Paquet sacré

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Le deuxième feuillet du Codex Boturini montre, à droite, le porteur de dieu (« teomama ») des futurs Mexicas portant le paquet sacré qui contient leur dieu tribal originaire Huitzilopochtli[1].

Un paquet sacré (à l'origine, en nahuatl, « tlaquimilolli », qui signifie « chose enveloppée dans un tissu »[2]) est, dans les cultures mésoaméricaines, un ensemble de reliques enveloppées dans un tissu, qui faisait l'objet d'un culte particulièrement important[3].

Sources[modifier | modifier le code]

Parce que les chroniqueurs, comme Bernardino de Sahagún et Diego Durán, ont peu traité ce sujet, les paquets sacrés n'ont pas fait l'objet d'études approfondies de la part des mésoaméricanistes[1] avant la fin du XXe siècle, hormis un article de Wender Stenzel en 1970[4]. Cette absence d'explications, de la part des informateurs indigènes, peut s'expliquer par le fait que les paquets sacrés faisaient l'objet d'un culte qui était secret avant la conquête espagnole et qui s'est perpétué de manière clandestine à l'époque coloniale[1].

Pourtant, de nombreuses sources font référence aux paquets sacrés : par exemple, le mythe de la réalisation du paquet sacré adoré par les Mexicas est évoqué, avec d'importantes contradictions entre les différentes versions, dans les Anales de Cuauhtitlan[5], la Leyenda de los Soles[6], la Historia de los mexicanos por sus pinturas[5] et la Historia de la venida de los Mexicanos y otros pueblos de Cristóbal del Castillo (1600)[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Olivier 1995, p. 106.
  2. Alonso de Molina, Vocabulario en lengua castellana y mexicana y mexicana y castellana, recto des folios 90 et 134 de l'édition de 1977 chez Porrúa (cité dans Olivier 1995, p. 107).
  3. Les paquets sacrés ont été décrits par Gerónimo de Mendieta comme étant les « principales idoles » des anciens Mexicains, plus importantes selon lui que les sculptures (Historia eclesiástica indiana, pages 79 et 80 de l'édition de 1980 chez Porrúa, cité dans Olivier 1995, p. 107). De même, Andrés de Olmos a affirmé que leur culte était « la principale dévotion des Indiens » (Olivier 1995, p. 106).
  4. « The sacred Bundles in Mesoamerican Religion », 38e CIA, p.347-352 (cité dans Olivier 1995, p. 106).
  5. a, b et c Olivier 1995, p. 108.
  6. Olivier 1995, p. 107-108.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Guilhem Olivier, « Les paquets sacrés ou la mémoire cachée des Indiens du Mexique central (XVe-XVIe siècles) », Journal de la Société des Américanistes, no 81,‎ 1995, p. 105-141 (DOI 10.3406/jsa.1995.1585, lire en ligne).