Abong-Mbang

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Abong-Mbang
Route en direction du Nyong
Route en direction du Nyong
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Est
Département Haut-Nyong
Démographie
Population 29 005 hab.[1] (2005)
Géographie
Coordonnées 3° 59′ Nord 13° 10′ Est / 3.98, 13.17
Localisation

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Abong-Mbang

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Abong-Mbang

Située à la région de l'Est dans le Département du Haut-Nyong, la commune d’Abong-Mbang est limitée au Nord par les Communes de Doumé et d’Angossas, Sud par la Commune de Messamena, à l’Est par la Commune de Mindourou et à l’Ouest par la Commune d’Atok. Elle couvre une superficie de 11.250 km² [2].

La ville d’Abong Mbang, chef lieu du Département du Haut-Nyong. et de la Commune du même nom est située à 114 km de Bertoua le Chef lieu de la Province de l’Est et à 236 km de la ville de Yaoundé, la capitale politique et administrative du Cameroun. La Commune d’Abong-Mbang est traversée par la Route Nationale n°10 qui relie la ville d’Abong-Mbang à Yaoundé et à Bertoua. Cette même route conduit vers deux pays limitrophes du Cameroun à savoir le Tchad et la République Centrafricaine. Grand carrefour entre les provinces de l’Est et du Centre, ville de transit par excellence, Abong-Mbang se caractérise par son accueil chaleureux et son hospitalité. La commune d’Abong-Mbang s’étend sur une superficie de 11 250 km² et compte une population estimée à environ 30.381[3] habitants dont plus de la moitié vit dans la ville d’Abong-Mbang. Cette population est essentiellement agricole. Dans sa configuration urbanistique, la ville d’Abong-Mbang, qui est subdivisée en 11 quartiers, présente une partie urbaine et une large zone rurale. C’est ce contraste qui fait son charme. Tandis que la partie rurale de la commune est constituée de 30 villages ayant chacun à sa tête un Chef traditionnel de 3e degré. Abong-Mbang est située le long de la route nationale 10, route principale allant à Yaoundé à Bertoua, chef-lieu de région. Pour s'y rendre, il faut 3 à 4 heures de trajet à partir de Yaoundé et environ 2 heures à partir de Bertoua.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'après les Maka et les pygmées Baka, cette région d'Abong-Mbang fut peuplée par les Maka-Njem venus du nord-ouest le long du fleuve Congo. Ils rencontrèrent les Baka (peuple de chasseurs-cueilleurs) et sollicitèrent leur aide pour s'installer. Ils appelèrent le lieu Bung-Ngwang (lieu de baignade dans le Nyong). Quand arrivèrent les Européens au XIXe siècle, ce nom fut retranscrit en Abong-Mbang, l'orthographe actuelle.

L'Allemagne fut la première puissance coloniale à occuper la région (colonie du Kamerun : 1884). La plupart des infrastructures de la ville datent de cette époque. Les Français prirent le relais en 1919 et commencèrent la culture du café avec l'aide des populations locales. Après l'indépendance du Cameroun français, Abong-Mbang devint un centre important de commerce de la province de l'Est. Grâce à sa situation au croisement de deux routes majeures (RN 10 Yaoundé—Bertoua et P 6 Abong-Mbang—Lomié), Abong-Mbang est un lieu de passage pour les grumes et la viande de brousse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Abong-Mbang est divisée en 7 circonscriptions dont la principale est le Haut-Nyong centre, avec pour capitale la ville d’Abong-Mbang. Ce Haut-Nyong regroupe d’importantes communautés regroupées dans le Canton Bebend.

Abong-Mbang est située sur un terrain à peu près plat au pied de petites collines. La ville est située sur la rivière Nyong, et de nombreux rus traversent les alentours. La végétation des alentours d'Abong-Mbang est la forêt équatoriale.

Population[modifier | modifier le code]

Lors du recensement de 2005, la commune comptait 29 005 habitants[1], dont 15 663 pour Abong-Mbang Ville.

Les Maka, une population bantoue, forment le principal groupe ethnique d'Abong-Mbang. Ils parlent la langue maka. Du fait de la position de la ville sur une grande route, d'importantes communautés Fulani, Fangs et Bamiléké s'y sont aussi installées. La ville est également le lieu de passage d'un petit nombre de missionnaires, d'ONG et de coopérants.

La plupart des habitants sont chrétiens, catholiques ou protestants. Il y a aussi quelques musulmans.

