Li Hongzhi

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Li Hongzhi

Naissance 13 mai 1951[1]
Gongzhuling, Jilin, Chine
Nationalité Chinoise
Célèbre pour Fondateur du Falun Gong
Œuvres principales Zhuan Falun


Li Hongzhi (李洪志 en chinois, Lǐ Hóngzhì en pinyin), né le 13 mai 1951 à Gongzhuling, dans la province de Jilin, en Chine, est le fondateur du Falun Gong, connu aussi sous le nom de Falun Dafa. Le Falun Gong est un « système de cultivation de l'esprit et du corps », trouvant son origine dans le QiGong, une méthode traditionnelle chinoise.

Li Hongzhi commença l'enseignement public du Falun Gong le 13 mai 1992 à Changchun, et par la suite donna des conférences et enseigna les exercices du Falun Gong à travers la Chine. En 1995, Li commença à enseigner le Falun Gong à l'étranger, et s'installa en 1998 en tant que résident permanent aux États-Unis. Les enseignements du Falun Gong sont compilés à partir des conférences de Li, et il détient un pouvoir de définition sur le système de croyance du Falun Gong[2].

Le mouvement a significativement gagné en popularité dans les années 1990, y compris dans les plus hautes sphères du gouvernement chinois et dans le milieu du Qigong, mais fut réprimé par le gouvernement chinois en 1999.


Débuts[modifier | modifier le code]

Il existe des récits contradictoires de la vie de Li Hongzhi, qui sont apparus avant et après le début de la persécution du Falun Gong, en juillet 1999. Il y a très peu d'informations fiables sur le début de sa vie. Étant donné les désaccords entre partisans de la méthode Falun Gong, et ses détracteurs, les avis divergent de manière significative. Par conséquent, ces derniers doivent être compris dans le contexte de l'objectif politique ou spirituel pour lesquels ces différents récits ont été développés[3].

Hagiographie[modifier | modifier le code]

Une biographie non officielle est apparue dans la première des principales publications de Li Hongzhi, Zhongguo Falun Gong, et a été rédigé par le journaliste Zhu Huiguang. Une seconde biographie spirituelle officielle est apparue dans les premières éditions du texte principal du Falun Gong, Zhuan Falun, et a été rédigée par la Société de Recherche du Falun Dafa [4]. Ces biographies ont mis l'accent sur le développement spirituel de Li Hongzhi, avec peu de détails sur son travail ou sur sa famille. Le style et le contenu de ces biographies sont compatibles avec la « tradition séculaire de la biographie religieuse en Chine ». Comme l'écrit Benjamin Penny, « comme avec ses précurseurs [dans l'histoire chinoise], cette biographie cherche à établir une généalogie de la figure dont la vie est enregistrée et à étayer l'orthodoxie de sa doctrine[4]. » Les deux biographies furent retirées des éditions ultérieures. À ce propos, Li Hongzhi expliqua qu'il ne désirait pas que les gens concentrent leur attention sur sa propre histoire ou sur les circonstances[4].

Ces bibliographies déclarent que Li est né le 13 mai 1951, dans la ville de Gongzhuling, de la province de Jilin. La première version, rédigée par Zhu Huiguang, déclare que la famille de Li Hongzhi a vécu dans la pauvreté, sa mère ne gagnant que 30 yuans par mois. Ce dernier est décrit comme une personne « supportant de rudes épreuves, et étant capable de travailler dur », qui prenait soin de ses jeunes frères et sœurs. La seconde version, plus officielle, met en avant l'origine sociale moyenne de Li Hongzhi, expliquant qu'il vivait dans « la famille d'un intellectuel ordinaire »[4].

Les deux versions s'accordent à dire que le fondateur du Falun Gong possédait des vertus innées de compassion et de discipline. La biographie officielle mentionne le fait qu'il fut éduqué par des Maîtres Bouddhistes et Taoïstes de haute lignées, qui le prirent en charge dès son jeune âge. À quatre ans, il fut formé par Quan Jue, le dixième héritier de l'école de La Grande Loi de Bouddha [5]. À l'âge de huit ans, il acquit « les pouvoirs divins de la Grande Loi[4] », qui sont supposés inclure le don d'invisibilité, de lévitation, etc.[4]. À ses douze ans, le Maître Taoïste Baji Zhenren prit la place du Maître Quan, il lui enseigna les arts martiaux et les aptitudes physiques[3].

