Jacques-Olivier Fourcade

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Jacques-Olivier Fourcade
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Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité

Jacques-Olivier Fourcade ( - mort accidentellement le , alias Jacques Fourcade et Jacques Lambert) était un libraire-éditeur français de Paris. Il a fondé les Éditions J.-O. Fourcade et la revue bilingue Échanges. Fourcade a publié Tristan Tzara, Léon-Paul Fargue, Milosz, Francis de Miomandre, Eugeni d'Ors, Azorín, Jules Supervielle, ainsi que Henri Michaux dont il fut l'« ami le plus proche[1] » et le correspondant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques-Olivier Fourcade (également « Jacques Olivier Fourcade » sans trait d'union, parfois juste « Jacques Fourcade » ou « Olivier Fourcade ») est né le 5 août 1904[2]. En 1926, il fonde sa librairie « la Comédie Humaine » à Paris.

En 1929, Fourcade lance les Éditions J.-O. Fourcade (parfois « J. O. Fourcade » sans trait d'union), et embauche comme conseillers littéraires son ami l'écrivain Henri Michaux[2], et l'auteur-traducteur Jean Cassou[3] (futur fondateur du Musée national d'art moderne). De 1929 à 1931, les Éditions Fourcade publient Henri Michaux (Mes propriétés, 1929), Léon-Paul Fargue (Ludions, 1930), Milosz (Poèmes 1895-1927, 1929; Contes et fabliaux de la vieille Lituanie, 1930), Francis de Miomandre (Samsara, 1931), Eugeni d'Ors (Jardin des plantes, trad. Miomandre, Larbaud, Mercédes Legrand, Cassou, 1930), Azorín (Félix Vargas, 1931), mais c'est surtout en publiant L'Homme Approximatif de Tristan Tzara en 1931 que les éditions Fourcade contribuent de manière majeure à la promotion e l'aventure moderne en littérature[2].

En 1929, Fourcade fonde aussi la « Revue trimestrielle de littérature anglaise et française » Échanges (OCLC 3185434) alias Exchanges (OCLC 173731537), qui paraît de 1929 à 1931. La revue publie entre autres le conte de Jules Supervielle L'Inconnue de la Seine (repris en 1931 dans L'Enfant de la haute mer) et l'accompagne d'une traduction en anglais.

En 1931, la crise oblige Fourcade à céder son fonds d'édition[2]. En 1948, sa librairie « Au parchemin d'antan » publiera Nous deux encore de son ami Michaux, sous le nom d'éditeur « J. Lambert & Cie[2] ». Plus tard, Fourcade contribuera au Club des libraires de France puis au Club de l'édition originale[2].

Jacques-Olivier Fourcade est mort dans un accident de la route en 1966[2]. Considéré comme l'« ami le plus proche de Michaux[1] », ils avaient été en correspondance jusqu'à la disparition de Fourcade. Michaux, qui l'avait déjà inclus dans son « Portrait d'homme » (1936)[4], écrira encore « Diagonales » (1975)[5] en son hommage[2].

Sources[modifier | modifier le code]

Sources consultées
  • Maurice Imbert (2007), Notice biographique de Jacques-Olivier Fourcade (archive WebCite), Maison de ventes Kahn-Dumousset à l'Hôtel Drouot, février 2007, consulté via Auction.fr — Notice fournie dans un catalogue de ventes aux enchères à Drouot, en description du « Lot 93bis : Henri Michaux & Jacques Olivier Fourcade » contenant une édition originale de Nous deux encore de Michaux et des lettres de Michaux à Fourcade (Imbert est indiqué sur une page en annexe pour l'expertise du lot)
  • Tristan Tzara, œuvres complètes, tome 2, Flammarion.

Compléments[modifier | modifier le code]

Sources non consultées
  • Maurice Imbert (1988), « Catalogue des ouvrages édités par Jacques Fourcade », in Bulletin du bibliophile, Paris : éd. Promodis, 1998, n° 2, p. 199-206
  • Maurice Imbert (1996), J. O. Fourcade, libraire-éditeur : bio-bibliographie. Suivi d'un hommage d'Henri Michaux à Jacques Fourcade et d'un hommage de Jacques Fourcade à Henri Michaux., [Combs-la-Ville] : M. Imbert (OCLC 61315983), 45 p.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Cité in La Nouvelle Revue française, n° 540, 1998, p. 5.
  2. a b c d e f g et h Voir source : Notice biographique de Jacques-Olivier Fourcade
  3. Cité in Florence de Lussy (dir.), Jean Cassou, 1897-1986. Un musée imaginé (catalogue d'exposition du Musée national d'art moderne), Bibliothèque nationale de France, 1995, (ISBN 978-2-7177-1935-2), p. 25 (« [Chronologie, 1929.] Olivier Fourcade fait appel à lui pour recruter des auteurs. ») et p. 76 (« Devenu en 1929 conseiller littéraire chez Fourcade, Jean Cassou contactait des auteurs et recevait des manuscrits. »).
  4. « Portrait d'homme » a paru dans la revue Mesures n° 2, 15 avril 1936, p. 101 ; repris dans Henri Michaux Cahier de l'Herne, 1966, p. 334-339.
  5. « Diagonales » a paru dans La Nouvelle Revue française, n° 265, janvier 1975, p. 1-7 ; apparemment non repris.

Liens externes[modifier | modifier le code]