Les Pygmées Baka croient en l’existence d’un Esprit appelé «Djengui » qui peut être invoqué à travers des rites traditionnels suprême. Différentes confessions religieuses

dites conventionnelles opèrent aussi dans le territoire de la commune d’Abong-Mbang essentiellement dans les secteurs de la spiritualité, de l’éducation, de la santé et du développement.Nous les avons distinguées et regroupées en trois grandes catégories ci-dessous :

Les chrétiens 

Parmi les chrétiens, on peut distinguer :

  • L’église catholique romaine : Outre la cathédrale Saints Pierre et Paul de la ville d’Abong-Mbang, on trouve aussi un monastère ainsi que la paroisse Notre Dame de Fatima ;
  • L’Eglise Presbytérienne du Cameroun ;
  • L’Eglise Adventiste du 7e jour ;
  • L’église Evangélique du Cameroun ;
  • L’Eglise Presbytérienne Orthodoxe ;
  • Les Témoins de Jéhovah.
Les églises d’éveil 
  • La Communauté Missionnaire Internationale ;
  • La Vraie Église de Dieu ;
  • Assemblée de Réveil ;
  • Les Pentecôtistes[4].
Les musulmans 
  • L’islam

Structure administrative de la commune[modifier | modifier le code]

Outre la ville d'Abong-Mbang et ses quartiers, la commune comprend les villages suivants[5]  :i

Politique[modifier | modifier le code]

C'est André-Marie Mbida, Premier ministre et Premier chef d'État du Cameroun autonome (12 mai 1957 - 16 février 1958) qui donne à la ville d'Abong-Mbang sa première voie politique car, à la veille de son limogeage par le Haut-Commissaire Ramadier, le 16 février 1958, il y avait créé le Parti des démocrates camerounais le 12 janvier 1958.

Abong-Mbang a connu d'illustres hommes politiques. La ville a été pendant longtemps acquise à l'UNC jusqu'à ce que, avec la création du RDPC en 1985 à Bamenda, tout bascule pour le parti au pouvoir.

C'est d'ailleurs à la suite de ce vent du Renouveau, dans les années 1980, que le Président Paul Biya y effectua son unique visite en tant que président.

La vie politique se manifeste aussi lors des grands événements comme la Fête de l'Indépendance du 20 mai ou lors des grands événements socio-politiques. Aujoud'hui, Plusieurs organisations de la société civile, des organismes internationaux ainsi que les partis politiques ( Le RDPC, l'UNDP, l'UPC et le PDC se partagent la vie politique même si la majorité des suffrages revient au RDPC. sont actifs dans le territoire de la commune d’Abong-Mbang). Dans la première catégorie, on retrouve notamment les associations de développement, les associations culturelles, les GIC, les Unions des GIC et les ONG.

Les organisations de la société civile (OSC)

Nous avons pu classifier les OSC en quatre grandes: catégories à savoir :

•L’association de développement

Nous avons identifié 13 associations locales communément appelées « ONG » opérant dans les domaines variés du développement ainsi que 34 associations de base.

• Les associations socioculturelles

Les 34 organisations de ce type ont été répertoriées. Elles regroupent les tontines, les associations des ressortissants, les groupes culturels, les comités de développement, les associations des jeunes et des femmes. Toutes ces associations se sont constituées en un réseau appelé Réseau des Associations Féminines d’Abong-Mbang, « RAFABOM » (voir les listes en annexe). En outre, il faut citer l’Association des Chefs Traditionnels Bebend (ACTRAB).

•Les Comités de santé :

Les structures de cette catégorie qui existaient dans le District de santé d’Abong-Mbang ont été toutes dissoutes suite à une décision de la tutelle. Le processus de leur restructuration et de relance est en cours.

• Les GIC, les Unions des GIC et les Coopératives : (voir liste détaillée en annexe) : Sur l’ensemble du territoire de la commune d’Abong-Mbang, nous avons identifié au total 25 GIC actifs dans le domaine agropastoral, l’apiculture et 1 dans le domaine de la santé. Parmi eux, 6 GIC se sont regroupés pour former une Union des GIC.

Les ONG de développement :

Ces structures sont actives à Abong-Mbang, soit à travers une représentation locale, soit en intervenant de manière ponctuelle. Il s’agit de:

-Plan Cameroun : Droits et dignité des Bakas, éducation de base ;

-ASSEJA (ONG Agréée)  : Identification et appui aux orphelins du VIH/SIDA,

insertion socioéconomique des jeunes ;

-Arc-En-Ciel (ONG Agréée)  : Développement local, santé, assainissement urbain,formation ;

-Aide aux Lépreux (ALES).

Les syndicats :

Deux organisations syndicales sont présentes à Abong-Mbang à savoir :

-CSTC : Organise beaucoup de rencontres de sensibilisation sur les droits des travailleurs. On la voit aussi régulièrement au tribunal d’Abong-Mbang pour la défense de la cause des travailleurs.

-USLC : seulement active lors de la participation aux défilés.

Les organismes internationaux :

World Wild Fund (WWF) est la seule organisation internationale qui appuie l’Association Terre et Vie installée à Abong-Mbang pour la mise en œuvre d’un projet d’éducation environnementale dans les écoles de la commune de Mindourou [6].

Développement[modifier | modifier le code]

Volet agricole[modifier | modifier le code]

Au marché

Les principales ressources économiques sont agricoles, d'une agriculture encore archaïque, qui essaie de se moderniser. Le cacao, le café, la banane plantain, l’arachide, le tabac, l’huile de palme constituent les principales ressources agricoles. Cependant, la filière agricole est en décrépitude.