Un troisième Maître, dit de l'école de « la Grande Voie », arriva en 1972. Zhendaozi (littéralement, « Vrai taoïste ») vînt des montagnes de Changbai, proches de la frontière Nord-Coréenne [5]. Contrairement aux autres professeurs spirituels de Li, le Vrai Taoïste portait un costume ordinaire, et a enseigné à son élève le chemin de la cultivation interne à travers le Qi gong, mettant l'accent sur le xinxing - littéralement « l'esprit ou la nature du cœur, le caractère moral ». Au cours de cette période, la formation de Li Hongzhi eut lieu principalement la nuit, probablement en raison de l'environnement politique de la révolution culturelle[3].

La bibliographie de Zhu Haiguang note que le fondateur du Falun Gong a toujours refusé de participer à des campagnes de la Révolution culturelle, et n'a jamais rejoint les Gardes rouges ou des organisations communistes[4].

Un quatrième Maître, une femme de l'école de Bouddha, a commencé l'instruction de Li Hongzhi en 1974. Après cette longue période de formations successives des quatre Maîtres, il est dit que le fondateur du Falun Gong avait atteint « une énergie d'un niveau très élevé[4] ». Son développement personnel avait atteint un point culminant; la biographie de l'auteur indique que Li Hongzhi était capable de « voir la vérité de l'univers, beaucoup de choses merveilleuses qui s'y étaient produites depuis un temps très lointain, ainsi que le passé et le futur de l'humanité[4]. »

En 1982, Li Hongzhi a déménagé dans la ville de Changchun pour occuper un poste d'« emploi civil », une indication que son travail précédent prenait place au sein de l'armée[4]. C'est durant les années 1980 qu'il se maria et eut une petite fille[3].

En 1984, Li Hongzhi commença à synthétiser les enseignements qu'il avait reçus dans ce qui allait devenir le Falun Dafa. Cette pratique ne fut pas exactement ce que lui avaient transmis ses Maîtres. La raison principale en est que ces systèmes n'étaient pas adaptés pour « être popularisés à une grande échelle ». Li Hongzhi commença à observer les méthodes d'enseignement des autres Maîtres de Qigong, et c'est en 1989 qu'il finit de mettre au point son propre système. Les trois années qui suivirent, jusqu'en 1992, il est dit que Li commença à tester ce système avec un petit groupe de disciples[4].

Il est à noter que les livres de Falun Gong publiés après 1999 ne contiennent aucune biographie de leur auteur. Ces changements reflètent également la volonté du fondateur du Falun Gong de vouloir se retirer de la scène publique[4]. Depuis 2000, il est rarement apparu en public. Il témoignait de sa présence sur internet, ou à travers des citations sur les sites Web du Falun Gong[4]. Sa biographie fut retirée de ces sites quelque temps après 2001[4].

Détails publiés par le gouvernement Chinois[modifier | modifier le code]

Le gouvernement chinois a commencé à publier des biographies du fondateur du Falun Gong après la répression du mouvement en juillet 1999. David Ownby en conclut que les détails sur la vie de Li Hongzhi publiés par la RPC doivent être considérés comme des éléments de la propagande menée par le gouvernement contre le Falun Gong[3],[4][réf. insuffisante] et que leur objectif était de « démontrer que Li Hongzhi était quelqu'un d'absolument ordinaire et que ses prétentions concernant ses capacités exceptionnelles et ses expériences étaient frauduleuses »[3].

Selon le gouvernement chinois, Li Hongzhi est né à Li Laï, le 7 ou 27 juillet 1952[3]. Pour le prouver, les autorités citent Pan Yufang, une sage-femme qui a affirmée avoir procédé à l'accouchement de Li Hongzhi en juillet 1952[4]. Son témoignage affirmait également qu'elle avait pour habitude d'utiliser l'ocytocine dans son travail[3]. Ce fait, d'après des sources de pratiquants de Falun Gong[évasif], est impossible, étant donné que l'ocytocine n'a été synthétisée qu'un an plus tard[citation nécessaire][6]. Les parents de Li Hongzhi divorcèrent alors qu'il était tout-petit, lui et ses frères et sœurs restèrent avec sa mère. En 1955, ils déménagèrent à Changchun.

