Airard de Nantes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Airard de Nantes
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Évêque de Nantes
Biographie
Activité

Airard de Nantes (mort après 1060), est un prélat breton du XIe siècle, abbé et cardinal de Saint-Paul-Hors des Murs, nommé à l'évêché de Nantes en 1050.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après la déposition pour népotisme et simonie de l'évêque de Nantes Budic par le concile de Reims d', la papauté nomme lors du concile de Rome d' comme évêque de Nantes, avec pour mission de réformer le diocèse, un certain Airard, peut-être comme Léon IX d'origine germanique[1], qui se présente comme « moine indigne cardinal de l'église de Saint-Paul et abbé de monastère ».

Dès le Airard expose son programme dans acte en faveur de Marmoutier et lorsqu'il entreprend de faire restituer les dîmes qui avaient été enlevées à l'église par des laïcs, il se heurte à un certain Simon seigneur de Sainte-Opportune, qu'il doit menacer d'excommunication. Ses méthodes brutales et sa soumission à la métropole de Tours lui aliènent rapidement ses ouailles nantaises. Toutefois ses méthodes semblent efficaces puisqu'il serait parvenu à supprimer toute domination sur les choses ecclésiastiques[2].

C'est dans ce contexte qu'après la mort du comte Mathias Ier de Nantes en 1050/1051, un conflit pour le contrôle du comté éclate entre Conan II de Bretagne et Judith de Nantes tante et héritière de Mathias soutenue par son époux Alain Canhiart. En 1054 Alain Canhiart réussit à imposer l'investiture au comté de son fils Hoël à cette même époque les nantais chassent Airard, peut-être avec la complicité de la maison de Cornouaille, et envoient une lettre au pape Léon IX afin de se justifier. Guérech, frère de Hoël, est désigné comme évêque en 1059[3].

Airard se réfugie dans un premier temps à Tours, puis retourne finalement à Rome en 1059, et il disparaît des sources après le . Guerche II de Cornouaille est consacré évêque le entre le 1er et le [4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Noël-Yves Tonnerre, Naissance de la Bretagne : Géographie historique et structures sociales de la Bretagne méridionale (Nantais et Vannetais) de la fin du VIIIe siècle à la fin du XIIe siècle, Angers, Presses de l'Université d'Angers, , 626 p. (ISBN 978-2903075583), page 395, note 3
  2. Arthur de La Borderie Histoire de la Bretagne réédition Joseph Floch Mayenne (1975) Tome troisième p. 181-182.
  3. André Chédeville & Noël-Yves Tonnerre, La Bretagne féodale XIe-XIIIe siècle, coll. Ouest-France université, Rennes, (1987) (ISBN 2 7373 00142) p. 252-243.
  4. Arthur de La Borderie op. cit. p. 182 note no 6.

Sources[modifier | modifier le code]