Aineffe

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Aineffe
La chapelle Saint-Sulpice
La chapelle Saint-Sulpice
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Arrondissement Waremme
Commune Faimes
Code postal 4317
Zone téléphonique 019
Démographie
Gentilé Aineffois[1]
Population 286 hab. (2005)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 37′ nord, 5° 15′ est
Superficie 321 ha = 3,21 km2
Localisation

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Aineffe (en wallon Ainefe)[réf. nécessaire] est une section de la commune belge de Faimes, située en Région wallonne dans la province de Liège. Sa superficie est de 321 ha[2].

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977[3].

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

  • 1693 : 47 habitants[2].
  • 1816 : 95 habitants[4].
  • 1825 : 105 habitants[2].
  • 1840 : 140 habitants[4].
  • 1890 : 240 habitants[4].
  • 1920 : 260 habitants[2].
  • 2005 : 286 habitants[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aineffe porta différents noms : Honari (911), Hanafie, Hienafie, Hunafia et Aeneffe. Étymologiquement, Ain dérive du prénom Agino (ou Aino). Le suffixe -effe donne au nom une valeur adjective. Aineffe est donc mis pour Aginus ou Ainus[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention d'Aineffe se trouve dans un diplôme du du Cartulaire de l'abbaye de Stavelot. Dans cet acte, Regnier, abbé dudit monastère, donne par échange à Harduin, quatre manses avec douze serfs situées à Honari (Aineffe), Versines (Viemme) et Serangio (Chapon-Seraing)[2].

Depuis 1034, l'abbaye Saint-Laurent de Liège posséda des terres à Aineffe, qu'elle céda en 1092 à l'abbaye de Saint-Jacques.

Sous l'Ancien Régime, la seigneurie d'Aineffe faisait partie de la mense épiscopale de Liège. Le , elle fut donnée en engagère à Pierre de Thiribu (1623-1690) par le prince-évêque Maximilien-Henri de Bavière (1621-1688)[5]. À cette occasion un dénombrement eut lieu. Aineffe ne faisait alors qu'une lieue de longueur et un « quart d'heure » en largeur et il ne s'y trouvait que dix-sept maisons[2].

Liste des seigneurs d'Aineffe[modifier | modifier le code]

Seigneurs engagiers[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Sulpice[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Suplice, qui n'a jamais été élevée au rang d'église[réf. nécessaire] et qui dépendait de l'église paroissiale de Borlez[7], serait antérieure au diplôme de 911 et aurait été érigée vers l'époque de saint Remacle (VIIe siècle), lequel est à l'origine de l'érection de plusieurs églises en l'honneur de saint Sulpice. Le bâtiment actuel date du XIe siècle. La tour trapue à trois niveaux[8] est de style roman et le chœur comporte des frises lombardes. Dans un des murs latéraux sont insérées deux pierres funéraires du XVIIe siècle des familles Le Beaux et Grimont.

À l'intérieur de cette chapelle, on pouvait voir plusieurs statues en bois sculpté parmi lesquelles un groupe trinitaire : sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus. À la suite d'un vol de trois statues, les autres furent mises à l'abri (tout comme celles de la chapelle du carrefour).

En octobre 1997, une fresque représentant la Fuite en Égypte remontant au XVe ou au début du XVIe siècle fut découverte à l'intérieur de la chapelle Saint-Sulpice. On y découvrit également un décor illustré par un lambrequin qui serait plus tardif[2].

Le bâtiment est classée depuis le [9].

Autres bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

  • Le Vieux château d'Aineffe, XVIIIe siècle. La propriété a appartenu aux Thiribu, aux Grimont d'Aineffe, aux Haneffe. Elle est actuellement en possession des Otreppe de Bouvette[10].
  • La ferme Grimont, XVIIIe et XIXe siècles[11].
  • La ferme de Thiribu, ancienne ferme du domaine seigneurial. Elle a appartenu à Jean-Guillaume de Thiribu et son épouse Marguerite. Elle fut transformée et remaniée en 1698-1699, en 1718 et en 1832[11].
  • La ferme de la rue Champignotte, n° 1, XVIIIe et XIXe siècles[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilés de Bruxelles et de Wallonie par Jean Germain, 24 octobre 2007.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Histoire des différents villages de la commune de Faimes
  3. Commune de Faimes sur le site de l'Union des villes et communes de Wallonie
  4. a, b, c et d De Seyn 1933, p. 11.
  5. Marc Belvaux, « La famille de Hannut dite de Bawegney et de Thiribu », dans Le Parchemin, LXXIII, juillet-août 2008, n° 378, p. 266-267.
  6. Marc Belvaux, art. cit., p. 266.
  7. Statuta diœcesis Leodiensis in synodo diœcesana promulgata anno 1851, H. Dessain, Liège, 1851, p. 249.
  8. « Chapelle Saint Sulpice »sur le site de la Maison du tourisme Hesbaye-Meuse
  9. Le patrimoine monumental de la Belgique. Wallonie, t. 18.2, Liège. Arrondissement de Waremme, Pierre Mardaga, Liège, 1994, p. 650.
  10. « Vieu château d'Aineffe » sur le site de la Maison du Tourisme Hesbaye-Meuse
  11. a, b et c « Les fermes de Aineffe » sur le site de la Maison du Tourisme Hesbaye-Meuse

Sources[modifier | modifier le code]