Li Hongzhi, à ce que l'on dit, alla à l'école primaire et au collège de Changchun entre 1960 et 1970[3]. Comme la plupart des enfants en âge de scolarité, son éducation formelle fut interrompue par la Révolution culturelle. Il n'alla pas au lycée, mais il acheva ses études secondaires grâce à des cours par correspondance dans les années 1980[3]. Les biographies du gouvernement chinois soulignent à maintes reprises que Li n'a pas fait d'études supérieures, et qu'il était un élève médiocre, ne se distinguant qu'en jouant de la trompette.

Après avoir décroché son brevet de collège en 1970, Li Hongzhi,à ce que l'on dit, a tenu « une série d'emplois banals[3] ». Entre 1970 et 1972, il travailla dans une ferme de chevaux appartenant à l'armée; de 1972 à 1978, il joua de la trompette dans une unité de police forestière de la province de Jilin, puis il travailla en tant que commis dans une société d'achat de grains et d'huiles à Changchun[3]. D'anciens camarades de classe et collègues dont on ignore les noms sont cités dans les rapports du gouvernement; ils insistent de manière répétée sur le fait que Li Hongzhi était quelqu'un de quelconque, qu'ils ne l'ont jamais vu pratiquer le Qigong, et qu'ils n'avaient aucune connaissance des maîtres taoïstes et bouddhistes dont Li prétendait avoir reçu l'enseignement[3].

Fin 1994, un groupe de disciples de Changchun s'est dit désabusé après que le fondateur du Falun Gong eut interdit à ses disciples d'imposer des frais pour la pratique. Le groupe s'est retiré du Falun Gong, et a commencé à envoyer aux ministères une série d'accusations contre son fondateur ; une des accusations était qu'il n'avait pas fait de démonstration de ses pouvoirs surnaturels pendant sa jeunesse[7]. D'autres pratiquants du Falun Gong écrivirent alors des réfutations détaillées aux ministères[7]. À la suite de la répression du Falun Gong en 1999, les autorités chinoises ont republié toutes ces accusations, les unes après les autres[7],[8].

La controverse de la date de de naissance[modifier | modifier le code]

En septembre 1994[9], Li changea sa date de naissance en 13 mai 1951 dans les archives gouvernementales. Selon Li, il y avait eu une faute d’impression sur sa date de naissance, à l’image des très nombreuses erreurs bureaucratiques ayant eu lieu lors de la Révolution Culturelle, et il voulait simplement la corriger[7],[10]. Les archives du gouvernement stipulaient à l’origine qu’il était né le 7 juillet 1952[1], bien que le gouvernement chinois ait aussi parfois donné la date du 27 juillet[3].

Fin 1994, le groupe de disciples désenchantés allégua que la date de naissance était correcte depuis le début, mais que Li voulait seulement l’aligner avec celle du célèbre Bouddha Sakyamuni [7] (le 13 mai 1951 coïncidant avec le 8ème jour de la 4ème lune, i.e. le jour de célébration de l’anniversaire de Sakyamuni)[11]. Ces accusations furent par la suite reprises par les autorités chinoises[7],[8]. Li rejeta ces allégations comme étant de la diffamation et déclara : « je n’ai jamais prétendu être Sakyamuni. Je suis juste un homme tout à fait ordinaire »[8],[10]

Les deux points appuyant la version de Li sont que les erreurs bureaucratiques de ce type n’étaient pas rares lors de la Révolution Culturelle[8], et que la nouvelle date n’a jamais été utilisée pour faire la promotion ou renforcer l’autorité spirituelle de Li. De plus, ainsi que le font remarquer les sources Falun Gong, Li aura dû présenter des preuves vraiment tangibles de la date du 13 mai afin de réussir à modifier avec succès les archives gouvernementales[8].

Falun Gong[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Falun Gong.

