Île aux Tonneliers

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L’île aux Tonneliers (anglais : Tonneliers Island) est un ancien îlot de l'océan Indien qui était autrefois situé tout près de la côte nord-ouest de l'île Maurice en face de Port-Louis, l'actuelle capitale de la République de Maurice.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'île reçoit la visite de plusieurs scientifiques de l'expédition Baudin alors en escale le . D'après le Voyage dans les quatre principales îles des mers d'Afrique publié par Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent en 1804, elle se présente alors comme une île « longue et basse » qui a été « réunie à la terre par M. de Tromelin, à l'aide d'une belle chaussée de plus de huit cent pas de longueur » et qui porte son nom[1].

Géologie[modifier | modifier le code]

Durant sa visite, le naturaliste note que l'île « n'est formée que de corps marins et de débris de coquilles ou de madrépores » mais ajoute que l'on voit en quelques endroits « des roches volcaniques roulées, qui paraissent avoir été arrachées par les eaux à une couche inférieure que des restes d'animaux ont encroûtée ». À cette époque, elle ne se distingue qu'à une très petite distance, « et tout au raz de l'eau ». De fait, « elle n'est cultivée nulle part » et il n'y a sur place que quelques établissements dépendant des forts élevés de l'île de France[1].

Flore[modifier | modifier le code]

Selon Bory de Saint-Vincent, « l'île aux Tonneliers est aride ; le sol blanc y réfléchit les rayons du soleil dont aucun arbre ne rompt la force, de sorte que la chaleur y est insoutenable, quand les vents ne la modèrent pas ». Aussi, d'après lui, elle offre « pendant les deux tiers de l'année », « au milieu des ardeurs de l'été », le spectacle que donne la nature en France métropolitaine pendant l'hiver : la verdure qui occupe une partie de l'île est dévorée par l'ardeur ambiante, « et le bois, dépouillé des arbustes, présente des bosquets sans feuilles et sans fleurs »[1].

Cependant, alors qu'il visite l'île avec Louis Marie Aubert Du Petit-Thouars et Joseph Pierre Leboux-Dumorier, il la trouve dans une situation favorable : elle étale sous leurs yeux « des richesses qui nous étaient inconnues ». Le voyageur en escale y fait une moisson de beaux végétaux : Asparagus sarmentosus, Cleome viscosa, Cynanchum obtusifolium, Euphorbia hirta, Euphorbia pillulifera, Lithrum pemphis ou Suriana maritima, mais aussi deux Convolvulus, des Dolichos et des Sida[1].

Références[modifier | modifier le code]