Acné excoriée

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Acné excoriée

Classification et ressources externes

Description de cette image, également commentée ci-après

Image d'une personne atteinte d'acné excoriée, présentant des plaies dues à l'arrachage de peau sur les bras, les épaules et la poitrine.

CIM-10 L98.1
CIM-9 312.3
MeSH D007174
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L'acné excoriée est un trouble des habitudes et des impulsions. Ce trouble est également lié à la dysmorphophobie. La personne affectée est généralement atteinte d'une acné légère, mais à cause de ses tendances anxieuses, elle la considère comme plus grave qu'elle ne l'est réellement. Cette affection paraît toucher principalement les jeunes filles.

Pour ne citer qu'un exemple du point de vue traditionnel sur la question, le Grand Dictionnaire terminologique de l'Office québécois de la langue française présente le terme acne urticata comme l'équivalent d'« acné excoriée des jeunes filles », qui paraît en fait beaucoup plus restrictif.

En 2013, l'acné excoriée apparait dans le DSM-5 sous sa propre catégorie "Excoriation (Skin-Picking) Disorder", cette catégorie est classée sous "Obsessive Compulsive and Related Disorders".

En 2013, le DSM-5 indique que l'équivalence CIM-10 de ce trouble est L98.1[1] "Dermite factice" avec comme terminologie Excoriation névrotique, faisant partie de la section "Autres affections de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané, non classées ailleurs"; et non plus comme "troubles des habitudes et des impulsions" (CIM-10: F63)[2].

Lexicologie[modifier | modifier le code]

  • Autres langues : en espagnol, on dit acné excoriado.
    La terminologie française paraît avoir été assez influente sur les autres langues. En anglais et en allemand[3] on dit « acne excoriée » et « acne excoriée des jeunes filles », mais sans accent à « acné ».
  • Hyperonyme : grattage compulsif.
  • Synonymes :
    • En latin : Acne urticata (terme scientifique)
    • Excoriation névrotique
    • Skin-picking (anglicisme parfois employé au Québec)
    • Dermatillomanie
  • Hyponyme : acné excoriée des jeunes filles

Traitement[modifier | modifier le code]

Thérapie comportementale[modifier | modifier le code]

Alors que la thérapie comportementale peut proposer le renversement des habitudes (en), une thérapie cognitivocomportementale, une thérapie comportementale d'acceptation améliorée (« acceptance-enhanced behavior therapy », AEBT) ou une thérapie d'acceptation et d'engagement (en), plusieurs études ont montré que la formation à l'inversion des habitudes associée à une formation de sensibilisation réduit le comportement d'excoriation chez les sujets en souffrant, hors d'autre affection psychique[4],[5],[6]. La formation à l'inversion des habitudes peut inclure l'amélioration de la sensibilisation et l'entraînement à la réponse alternative : par exemple, dans une étude de la formation aux réponses alternatives, les participants devaient garder le poing fermé pendant une minute au lieu de manipuler leur peau ou en réponse à une affection qui provoquait habituellement un comportement d'excoriation[7].

Hypnothérapie[modifier | modifier le code]

L'hypnothérapie serait dotée d'une certaine efficacité pour le traitement de l'acné excoriée[8]. Cette recommandation n'est pas fondée sur la recherche, mais sur la pratique.

Troubles apparentés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « DSM-V », sur webarchive (consulté le 10 mars 2015), page 870 pour la classification CIM-10; page 291 pour la section sur l'acné excorié
  2. « CIIM-10 », sur webarchive (consulté le 10 mars 2015), page 439
  3. (de) Vogel PG. « [Symptom analysis of acne excoriée des jeunes filles] » Hautarzt 1974;25(7):333-6. PMID 4277940
  4. (en) Odlaug BL, Grant JE, « Pathologic skin picking », Am J Drug Alcohol Abuse, vol. 36, no 5,‎ , p. 296–303. (PMID 20575652, DOI 10.3109/00952991003747543)
  5. (en) Dell'Osso B, Altamura AC, Allen A, Marazziti D, Hollander E, « Epidemiologic and clinical updates on impulse control disorders: a critical review », Eur Arch Psychiatry Clin Neurosci, vol. 256, no 8,‎ , p. 464–75. (PMID 16960655, PMCID PMC1705499, DOI 10.1007/s00406-006-0668-0)
  6. (en) Spiegel DR, Finklea L, « The recognition and treatment of pathological skin picking: a potential neurobiological underpinning of the efficacy of pharmacotherapy in impulse control disorders », Psychiatry (Edgmont), vol. 6, no 2,‎ , p. 38-42. (PMID 19724747, PMCID PMC2719449, lire en ligne [html]) modifier
  7. (en) Lang R, Didden R, Machalicek W, Rispoli M, Kang S et al., « Behavioral treatment of chronic skin-picking in individuals with developmental disabilities: a systematic review », Res Dev Disabil, vol. 31, no 2,‎ , p. 304-15. (PMID 19963341, DOI 10.1016/j.ridd.2009.10.017) modifier
  8. (en) Chuh A, Wong W, Zawar V. « The skin and the mind » Aust Fam Physician 2006;35(9):723-5. PMID 16969446

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]