Édouard Garand

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Édouard Garand
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Édouard Garand vers 1926
Naissance
à Montréal
Décès
Activité principale

Édouard Garand (né le à Montréal, mort le )[1] est un éditeur et imprimeur québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Édouard Garand étudie à l'école Saint-Jacques et au collège Sainte-Marie, à Montréal[1]. En mars 1922, Garand fonde sa maison d'édition[1], les Éditions Édouard Garand, devenant l'un des premiers éditeurs professionnels au Québec. La maison publie un premier livre en 1923, L'Iris bleu, de Jules-Ernest Larivière, inaugurant la collection « Le Roman canadien ».

Pionnier de l'édition dite « populaire » au Québec, il sera le premier à inscrire l'édition de textes canadiens-français dans une entreprise commerciale. En 1924, il acquiert une imprimerie et entreprend d'éditer des périodiques tels que La Lanterne, Le Montagnard ou la revue Le Canada qui chante, de même que des bulletins paroissiaux. Après 1925, il s'investit davantage dans le domaine du théâtre et du cinéma, notamment en se lançant dans la distribution de films[2].

Les Éditions Édouard Garand[modifier | modifier le code]

La maison d'édition Édouard Garand, principalement active de 1923 à 1932, puis de 1943 à 1948, a publié près de deux cents titres. Les éditions Édouard Garand publient principalement des romans "populaires", mais aussi de la poésie, des textes de théâtre et des essais, sous différentes collections, dont "Le Roman canadien", les "Récits canadiens" et le "Théâtre canadien"[3].

Édouard Garand se donne pour mission de publier des textes canadiens inédits. À la visée commerciale de sa maison s'ajoute une dimension idéologique : les textes publiés par Édouard Garand auraient pour but de "développer chez le lecteur un sentiment de fierté et d’appartenance à la race française d’Amérique[4]". 

La collection "Le Roman canadien"[modifier | modifier le code]

Garand veut offrir au public des récits palpitants, accrocheurs, mais écrits par des auteurs canadiens-français locaux. Ces récits à sensation s'inscrivent dans plusieurs genres, dont le roman historique, le roman sentimental ou le roman d'aventures.

À la manière de la collection de la "Modern-Bibliothèque" de la Librairie Arthème Fayard en France, les livres publiés dans la collection "Le Roman canadien" chez Garand prennent la forme de fascicules brochés et illustrés[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ginette Michaud, Répertoire numérique détaillé du Fonds Édouard-Garand (P 64), coll. « Publications du Service des archives », no. 34, Service des archives, Université de Montréal, Montréal, 1978, 127 p.
  • Claude-Marie Gagnon, « Les éditions Edouard Garand et la culture populaire québécoise », dans la revue Voix et Images (publiée par l'Université du Québec à Montréal), vol. 10, n° 1, automne 1984, p. 119-129 (en ligne sur le site Érudit).
  • François Landry, « Les Éditions Édouard Garand et les années 20 », dans Jacques Michon (dir.), L'édition du livre populaire, études sur les Éditions Édouard Garand, de l'Étoile, Marquis, Granger Frères, coll. « Études sur l'édition », Ex-Libris, Sherbrooke, 1988, p. 35 à 76.
  • Marc-André Goulet, « L'édition populaire : Édouard Garand », chapitre XI dans Jacques Michon (dir.), Histoire de l'édition littéraire au Québec au XXe siècle, volume 1 : La naissance de l'éditeur, 1900-1939, Fides, Saint-Laurent, 1999, (ISBN 2-7621-2091-8), p. 313-334. (extraits sur Google livres)
  • Stéphanie Danaux, « "Le Roman canadien" d'Édouard Garand : de la copie d'un modèle français à l'exacerbation des valeurs canadiennes-françaises », dans Nathalie Collé-Bak, David Ten Eyck et Monica Latham (dir.), Les vies du livre, passées, présentes et à venir / The Lives of the Book, Past, Present and to Come, Presses universitaires de Nancy, Nancy, 2010, p. 61 à 81.
  • Stéphanie Danaux, L'iconographie d'une littérature, évolution et singularités du livre illustré francophone au Québec, 1840-1940, Presses de l'Université Laval, Québec, 2013, 402 p., (ISBN 978-2-7637-1533-9), en particulier le chapitre 5, « Édouard Garand et le livre illustré populaire », p. 134 à 164.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Fonds Édouard Garand, fonds d'archives conservé par la Division de la gestion de documents et des archives de l'Université de Montréal.
  2. Jacques Michon, L'édition du livre populaire : études sur les éditions Édouard Garand, de l'Étoile, Marquis, Granger frères, Ex Libris, , 202 p. (ISBN 2921061015 et 9782921061018, OCLC 20491000)
  3. « Université de Montréal - Division de la gestion de documents et des archives - Fonds Édouard Garand. P 64 », sur www.archiv.umontreal.ca (consulté le 6 décembre 2018)
  4. François Landry, « Les Éditions Édouard Garand et les années 20 », dans Jacques Michon (dir.), L'édition du livre populaire, études sur les Éditions Édouard Garand, de l'Étoile, Marquis, Granger Frères, coll. « Études sur l'édition », Ex-Libris, Sherbrooke, 1988, p. 35 à 76.
  5. Danaux, Stéphanie. « “Le Roman canadien” d’Édouard Garand : de la copie d’un modèle français à l’exacerbation des valeurs canadiennes-françaises », dans Collé-Bak, Nathalie, Monica Latham et David Ten Eyck, Les vies du livre, passées, présentes et à venir / The lives of the book, past, present and to come, coll. « Regards croisés sur le monde anglophone », Nancy, Presses universitaires de Nancy, 2010, p. 61‑81.