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Étiennette de Gévaudan

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Étiennette de Gévaudan
Biographie
Naissance
ou Voir et modifier les données sur Wikidata
Arles (?)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
ou vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Famille
Maison de Millau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Raymond Ier des Baux (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants

Étiennette de Gévaudan, aussi connue sous le nom Étiennette de Provence, née vers 1100 et morte vers 1160, est l'épouse de Raymond Ier des Baux, seigneur des Baux (mort en 1150), dont la réclamation de droits sur le comté de Provence du chef de sa femme est à l'origine des guerres baussenques (1144-1162).

Onomastique

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Elle est appelée soit Étiennette, soit Stéphanie (Stefania), avec les qualificatifs de Provence, de Gévaudan, de Gévaudan-Provence ou encore des Baux[1].

Étiennette est la fille de Girbert Ier de Millau (1055-1111), vicomte de Gévaudan, et de Gerberge d'Arles (1060-1115), comtesse de Provence[1],[2],[3].

Elle a une sœur cadette (selon Stasser), Douce[3],[2].

Son père est assassiné, vers et par des « scélérats »[4], appartenant à la vieille aristocratie provençale[3],[5],[6]. Le comté de Provence, en indivision, est partagé entre sa mère, la comtesse Adélaïde de Forcalquier et la maison de Toulouse [7].

Recherchant le soutien d'une « dynastie forte » — « allié extérieur assez puissant pour restaurer l'autorité comtale, garantir l'héritage de sa fille et venger son mari »[5] —, sa mère marie sa sœur à Raimond-Bérenger III, de la maison catalane de Barcelone, comte de Barcelone et de Gérone[8],[3],[6].

La comtesse Gerberge remet à sa sœur le une « partie de Provence qui restait indivise et qu'elle avait hérité de son frère Bertrand, ainsi que les biens de son mari »[9]. Étiennette semble déjà dotée à cette période, elle a reçu les droits sur le Gévaudan[10].

Étiennette épouse, entre 1110[11] et 1120 Raymond, seigneur des Baux, chef d'un lignage puissant du comté[10].

Succession de la Provence

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Après la mort de sa belle-sœur Douce (vers 1127/1131) et de son beau-frère Raimond-Bérenger III de Barcelone(en 1131), Raymond des Baux, proche de la maison de Toulouse, émet des prétentions sur le comté de Provence, ce qui déclenche un conflit qui va durer une vingtaine d'années[12], appelé les guerres baussenques (1144-1162).

Étiennette de Provence et son époux, Raymond Ier des Baux, ont probablement sept enfants :

Notes et références

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  1. a b c d e et f (Pezet 1982, p. 374).
  2. a et b Thierry Stasser, « De Stéphanie-Douce à Douce de Foix. Nouvelles hypothèses sur la généalogie des comtes de Provence et de Foix », Annales du Midi, nos 131-307-308,‎ , p. 293-306 (lire en ligne).
  3. a b c et d Martin Aurell, Jean-Paul Boyer et Noël Coulet, La Provence au Moyen Âge, Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, (ISBN 978-2-85399-617-4, lire en ligne), « 2. Le temps du prince 1112-1196 », p. 53-94.
  4. Poly 1976, p. 325.
  5. a et b Stasser 2019, p. 294.
  6. a et b Mariacristina Varano (thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I), Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, , 1007 + 132 (lire en ligne [PDF]), p. 439-440.
  7. Eliana Magnani (Vita Regularis. Ordnungen und Deutungen religiosen Leben im Mittelalter), Monastères et aristocratie en Provence - milieu Xe - début XIIe siècle, Lit Verlag, (lire en ligne), chap. 10, p. 458.
  8. Manteyer 1908, p. 312.
  9. Manteyer 1908, p. 312-313.
  10. a et b Stasser 2019, p. 294-295.
  11. Selon Moreri (Pezet 1982, p. 374).
  12. Mariacristina Varano (thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I), Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, , 1007 + 132 (lire en ligne [PDF]), p. 450.
  13. (Pezet 1982, p. 375).

Bibliographie

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Ouvrages récents

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Ouvrages anciens

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  • Jean-Pierre Poly, La Provence et la société féodale : 879-1166, contribution à l'étude des structures dites féodales dans le Midi, Paris, Bordas, , 431 p. (lire en ligne).
  • Georges de Manteyer, La Provence du premier au douzième siècle : études d'histoire et de géographie politique. Tome 1, Picard, , 988 p. (lire en ligne).

Articles connexes

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Liens externes

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