Leh

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Leh
Vue de Leh
Vue de Leh
Administration
Pays Drapeau de l'Inde Inde
État ou territoire Jammu-et-Cachemire
District Leh
Démographie
Population 27 513 hab. (2001)
Géographie
Coordonnées 34° 10′ 41″ N 77° 34′ 53″ E / 34.178028, 77.58146134° 10′ 41″ Nord 77° 34′ 53″ Est / 34.178028, 77.581461  
Localisation

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Leh

Leh (tibétain : གླེ་ - hindî : लेह) est une ville de l'État du Jammu-et-Cachemire en Inde, dans le district du même nom.


Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 3 500 m d'altitude, dans la vallée de l'Indus, Leh est la plus importante ville et la capitale de la région du Ladakh.

Économie[modifier | modifier le code]

Vue de la vallée depuis le Shanti Stupa

La ville vit aujourd’hui essentiellement des activités touristiques et militaires. Leh est devenue le point central des excursions touristiques dans le Ladakh. Les marcheurs viennent du monde entier pour parcourir le pays à pied, en 4 x 4, voire en VTT. Parmi les trekkings les plus réputés depuis Leh : la remontée de la vallée de la Markha ou de la rivière Zanskar en hiver lorsqu'elle est gelée et l'ascension du Stok Kangri (6 121 mètres).

Le Cachemire, sujet conflictuel entre l'Inde, le Pakistan et la Chine, est une région très militarisée de part et d'autre de la frontière. Les bases militaires sont nombreuses tout le long de la vallée de l'Indus, axe majeur de circulation de la région. Avec son aéroport national, la ville est naturellement un lieu stratégique.

Histoire[modifier | modifier le code]

De par son emplacement sur la Route de la soie, la ville de Leh a connu la prospérité d'un grand centre caravanier, mais aussi les guerres d'influence et de contrôle que se livrèrent, sur le sol du Ladakh, les Chinois et les Tibétains au cours du VIIe siècle.

Lors de l'effondrement de la monarchie tibétaine, au IXe siècle, une partie de la cour s'installe dans la région, l'unifie et y apporte la culture tibétaine.

La ville est dominée par la forteresse du pic de la Victoire (le Namgyal Tsemo) construite par Tashi Namgyal (1500-1532). En 1533, le râja Soyang Namgyal finit l'unité de toute la région en un seul grand royaume et déplace sa capitale de Shey à Leh. Les descendants de la dynastie Namgyal sont toujours considérés comme les dirigeants du Ladakh par le peuple.

Traité de paix tibéto-ladakhi de 1842[modifier | modifier le code]

À partir de 1834, le Ladakh fait l'objet d'attaques des troupes dogras inféodées à Gulâb Singh. Les Ladakhis doivent fuir leur pays et se réfugient au Tibet. Au vu de la faiblesse des défenses du Ladakh et du Tibet, Zorawar Singh intervient au Tibet occidental et occupe les villes tibétaines de Gartok et de Routok. À l'automne 1841, la situation se retourne en faveur des Tibétains. Les villes sont reprises une à une. Zorawar Singh meurt au combat à proximité de Purang.

En 1842, l'armée du Tibet parvient à Leh. Mais les Tibétains sont défaits par l'armée des Dogras. Les Tibétains se replient sur le Ngari où les officiers tibétains sont faits prisonniers et emprisonnés à Leh. Mais les Dogras ont été affaiblis par cette apparente victoire. Un traité de paix est signé à la résidence de Gulâb Singh en septembre 1842. Le Tibet et le Ladakh confirment leurs frontières respectives et renouvellent leur engagement d'amitié. Le traité de paix tibéto-ladakhi de 1842 est confirmé en 1852 par un nouvel accord commercial[1].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le palais de Leh, sur le pic surplombant la ville, construit au XVIIe siècle et comportant 9 étages, il est maintenant abandonné. Il fut le foyer de la famille royale jusque dans les années 1830 lorsqu'elle fut exilée à Stok. Il est lui-même surplombé par la forteresse qui se dresse au sommet du pic de la Victoire (Namgyal Tsemo རྣམ་རྒྱལ་རྩེ་མོ), et qui commémore la victoire du Ladakh sur les armées balti du Cachemire.
  • Le Namgyal Tsemo Gompa, un monastère bouddhiste tibétain construit vers 1430. Il comporte un bouddha (Maitreya) haut de trois étages ainsi que des fresques et des manuscrits anciens.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire du Tibet de Laurent Deshayes 1997 Éditeur : Fayard Pages 194 et suivantes (ISBN 978-2213595023)