Ahmad Zahir

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Ahmad Zahir
Nom de naissance Ahmad Zahir
Naissance
Kaboul, Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan
Décès (à 33 ans)
Activité principale Chanteur
Instruments Guitare , accordéon
Années actives 1965 à 1979
Site officiel http://www.ahmadzahir.com/

Ahmad Zahir (احمد ظاهر) est un chanteur afghan né le dans la province de Laghmân, dans une famille pachtoune et mort le à Kaboul.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né dans la province de Laghmân. Il est le troisième enfant d'Abdul Zahir, médecin et futur premier ministre afghan[1].

Ses débuts se firent dans son lycée, où il reçut le titre de « Star du lycée Habibia » et fut rapidement connu comme « Bulbul-e Habibia ».[réf. nécessaire]

En 1961 il débute à Radio Kaboul au sein d’un orchestre.

Son premier enregistrement pour Radio Afghanistan fut « Az khamat hy nazaneen ».

En 1967, son père fut nommé ambassadeur d’Afghanistan en Inde et Ahmad Zahir poursuivit ses études à New Delhi où il acquit de solides connaissances et de l’expérience dans la musique classique indienne. À la fin des années 60 Ahmad Zahir devint rapidement un chanteur populaire. Il insistait pour chanter uniquement des chansons originales et développa un style musical qui lui était propre.

D'ethnie pachtoune, il était apprécié par les différents peuples d'Afghanistan[2].

Il choisit de chanter des poèmes en pachto et dari de Khalilullah Khalili, Nizam Wafa, Shirazi… Les poètes persans Roumi et Hafez l'inspirèrent et il en fit des chansons qu'il interpréta en dari[2]. Il jouait de plusieurs instruments, mandoline, accordéon, harmonium et de l’orgue. Ses compositions intégraient des instruments Afghans traditionnels comme le Rubab, l'harmonium, le tabla et des instruments modernes, trompette, saxophone, orgue, batterie, guitare et piano. Il lui est arrivé de chanter des œuvres d'autres artistes parmi lesquels Elvis Presley (il était souvent nommé « l'Elvis afghan ») et Enrico Macias[2].

En 1973 Ahmad Zahir effectuait des tournées dans tout l’Afghanistan et même en Iran. En 1973, il s’inquiéta des vaines promesses de la nouvelle République d'Afghanistan, et certaines de ses chansons furent bannies de la radio.

En 1978, à la prise du pouvoir par le régime communiste de Nour Mohammad Taraki, une purge des intellectuels du pays s’ensuivit, et Ahmad Zahir protesta contre ces massacres dans ses chansons[3].

Il trouva la mort le , le jour de son 33e anniversaire dans des circonstances obscures[1]. Officiellement, il s'agit d'un accident de la circulation dans le tunnel de Salang mais beaucoup de personnes, y compris sa famille, se sont interrogées à ce propos[3]. Il a été évoqué qu'il aurait été assassiné sur ordre du régime d’Hafizolah amin soit à cause de ses prises de position politiques, soit à cause d'une prétendue liaison avec la fille d'un dirigeant[2].

Style[modifier | modifier le code]

Ahmad Zahir voulait faire revivre les chansons folkloriques et modern.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ahmad Zahir, quand l’Afghanistan dansait. France Culture, 31 janvier 2021. Lire en ligne
  2. a b c et d Banane et rouflaquettes: le culte de l'Elvis afghan perdure. L'Express, 10 octobre 2019. Lire en ligne
  3. a et b Arwa Haider. Ahmad Zahir: The enduring appeal of the Afghan Elvis. BBC, 6 décembre 2018. Lire en ligne