Étienne Dumont (juriste)

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Étienne Dumont
Étienne Dumont (juriste).jpg
Biographie
Naissance
Décès
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MilanVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités

Pierre Étienne Louis Dumont, écrivain et juriste suisse, né à Genève en juillet 1759 et mort dans la nuit du 28 au 29 septembre 1829, lors d'un voyage à Milan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Peu après sa naissance, son père mourut et sa mère est restée veuve avec cinq enfants. Le petit Étienne fit des études au collège et pour aider à l'entretien de sa famille donnait des leçon en qualité de répétiteur. Ayant terminé ses humanités à la faculté de théologie (1781), il fut nommé au ministère pasteur de l'église française réformée à Genève à l'âge de 22 ans. Après les troubles de 1782 à Genève, il se rendit auprès de sa mère et de ses sœurs à Saint-Pétersbourg. Après un séjour de 18 mois en Russie, il partit en Angleterre au service du riche seigneur lord Landsdown, chargé de l'éducation de ses enfants.

En 1789, il revint en France et se mit en relation avec Mirabeau, rédigea pour lui plusieurs discours et l'aida dans la publication du Courrier de Provence. Ce fut durant cette période de sa vie que Monsieur Dumont acquit de profondes connaissances sur les plus hautes fonctions de la politique et de la législation.

Il alla quelques années après s'établir en Angleterre (1791) où il lia une étroite amitié avec Samuel Romilly et travailla avec Jeremy Bentham, dont il fut le collaborateur pendant plus de vingt ans. Sa célébrité fut acquise dès ses premières publications et lors d'un nouveau voyage en Russie, il reçut l'offre d'Alexandre 1er de collaborer à la révision des lois russes mais refusa afin de ne pas sacrifier à ses propres opinions.

La chute de l'Empire français rendit Genève indépendant et M. Dumont rentra à Genève en 1814. Appelé par le suffrage de ses concitoyens, il y fut nommé membre du Conseil souverain et fit adopter un code pénal conforme aux principes de Bentham. A Genève, il fut l'un des fondateurs de la Société de lecture et fut un des membres actifs pour l'érection d'un monument en l'honneur de Jean-Jacques Rousseau[1].

Il fit en outre paraître une série de Lettres sur Bentham (dans la Bibliothèque britannique, vol. V-VII) et publia en français, en 1791, le texte de Bentham sur le panoptique. On a publié après sa mort ses Souvenirs sur Mirabeau, 1831.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les ouvrages qu'il a rédigés pour exposer ses doctrines sont :

  • Traité de législation civile et pénale, 1802 ;
  • Théorie des peines et des récompenses, 1812 ;
  • Tactique des assemblées délibérantes, 1816 ;
  • Traité des preuves judiciaires, 1823 ;
  • De l'organisation judiciaire et de la codification, 1828.
  • Observations sur prison pénitentiaire 1829


Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal de Genève, le 22 octobre 1829, Nécrologie
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