Li Hongzhi présenta le Falun Dafa, ou Grande Loi de la Roue de la Loi, le 13 mai 1992 au 5ème collège de Changchun, dans la province de Jilin. De 1992 à 1994 il voyagea à travers la Chine, donnant des conférences et enseignant les exercices de Falun Gong ; le nombre d’adeptes crût rapidement. Le succès de Li fut largement lié à l’énorme popularité dont jouissait le Qigong à la fin des années 1980 et au début des années 1990, sous la libéralisation sociale de Deng Xiaoping. Il différencia le Falun Gong en mettant en avant une « accessibilité au grand public » et un enseignement moral, loin des notions ésotériques souvent contenues dans les autres systèmes de Qigong[4],[12].

Les enseignements du Falun Gong sont compilés à partir des conférences de Li, et il détient un pouvoir de définition sur le système de croyance du Falun Gong[2]. Li critiquait également les systèmes alternatifs au sein du mouvement de Qigong, déclarant qu’ils étaient « remplis de faux enseignements de « maîtres » avides et frauduleux », et qu’il entreprenait de rectifier cela. Li dit que le Falun Gong faisait partie « d’une tradition de cultivation vieille de plusieurs siècles » et dans ses textes attaque souvent les « voies incorrectes, déviantes et hétérodoxes »[13]. Li différencia le Falun Gong des autres mouvements de Qigong en accordant de l’importance aux valeurs morales qui visent à « purifier son cœur et atteindre le salut spirituel »[14], au lieu de mettre en avant ce qu’il estime être un intérêt excessif pour la santé physique et le développement de pouvoirs supranormaux.

Ian Johnson souligne que durant la meilleure période de vente des livres de Falun Gong en Chine, Li Hongzhi n’a jamais reçu aucun bénéfice, car toutes les publications étaient illégales[15]. Le succès de Li est aussi largement lié au fait que beaucoup de gens recherchaient des traitements médicaux alternatifs et efficaces durant une période où le système de santé chinois luttait désespérément pour répondre à la demande du peuple[12]. En tant que Maître du système de cultivation du Falun Gong, Li affirmait « purifier les corps des étudiants » et « débloquer les canaux d'énergies (ou méridiens) principaux et auxiliaires », et ainsi « éliminer la racine de leurs maladies », s’ils étaient malades. Il était aussi connu pour implanter un Falun ou « Roue de la Loi » dans le bas ventre de chaque étudiant, ainsi que d’autres « mécanismes énergétiques » dans d’autres parties de leur corps. Li décrivait aussi comment ses « Corps de Loi » protègent chaque pratiquant et comment il « nettoie les lieux de vies des étudiants en plaçant un voile de protection »[4].

Selon les groupes Falun Gong, le succès précoce de Li fut reconnu aux Expositions de Santé Orientale de Pékin de 1992 et 1993. Au premier de ces événements, l’organisateur du salon remarqua que le Falun Gong et Li « avaient reçu le plus d'éloges [parmi toutes les écoles de Qigong] au salon, et avaient obtenu d’excellents résultats thérapeutiques »[3]. L’événement aida à consolider la popularité de Li dans le monde du Qigong, et les rapports journalistiques sur les pouvoirs de soin du Falun gong devinrent de plus en plus nombreux[3]. L’année suivante, Li fut nommé membre du comité d’organisation de l’Exposition de Santé de Pékin, et reçut plusieurs récompenses et éloges durant l’événement[3].

Durant cette période, Li développa une relation positive avec le Ministère de la Sécurité Publique (MSP). En 1993, il donna un traitement à une centaine d’officiers de police qui avaient été blessés durant leur travail, recevant ainsi les éloges d’une organisation du MSP. Li donna des conférences à l’Université de la Sécurité Publique à Pékin en 1994, et utilisa les bénéfices obtenus grâce à ses séminaires pour aider une fondation dédiée aux officiers de police blessés[3]. La cérémonie de publication du livre phare de Li, Zhuan Falun, fut tenue dans l’auditorium du Ministère de la Sécurité Publique en janvier 1995[3].

Vie à l’étranger[modifier | modifier le code]

Article connexe : Répression du Falun Gong.

En 1995, Li déclara qu’il avait fini d’enseigner le Falun Gong en Chine, et commença à répandre la pratique à l’étranger. Sa première étape se fit en mars 1995 à l’ambassade de Chine à Paris, en France, où il avait été invité à enseigner la pratique. S’ensuivirent des séminaires en Suède[3]. Entre 1995 et 1999, Li donna des conférences aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Allemagne, en Suisse et à Singapour[3]. Des associations et des clubs de Falun Gong firent leur apparition en Europe, en Amérique du Nord, en Australie, avec des activités principalement centrées sur les campus universitaires[2].

