Support de tube électronique

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Supports de gauche à droite: octal (dessus et dessous), loctal, et miniature (dessus et côté). Un support pour les premiers transistors et un support pour circuits intégrés permettent la comparaison.


Les supports de tubes étaient présents dans les premiers équipements électroniques pour offrir la possibilité de changer et de tester les tubes électroniques facilement. Les tubes tombaient en panne souvent lorsque le filament « brûlait », mais d'autres pannes étaient courantes. À l'époque de l'apogée de la radio des premières télévisions, il était courant de trouver un testeur de tube à vide dans les magasins locaux, qui vendaient aussi des tubes de rechanges.

Les supports de tubes étaient normalement montés sur le châssis métallique de l'appareil au travers de trous et étaient reliés directement aux autres composants par des soudures grâce aux anneaux prévus à l'arrière du support. Dans les années 1950, les circuits imprimés furent mis sur le marché et les supports de tubes furent adaptés de manière à pouvoir être directement soudés à ceux-ci. Lorsque l'on regarde la base d'un tube ou celle de son support, les broches sont numérotées dans le sens horaire, en débutant sur un « index » ou bien là où les broches sont espacées cette convention persiste de nos jours avec les circuits intégrés.

Dans les années 1930 les tubes avaient quelques fois la connexion de la grille de contrôle sur le dessus du bulbe, cette connexion était effectuée par un capuchon qui prenait place sur le « chapeau » métallique du tube. Comme exemple on peut citer le tube 6A7 qui est un convertisseur pentagrilles. Plus tard certains tubes surtout les tubes utilisés en amplificateur radio fréquences (RF), ou pour la déflection horizontale des postes de télévisions, comme le 811A ou le 6DQ6 présentent la connexion à leurs anodes de la même façon, c’est-à-dire avec un chapeau métallique sur le dessus du tube. Dans les deux cas cela permet la réalisation d'un blindage entre l'entrée et la sortie du tube (réduction des parasites). Dans le cas le l'anode sortie sur le dessus, cela permet aussi d'utiliser des tensions plus hautes pour la plaque (anode), plus de 26 000 volts dans le cas des redresseurs pour les télévisions couleurs.

Support Transcontinetal[modifier | modifier le code]

Il se voulait un standard international. Il était constitué de contacts, non pas en forme de broches mais de languettes plates. Il y avait 4 contacts serrés et 4 autres plus espacés. La disposition irrégulière de ces contacts constituant le détrompeur. Exemples : EBL1 ECH3…

Support Rim Lock[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un support à 8 broches. Les connexions sortent directement du verre. La disposition étant régulière, le détrompage se fait grâce à une protubérance au niveau du culot, servant à orienter le tube et aussi à le verrouiller sur son support (Lock : verrouillage, Rim : jante)

Support octal[modifier | modifier le code]

Antérieur à la Seconde Guerre mondiale, le support le plus courant pour les applications de faibles et moyennes puissances possède huit trous avec des contacts électriques, disposés sur un cercle de 17 mm de diamètre (11/16 pouce), entourant un trou central de 8 mm qui sert de détrompeur grâce à une petite languette. Le verre de chaque tube « octal » (exemple : le 6SN7) est recouvert au niveau de sa base par une embase en bakélite ou plastique disposant des broches de sorties qui permet aussi la réalisation de la deuxième partie du détrompeur, les fils sortant du tube sont donc soudés à ces broches. De plus l'évacuation de l'air est effectuée par la base sur ce type de tube ce qui permet de « cacher » le queusot et évite de le casser.

Ce type de support est aussi utilisé pour certains relais, ainsi que pour certains tubes à éclat pour stroboscope.

Une variante du support octal est le support loctal, qui fut conçu pour les applications plus difficiles comme les auto-radios. La disposition des broches est semblable au support octal, mais les broches sont plus fines et le trou central permet un contact électrique supplémentaire tout en maintenant le tube en place.

Tubes miniatures[modifier | modifier le code]

Les tubes miniatures (exemple : le 12AX7) furent introduits dans les années 1950. Les broches sont constituées par les fils sortant directement du verre qui se prolongent de l'intérieur du tube et ne passent pas par une embase. Le queusot (qui sert à extraire l'air) se trouve sur le dessus du tube, car on ne peut le cacher dans l'embase. Les broches sont disposées en forme de cercle, avec une broche manquante, comme cela le tube ne peut être mis que dans un sens. Les tubes miniatures à sept ou neuf broches utilisent ce schéma d'organisation, bien que des tubes miniatures avec plus de broches furent introduits plus tard. Les supports pour tubes miniatures ont quelques fois une « jupe » qui permet la pose d'un blindage métallique autour du tube. Certains blindages contiennent un système à ressort pour maintenir le tube en place, ce genre de support est utilisé lorsque le tube est employé dans un environnement sujet aux vibrations. À citer aussi le culot "Magnoval" qui est un culot Noval plus large, pour des tubes de TV (EL 500, EY500…)

Autres sortes de supports[modifier | modifier le code]

Les tubes à vide pour les fortes puissances ou pour les applications UHF nécessitent souvent des supports spéciaux. Les tubes subminiatures qui furent introduit dans les années (fin 1950) 1960 possédaient souvent des sorties à fils prévus pour pouvoir être soudés directement sur les circuits imprimés. Des supports furent aussi construits pour les premiers transistors, mais dès que leur fiabilité fut suffisante, les supports furent supprimés. La même chose arriva pour les circuits intégrés.