoration de la mairie d'Anderlecht
• Restauration du château de Gaasbeek
• Construction du château Charle-Albert à Boitsfort
Entourage familial
Famille Père de l'architecte Gabriël Charle

Charle-Albert (à l'état civil: Albert Charle), né à Bruxelles le et y décédé le (à 68 ans), est un architecte-décorateur belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mairie d'Anderlecht,
partiellement décoré par
Albert Charle.

Charle-Albert est issu de parents très modestes: son père était un humble ouvrier.
Il a développé ses compétences dès l'enfance et s'est fait l'art de la décoration à travers une gamme d'activités. Par exemple, en tant que garçon de onze ans, il a suivi une formation "élève-peintre" chez un peintre en bâtiment: un certain Peltzer. Ensuite, il a passé une période à Cologne, où il était impliqué dans la peinture de portraits. Il était également un épisode actif en tant qu'employé à l'Institut Cartographique Vermaelen à Bruxelles.
De 1854 à 1863, il travailla -encore à Bruxelles- à la fonderie des bronzes Société Corman et Cie, qui devint au fil du temps la Compagnie des Bronzes (Molenbeek-Saint-Jean).

Seulement à partir de 1863, alors qu'il avait 42 ans, Albert est devenu un décorateur indépendant. Il a ensuite évolué vers un professeur d'«arts décoratifs et architecture».
L'architecte Jean Baes (Bruxelles, 1848 - Ixelles, 1914) fut son apprenti de 1867 à 1871. Baes a ensuite fait un stage avec lui et est devenu son assistant, par exemple pour la décoration du château royal de Laeken.

En 1868, la famille d'Albert s'agrandit avec un fils: Gabriel (Bruxelles, - Sart Tilman, ).
Albert vécut alors à Bruxelles, rue du Marteau, et acheta cette année-là une parcelle de terre située à Boitsfort (7 Avenue Charle-Albert), où il voulait construire une résidence pour sa famille. Après l'achat du site, les travaux ont commencé, probablement en 1869. Vu le style inhabituel du XVIIe siècle, la taille de la maison et sa conception particulière, on peut parler d'un petit château. D'où le nom: château Charle-Albert. Se référant à la méthode de construction historiciste inspirée du style de la Néo-Renaissance flamande, le bâtiment était aussi appelé "Vlaamsche huys" (c'est-à-dire: Maison Flamande).
Albert a reçu diverses personnalités du milieu artistique au cours des années. Il a recueilli des éloges et des critiques pour sa maison. En témoigne le texte en vieux néerlandais qu'il avait appliqué dans la façade:
« Ik heb geboudt dat Vlaamsche huys, voor d’eenen slecht, d’anderen pluys, wat deeren woorden zuer of zoet, dat eenen anderen beeter doet...».
Traduction: « J'ai bâti cette Maison Flamande, mauvaise pour autrui, excellente pour d'autres, qu'est-ce que les mots font, aigres ou doux, qu'un autre fait un peu mieux ...».

En 1877, Albert fonda une école de dessin à Watermael-Boitsfort, où son fils Gabriël (lui-même architecte) occupa plus tard le poste d'instructeur.

Pendant dix-huit ans, les meilleurs artisans ont travaillé à l'embellissement de la Maison Flamande. Après son achèvement en 1887, Albert (à ce moment-là âgé) quitta son domicile artistique et se retira dans sa maison de Bruxelles, rue du Marteau.

Entre-temps (1886), Arconati Marquise Visconti lui avait demandé de restaurer le château de Gaasbeek.
Charle-Albert avait pris en charge cette restauration, mais mourut inopinément à Bruxelles le alors que les travaux étaient en cours. Son successeur, Edmond Bonnaffé, continua le travail jusqu'en 1898, conformément aux vues de son prédécesseur.
Les funérailles de Charle-Albert ont eu lieu au cimetière d'Evere.

Le maître-autel de l'église Notre-Dame-Immaculée

La marquise Visconti acheta une partie de l'héritage de Charle-Albert et en décora son propre château.

Œuvres (sélection)[modifier | modifier le code]

Reconnaissance publique[modifier | modifier le code]

Son nom a été donné à une artère de Watermael-Boitsfort: l'avenue Charle-Albert.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (nl) J. De Paepe, Bijdrage tot de studie over Charle-Albert, Vrije universiteit Brussel, mémoire de licence, 1986.

Sources[modifier | modifier le code]

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