En 1996, la ville de Houston nomma Li « citoyen d’honneur » et « ambassadeur de bonne volonté » pour « services publics désintéressés rendus pour le bénéfice et le bien être de l’humanité ». Alors que se répandaient les nouvelles de la manifestation de pratiquants du Falun Gong contre le gouvernement chinois, qui mobilisa des dizaines de milliers de personnes autour du siège du gouvernement, Li recevait toujours plus de reconnaissances de la part des municipalités. En mai 1999, Li fut accueilli à Toronto par le maire et par le lieutenant gouverneur de l’Ontario . Durant les deux mois qui suivirent, il reçut la reconnaissance des villes de Chicago et de San Jose[16].

Li Hongzhi déménagea aux États-Unis en 1996 avec sa femme et sa fille, et devint résident permanent américain en 1998, s’installant à New York[3],[14],[17].

Le 10 mai 1999, Li donna une interview au magazine Time, durant lequel il déclara que les « valeurs morales humaines n’étaient plus bonnes », et expliqua les différences du Falun Gong avec les autres groupes de Qigong. Il expliqua aussi ce qu’est la « Période de Fin de la Loi » et soutint l’existence d’extraterrestres qui corrompent les êtres humains. Il évita les questions concernant son passé, déclarant : « je ne souhaite pas parler de moi à un haut niveau. Les gens ne comprendraient pas[18]. »

Le 29 juillet 1999, après l'interdiction du Falun, le gouvernement chinois porta une série de plaintes à l’encontre de Li, dont une pour « trouble de l’ordre public » , et lança un avis de recherche pour son arrestation[19],[20],[21]. À ce moment-là, Li Hongzhi vivait aux États-Unis. La demande d’arrestation que fit le gouvernement chinois à Interpol fut rejetée car la requête avait « un caractère politique ou religieux » et manquait d’informations sur un « quelconque crime que Li aurait commis »[19]. Le gouvernement chinois annula aussi son passeport, l’empêchant ainsi de voyager internationalement[19].

Li Hongzhi a reçu des récompenses et des proclamations dans de nombreux pays[22],[23]. Parmi celles-ci figurent des certificats de reconnaissance de plusieurs corps gouvernementaux des États-Unis, dont la citoyenneté d’honneur attribuée par l’État de Géorgie et la ville d’Atlanta. Le 14 mars 2001, l’organisation Freedom House accorda à Li Hongzhi et au Falun Gong un « Prix international de la liberté pour l’avancement de la liberté religieuse et spirituelle » durant une cérémonie au Sénat des États-Unis[24]. La même année, Li fut classé « plus puissant communicant en Asie » par le magazine Asiaweek « pour sa faculté à inspirer, à mobiliser, et à ficher les jetons à Pékin »[25].

Publications principales[modifier | modifier le code]

