Palais Ioussoupov

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Palais Ioussoupov
Image illustrative de l'article Palais Ioussoupov
Le palais Youssoupov depuis l'autre rive de la Moïka
Nom local Дворец Юсуповых на Мойке
Période ou style Architecture néoclassique
Architecte Vallin de La Mothe
Début construction 1770
Propriétaire initial Ioussoupov
Destination actuelle Palais de la Culture et musée
Site web yusupov-palace.ru/index en.htm
Coordonnées 59° 55′ 46″ N 30° 17′ 55″ E / 59.9295, 30.2987 ()59° 55′ 46″ Nord 30° 17′ 55″ Est / 59.9295, 30.2987 ()  
Pays Drapeau de la Russie Russie
Commune Saint-Pétersbourg

Géolocalisation sur la carte : Russie

(Voir situation sur carte : Russie)
Palais Ioussoupov

Le palais Ioussoupov (ou Youssoupoff, selon la graphie ancienne) ou palais de la Moïka (Russe : Дворец Юсуповых на Мойке c'est-à-dire le palais Ioussoupov sur la Moïka) est situé à Saint-Pétersbourg en Russie. Le palais était autrefois la résidence principale des Ioussoupov, une des familles les plus riches de l'aristocratie russe. Le palais est célèbre pour avoir été le théâtre de l'assassinat de Raspoutine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le palais a été construit en 1770 par l'architecte français Vallin de La Mothe. Au fil des ans, de nombreux architectes célèbres le modifièrent et il est connu pour sa superposition de styles architecturaux. De 1830 à 1917, le palais a appartenu à la famille des Ioussoupov qui possédait la seconde plus grosse fortune de Russie à la veille de la révolution et qui était connue pour sa philanthropie et ses collections d'art.

Le palais est particulièrement réputé à cause des faits et gestes du prince Félix Ioussoupov, son dernier propriétaire. Le déroulement précis de l'assassinat de Raspoutine est encore aujourd'hui controversé. Selon Ioussoupov, dans la nuit du 16 décembre 1916, le grand-duc Dimitri Pavlovitch, cousin du tsar, et lui-même invitèrent Raspoutine au palais. Ils servirent à Raspoutine des gâteaux et du vin rouge avec une dose de poison suffisante pour tuer cinq hommes. Constatant que le poison ne semblait avoir aucun effet sur Raspoutine, Ioussoupov sortit un pistolet et lui tira dans le dos. Les deux hommes quittèrent la pièce en laissant Raspoutine pour mort. Revenant un peu plus tard sur les lieux, Ioussoupov trouva Raspoutine tentant de se relever et de fuir. Ioussoupov et ses complices tirèrent à trois reprises sur Raspoutine, mais celui-ci tentait toujours de se relever. Il le frappèrent alors à la tête avec une barre de fer puis le roulèrent dans une couverture avant de le jeter dans la Moïka. Selon l'autopsie pratiquée par la suite, Raspoutine ne serait mort ni du poison ni des multiples blessures occasionnées par les balles et les coups de barre de fer mais d'hypothermie. Une grande partie du récit de Ioussoupov est considérée aujourd'hui comme peu plausible. Selon certains historiens, le médecin Lazovert, chargé de livrer le poison, a eu des scrupules, et l'a remplacé par un produit inoffensif sans prévenir les autres conjurés. Selon d'autres, les balles mortelles ont été tirées par le Grand Duc, et non par Ioussoupov, qui a "endossé" le meurtre pour éviter un scandale à la famille impériale. Il y n'y eut pas de procès, et il y eut une conspiration du silence. Seul Youssoupov a parlé, mais en 1927. Quoi qu'il en soit, le Grand Duc a été exilé par le tsar (comme Youssoupov), et cet exil lui a valu de ne pas être arrêté par les Bolcheviks, et d'avoir la vie sauve, contrairement au tsar et à sa famille.

La Révolution d'Octobre eu lieu moins d'un an après l'assassinat de Raspoutine. Le palais fut nationalisé. Il fut réquisitionné par le commissariat de l'Éducation de la ville en 1925. Alors que de nombreux palais avaient été reconvertis en lieu de travail, le commissariat de l'Éducation décida de faire du palais un musée public. Aujourd'hui, le palais est utilisé comme palais de la culture pour les enseignants et de musée consacré au mode de vie de la noblesse russe avant la révolution.

Articles internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Central Intelligence Agency SIX A History of Britain’s Secret Intelligence Service—Part 1: Murder and Mayhem, 1909–1939 de Mickael Smith -Editeur London: Dialogue|année=2010- [lire en ligne]
  2. Raspoutine: Et le Crépuscule de la monarchie en Russie de Michel Enden - édité chez Fayard, 12 juin 1991 - 374 pages - (ISBN 2213649685, 9782213649689)- A lire [1]
  3. La revue de Paris de Marc Le Goupils - 1927 - éditeur :Bureau de la Revue de Paris
  4. Date du calendrier julien alors en vigueur en Russie (29 au 30 décembre du calendrier grégorien. Voir l'article Passage au calendrier grégorien.

Liens externes[modifier | modifier le code]