Wobble pairing
Le wobble pairing, littéralement appariement bancal, est un mode d'appariement non-canonique entre bases nucléotidiques que l'on observe principalement dans l'ARN. On trouve en particulier des paires de bases G-U, I-U / I-A / I-C qui peuvent jouer un rôle important dans la structure secondaire des ARN. Elles diffèrent des paires Watson-Crick par la nature des bases et des liaisons hydrogènes impliquées.
Les appariements wobble jouent un rôle très important dans la traduction du code génétique[1]. Ils permettent en effet de pallier en partie la disparité entre le nombre de codons (61) et le nombre d'acides aminés (20), en utilisant des appariements bancals ou wobble à la première position de l'anticodon de l'ARNt, ce qui permet à un même ARNt de reconnaître plusieurs codons synonymes. Cette hypothèse a été formulée pour la première fois par Francis Crick en 1966[2].
L'inosine (symbole I), base modifiée que l'on trouve fréquemment en première position de l'anticodon des ARNt, est particulièrement importante, car elle permet des appariements avec les U, A et C. La paire G-U est également très fréquente dans de nombreuses structures d'ARN.
Notes et références [modifier]
- (en) Paul F. Argis, « Decoding the genome: a modified view », Nucleic Acids Res., vol. 32, 2004, p. 223-238 [lien PMID, lien DOI]
- (en) F.H. Crick, « Codon--anticodon pairing: the wobble hypothesis. », J. Mol. Biol, vol. 19, 1966, p. 548-555 [lien PMID]