Adolphe Steinheil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Adolphe Steinheil
Adolphe Steinheil.png

Autoportrait dessiné (1883).

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Conjoint

Édouard Charles Adolphe Steinheil, né le à Paris en France et mort assassiné le au même lieu, est un peintre français, rendu célèbre par la vie débridée de son épouse Marguerite Steinheil, et par son meurtre tragique dans des conditions mystérieuses.

Biographie[modifier | modifier le code]

Adolphe Steinheil, La Rhétorique (1865), médaillon de la rose du transept nord de la cathédrale Notre-Dame de Laon. Les médaillons représentent les sept arts libéraux, ainsi que La Médecine et La Philosophie (médaillon central). Le vitrail date de 1200 à 1210, mais les médaillons, La Philosophie, La Rhétorique, La Musique, La Médecine, ont été réalisés en 1865 par Steinheil, qui a repris les figures des voussures d'un portail de la façade.

Son père est le peintre verrier Auguste Steinheil (Strasbourg 1814 - Paris 1885), restaurateur des vitraux de la cathédrale de Strasbourg et de la Sainte-Chapelle, et son oncle le peintre Ernest Meissonier.

Artiste sans grand succès, il gagne sa vie en réalisant des miniatures à la manière de Meissonier, ainsi qu’en exécutant des fresques et en restaurant des vitraux dans les églises, dont les cathédrales de Laon et de Bayonne, à l’exemple de son père.

Il a quarante ans lorsque, le 9 juillet 1890, il épouse Marguerite Japy, née en 1869. Elle est quelque temps son modèle, mais elle aspire à une existence plus intense, et ouvre dans leur villa du no 6 bis impasse Ronsin, proche de Montparnasse, un salon bientôt fréquenté par le Tout-Paris. Conjuguant ambition et tempérament, elle passe tour à tour dans les bras de différents amants influents et généreux. Marguerite toujours soucieuse de la carrière de son époux, lui obtient en effet de ses protecteurs des commandes de tableaux qui permet d'autant plus facilement à Adolphe d'accepter ses infortunes conjugales.

Sa liaison avec le président de la République, Félix Faure, vaut à son compréhensif époux une commande officielle pour un tableau monumental représentant La Remise des décorations par le président de la République aux survivants de la redoute brûlée, qui est exposé au Salon de 1898, ainsi que la croix de la Légion d’honneur la même année.

Le 31 mai 1908, Adolphe Steinheil meurt étranglé lors du cambriolage de son domicile parisien, qui coûte également la vie à sa belle-mère[1]. Les circonstances de ce que les gazettes appellent le crime de l’impasse Ronsin sont si troubles que sa femme qui est retrouvée ligotée dans sa chambre. Un temps soupçonnée d'avoir commandité le meurtre de son époux et de sa mère pour pouvoir se remarier par la suite, Marguerite Steinheil est traduite devant les assises en novembre 1909 avant d'être acquittée fautes de preuves, sans que les faits soient jamais élucidés.

Le couple eut une fille, Marthe (née en 1891), qui épousa l’artiste italien Raphael del Perugia[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le plan du théâtre du crime, Le Petit Parisien, Paris, 1er juin 1908, quotidien (ISSN 0999-2707) [lire en ligne]
  2. « Marthe STEINHEIL - "pierfit" - Geneanet », sur gw.geneanet.org (consulté le 21 août 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]