  • Falun Gong, La Voie de l'Accomplissement Considéré comme une introduction aux principes du Falun Gong et au concept traditionnel chinois de « cultivation et pratique », il s’accompagne des descriptions des exercices du Falun Gong. Première publication en avril 1993.
  • Zhuan Falun Considéré comme l'enseignement principal de la méthode du Falun Gong. Première publication en janvier 1995.
  • Les neuf jours de conférences sur le Falun Dafa De 1992 à 1994, Li Hongzhi présenta ses enseignements à travers toute la Chine, leur contenu fut finalement compilé et édité dans le livre Zhuan Falun. Les enseignements nécessitaient une à deux heures de conférence par jour, durant 8 à 10 jours consécutifs. Les instructions pour les exercices étaient données ensuite. La dernière de ces séries de conférences fut donnée en 1994 à Guangzhou, en Chine. Ces conférences furent enregistrées en direct et constituent le cœur des enseignements du Falun Gong.
  • Hong Yin – Grand Vers Une collection de poèmes courts écrits par Li, qui touchent souvent aux sujets pertinents liés au concept traditionnel chinois de « cultivation et pratique ».
  • Conférences et écrits Les transcriptions des conférences données par Li et les articles publiés périodiquement par lui forment également une part centrale des enseignements du Falun Gong.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Who is Li Hongzhi?
  2. a, b et c (en) Noah Porter, Falun Gong in the United States: An Ethnographic Study, Universal-Publishers, 2003, p. 192. [lire en ligne] [PDF]
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v (en) David Ownby, Falun Gong and the Future of China, Oxford University Press US, 2008, p. 80
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r (en) « The Life and Times of Li Hongzhi: Falun Gong and Religious Biography », Benjamin Penny, The China Quarterly, Volume 175, septembre 2003
  5. a et b (en) Brief biography of Li Hongzhi: founder of Falun Gong and president of the Falun Gong Research Society, Chinese Law and Government v.32 #6 (nov./déc. 1999) pp. 14-23 ISSN: 0009-4609
  6. (en) David Ownby, Falun Gong and the Future of China, op. cit., p. 257.
  7. a, b, c, d, e et f Palmer (2007), p. 246-247.
  8. a, b, c, d et e (en) Noah Porter, Falun Gong in the United States: An Ethnographic Study, 2003, p. 72-73.
  9. (en) Adam Frank, « Falun Gong and the threat of history », in Gods, guns, and globalization: religious radicalism and international political economy, édité par Mary Ann Tétreault et Robert Allen Denemark, publications Lynne Rienner, 2004 (ISBN 1-58826-253-7), p. 237
  10. a et b (en) I am just a very ordinary man - Time, 2 août 1999. Citation complète traduite : « Pendant la Révolution culturelle, le gouvernement a fait une erreur sur ma date de naissance. J'ai corrigé cela. Pendant la Révolution culturelle, il y avait beaucoup de fautes d'impression sur l'identité. Un homme pouvait devenir une femme, et une femme pouvait devenir un homme. Quand des gens veulent vous faire du mal, il est normal pour eux de creuser là où ils peuvent pour vous détruire. Quel est le problème d'avoir la même date d'anniversaire que Sakyamuni ? Beaucoup de criminels sont également nés à cette date. je n'ai jamais dit que je suis Sakyamuni. je suis juste un homme très ordinaire. »
  11. Palmer, 2007, p. 224
  12. a et b (en) « The Falun Gong in the New World », David Ownby, European Journal of East Asian Studies, septembre 2003, Volume 2, p. 306
  13. (en) « A History for Falun Gong: Popular Religion and the Chinese State Since the Ming Dynasty », David Ownby, Nova Religio, Vol. 6, no 2, pp. 223–243 [présentation en ligne]
  14. a et b David Palmer, La Fièvre du Qigong: guérison, religion et politique en Chine, 1949-1999, Paris, EHESS, 2005, p. 512
  15. (en) Wild Grass: three stories of change in modern China, Ian Johnson, Pantheon books. 2004. pp. 23–229
  16. (en) « The Falun Gong in China: A Sociological Perspective », Cheris Shun-ching Chan, The China Quarterly, Volume 179, septembre 2004, pp. 665–683 [présentation en ligne]
  17. (en) Echoes of '89 - Liu Melinda, Newsweek, 1er août 1999
  18. (en) Interview with Li Hongzhi - Time, 10 mai 1999
  19. a, b et c (en) Interpol will not arrest sect leader - BBC News, 3 août 1999
  20. (en) Li Hongzhi Is Wanted - Embassy of the People's Republic of China in the United States of America, 29 juillet 1999 (voir archive)
  21. (en) Wanted: Li Hongzhi - BBC News, 29 juillet 1999
  22. Report of Committee on Foreign Affairs, Human Rights, Common Security and Defence Policy - Parlement Européen, 13 septembre 2001 [PDF]
  23. (en) List of awards. Clearwisdom
  24. (en) Danny Schechter, Falun Gong's Challenge to China : Spiritual Practice or "Evil Cult"?, New York, Akashic Books,‎ 2001, 23 cm, 254 p. (ISBN 1-888451-13-0, LCCN 00102783, lire en ligne), p. 122
  25. (en) Asiaweek names Falun Gong founder top communicator - Asian Political News, 28 mai 2001

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sites associés au Falun Gong