2e régiment de carabiniers-cyclistes (Belgique)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

2e régiment de carabiniers-cyclistes
Création 28 janvier 1915
Dissolution 31 mai 2002
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Allégeance Coats of arms of Belgium Military Forces.svg Armée belge
Branche Force terrestre
Type infanterie
Rôle infanterie cycliste
Garnison Clèves, Mons, Eupen, Malmédy, Siegburg, Arolsen, Arnsberg, Spich, Euskirchen, Siegen et Stockem
Ancienne dénomination 2e Bataillon de Carabiniers-Cyclistes
Surnom Diables noirs
Couleurs jaune et vert
Devise Pour une dent, toute la gueule!
Marche Marche du 2e Régiment de carabiniers-cyclistes
Guerres Première Guerre mondiale, Seconde Guerre mondiale
Batailles Bataille de la Lys
Commandant historique commandant_historique

Le 2e régiment de carabiniers-cyclistes (néerlandais : 2de Regiment carabiniers wielrijders) était une unité d'infanterie de la force terrestre des forces armées belges.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1890, une section de cyclistes est constituée dans le régiment de Carabiniers. Celle-ci devient en 1896, compagnie et en 1898, on en crée trois supplémentaires.

En 1911, ces quatre compagnies sont rassemblées en un bataillon au sein du régiment. En 1913, il est attaché à la Division de Cavalerie sous le nom de Bataillon des Carabiniers Cyclistes. En , le bataillon est engagé dans des missions de reconnaissance sur le Geer et la Gette. Ses unités infligeront des pertes sérieuses aux escadrons de cavalerie allemandes lors d'attaques par surprise et des embuscades. Les carabiniers-cyclistes reçoivent le surnom de « Schwarze Teufel » (Diables Noirs) lors de la bataille des casques d'argent le à Halen.

Les , et , trois compagnies cyclistes sont constituées avec des réservistes.

Le 2e bataillon de carabiniers-cyclistes est officiellement créé le , par le regroupement des 3 compagnies de réservistes. Il dépend alors de la Deuxième Division de cavalerie créée fin 1914. Le bataillon d'avant-guerre devient quant à lui le 1er Bataillon de Carabiniers Cyclistes.

En , la Deuxième Division de Cavalerie est dissoute et les deux bataillons de Carabiniers-Cyclistes sont intégrés à la Première Division de Cavalerie.

Après la guerre, il participe à l'occupation de la Ruhr. Il est dissous à son retour en .

En , à la suite d'une réorganisation de l'armée, quatre régiments de cyclistes sont formés. Le Deuxième Régiment est caserné à Mons à partir du . Une nouvelle réorganisation, en novembre de la même année voit le 3e Régiment de cyclistes absorbé par le 2e Régiment.

Ils sont supprimés le de la même année pour former deux nouveaux régiments. Le Deuxième est formé par les anciens Deuxième et Troisième régiments. En 1929, la garnison déménage et est répartie entre les villes d'Eupen et de Malmedy.

Il participe à la campagne des 18 jours et notamment à la défense de l'Escaut, du canal de Terneuzen et à la bataille de la Lys. Il sera de nouveau dissous lors de la capitulation.

Le , est créé à Siegen en Allemagne, le 2e bataillon de Carabiniers-portés qui devient le 1er août le 2e Bataillon de Carabiniers-Cyclistes et hérite des traditions du régiment de même dénomination.

En juillet et , une compagnie de marche part pour le Rwanda à la suite des troubles au Congo qui mèneront à son indépendance.

Le , le bataillon est transféré à la 17e Brigade blindée.

En 1992, 1993, 1995 et 1999 une compagnie est envoyée sous mandat de l'ONU en ex-Yougoslavie et en 2000 au Kosovo.

Le , le bataillon fusionne avec l’École d'Infanterie et prend le nom d’École d'Infanterie - 2e Cyclistes

Le , les 1er et 2e bataillons de carabiniers-cyclistes sont dissous.

Les traditions du second régiment furent transférées au camp Lagland à Arlon le .

Fanion[modifier | modifier le code]

Un premier fanion fut remis le à Clèves (Allemagne) par le commandant de la Division de Cavalerie, le Lieutenant-général Lemercier. Le , dans la cour de la Caserne Prince Baudouin à Bruxelles, celui-ci est remis au 2e Régiment de Carabiniers-Cyclistes par le Roi Albert I. Durant la Seconde Guerre mondiale, il sera caché à l'abbaye Saint-André de Bruges. Le bataillon d'après la seconde-guerre mondiale reçoit son fanion des mains du commandant de la 16e Division blindée, le à Weiden.

Il porte les citations suivantes :

Il porte également les fourragères de l'Ordre de Léopold et de la Croix de Guerre 1940.

Garnisons[modifier | modifier le code]

De à , il participe à l'occupation de la Rhur.

De 1926 à 1929, il est caserné dans la ville de Mons.

En 1929, il déménage pour Eupen et Malmedy jusqu'à sa dissolution en 1940.

Le , il prend ses quartiers à Siegen.

De au , le bataillon est caserné à Arolsen.

Il part ensuite pour Arnsberg.

Il est caserné à Spich de à .

Il part ensuite pour Euskirchen jusqu'en où il déménage encore une fois pour Siegen.

Après sa fusion avec l'école d'infanterie en 1994, il est caserné à Stockem.

Béret[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1951, contrairement aux autres unités de l'infanterie belge, il était de type "basque" comme les chasseurs ardennais mais de couleur noire.

Liens externes[modifier | modifier le code]