Aeromonas

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Aeromonas
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Aeromonas hydrophila

Classification
Règne Bacteria
Division Proteobacteria
Classe Gammaproteobacteria
Ordre Aeromonadales
Famille Aeromonadaceae

Genre

Aeromonas
Stanier, 1943

Espèces de rang inférieur

  • Voir texte.

Le genre Aeromonas regroupe des bactéries de la classe des Gammaproteobacteria appartenant à la famille des Aeromonadaceae. Ce sont des bacilles droits à extrémités arrondies, à coccoïdes, à coloration Gram négatif, mobiles, anaérobies facultatifs, chimioorgano-hétérotrophes, oxydase positive et catalase positive. Quelques souches d'Aeromonas sont responsables de gastroentérites et d'infection de plaies chez l'être humain[1], et de nombreuses espèces vivantes peuvent être infectées par ces bactéries.

Réservoir naturel, habitats[modifier | modifier le code]

Le réservoir des Aeromonas dans la nature est dulçaquicole : la bactérie est présente dans les eaux douces et notamment dans les eaux d'égouts, les sédiments anoxiques[1].

Les Aeromonas sont donc sans surprise retrouvées chez de nombreux animaux aquatiques ou des zones humides comme les sangsues, les grenouilles, les poissons, les reptiles, les oiseaux ou les moustiques (en particulier les chironomes dont les larves (utilisées par les pêcheurs sous le nom de "vers de vase" se développent dans le sédiment) qui peuvent contaminer les réservoirs d'eau potable notamment si leur eau est eutrophe et susceptible de nourrir d'importantes populations bactériennes) et indirectement divers aliments[1].

Biologie[modifier | modifier le code]

Leur multiplication est fonction de la température, du pH et de la teneur en éléments nutritifs.

Écologie[modifier | modifier le code]

Cette bactérie très ubiquiste dans les milieux aquatiques interagit probablement avec un grand nombre d'espèces, et de manière parfois complexe. Ainsi plusieurs espèces d'Aeromonas sont assez souvent retrouvées dans le microbiote endogène de moustiques non-piqueurs du groupe des Chironomidés (Diptera : Chironomidae), au stade œuf, larve & pupe, et adulte trouvées dans 1,63 % des pontes de chironomes et 3,3 % des larves)[1]. Certaines espèces d'Aeromonas isolés chez ces chironomes sont pathogènes pour le moustique (dégradation des œufs et de la chitine grâce à une enzyme, la chitinase), mais les chercheurs ont aussi isolés dans le microbiote de ces moustiques des espèces d'Aeromonas qui les protègent d'intoxications par les métaux lourds[1].

Les larves de ces insectes sont très communes dans les eaux douces du monde entier (qui sont aussi l'un des réservoirs dans certains pays du Vibrio cholerae) ; elles sont mangées par de nombreux poissons (également souvent infectés par des Aeromonas) et amphibiens, et l'adulte peut être abondamment consommé par de nombreux oiseaux et des chauve-souris.

Risques sanitaires[modifier | modifier le code]

La présence d'Aeromonas a été signalée dans divers aliments : huîtres, moules, coquillages, crevettes, volailles, viandes, lait cru, crèmes glacées et crudités, contaminés par le portage intestinal de l'animal ou par les eaux souillées.

Espèces[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Laviad S & Halpern M (2016) Chironomids’ Relationship with Aeromonas Species ; Frontiers in Microbiology 7(40) ; Mai 2016 ; DOI: 10.3389/fmicb.2016.00736 (résumé)
  2. Les bactéries pathogènes d'origine hydrique : micro-organismes préoccupants courants et émergents sur le site Santé Canada

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]