Les premiers indices de la faillite de ces filières dans la province de l’Est ont d’ailleurs été présentés par le délégué provincial de l’agriculture et du développement rural.

« Le verger cacao est entré en hibernation. Une situation caractérisée par une chute radicale de la production depuis les années 1980, période pendant laquelle l’État a cessé ses subventions. Aujourd’hui, le verger cacao est envahi par les capsides, ce qui est à l’origine de très bas rendements situés entre 250 à 300 kg/ha. Cependant, malgré la fluctuation des prix, les superficies n’ont pas beaucoup varié et se situent autour de 40 000 ha contre 39 600 ha en 1994 ce qui veut dire qu’il y a très peu de création de nouvelles plantations. En ce qui concerne le café, la situation dans la province de l’Est est tout simplement dramatique. La chute du prix d’achat au producteur a été la principale cause du déclin de cette filière, mais aussi dans une moindre mesure, le vieillissement des plantations et des producteurs. En 1985, la superficie de ce verger était de 31 545 ha pour une production de 15 769 tonnes de café robusta. Dix ans après, en 1994, les dernières estimations donnent une superficie de 26 400 ha. En 2006, ce qui reste du verger café est estimé à 7 820 ha, soit une réduction du verger de plus de 18 000 ha en 12 ans. »

En ce qui concerne la filière tabac, la situation n’est guère reluisante. Selon le délégué provincial de l’agriculture de l’Est,

« La faillite de la société camerounaise de tabac en 1992 a engendré la fin de la production même si aujourd’hui on peut constater la présence de quelques opérateurs privés dans la filière, il faut surtout constater un manque de collaboration qui constitue un blocage à la relance véritable[…] de cette filière à l’Est. »

Volet minier[modifier | modifier le code]

Le sous-sol regorge de nombreux minerais.[réf. souhaitée]

Volet routier[modifier | modifier le code]

Le lancement officiel des travaux de construction du lot n° 1 de la route Ayos—Bonis a été effectué le 29 juillet 2005 à Atok. Ce premier lot de 88 km sera réalisé en béton bitumeux avec une chaussée large de 7 m. et des accotements de 3 m. Les travaux d’un montant de 19,068 milliards sont financés respectivement par le Fonds koweïtien de développement (8,401 milliards), la banque arabe pour le développement de l’Afrique (9,8 milliards). L’État camerounais contribuera pour 900 millions de francs CFA. Quant au 2e lot Abong—Bonis, long de 103 km, il coûtera 25 milliards provenant principalement de la Banque islamique de développement (6,3 milliards), du Fonds OPEP (6,3 milliards), du Fonds saoudien de développement (7 milliards) et de l’État camerounais (2,13 milliards). Ces travaux sont effectués par le groupe koweïtien Pantechniki basé dans le grand district d’Atok. Cette route devrait sortir la province de l’Est de l’obscurité et soutenir le développement et l’ouverture vers l’extérieur.

Fracture numérique[modifier | modifier le code]

Le Centre Chantal Biya a ouvert ses portes en partenariat avec I.A.I. Cameroun dans le domaine des TIC. Il est constitué d’un bloc administratif doté de trois bureaux, de deux salles machines de 15 ordinateurs chacune, d’une salle Internet de 10 ordinateurs et d’une salle VIP de 5 ordinateurs. La première promotion est baptisée Jean Baptiste Mabaya (tout premier certifié de la province de l’Est et premier ministre des Forces armées camerounaises) qui fut aussi l'un des pères fondateurs du PDC (Parti des Démocrates Camerounais) à Abong-Mbang le 12 février 1958 en compagnie de André-Marie Mbida.

Personnalités nées à Abong-Mbang[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Troisième recensement général de la population et de l'habitat (3e RGPH, 2005), Bureau central des recensements et des études de population du Cameroun (BUCREP), 2010.
  2. « arcencielcameroun | arcencielcameroun », sur arcencielcameroun.org (consulté le 16 juin 2016)
  3. « arcencielcameroun | arcencielcameroun », sur arcencielcameroun.org (consulté le 16 juin 2016)
  4. « arcencielcameroun | arcencielcameroun », sur arcencielcameroun.org (consulté le 16 juin 2016)
  5. Plan communal de développement d'Abong-Mbang, juin 2012, p. 9
  6. « arcencielcameroun | arcencielcameroun », sur arcencielcameroun.org (consulté le 16 juin 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire des villages du Haut-Nyong, Centre ORSTOM de Yaoundé, juin 1968, 84 p.
  • J. Gazel et Ch. Guiraudie, Notice explicative sur la feuille Abong-Mbang-Ouest : carte géologique de reconnaissance à l'échelle du 1/500.000 : levés effectués de 1954 á 1957, Direction des mines et de la géologie du Cameroun, 1965, 28 p. + carte

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]