La philosophie de la liberté

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La philosophie de la liberté (Die Philosophie der Freiheit) est un livre écrit par Rudolf Steiner et paru en 1893-1894. Sous-titré « Résultats de l'expérience intérieure conduite selon les méthodes des sciences de la nature », il fait suite à son livre Vérité et science qu'il reprend et enrichit. Dans ce livre, Rudolf Steiner cherche à allier rationalisme et empirisme pour fonder l'individualisme éthique[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans la première partie de cet ouvrage, Rudolf Steiner s'interroge sur le processus de connaissance (ou théorie de la connaissance) et sur la possibilité de connaître quelque chose de manière certaine. Dans la deuxième partie, il explique comment l'homme, qui se serait hissé jusqu'au penser pur ou « intuition conceptuelle » aurait la possibilité d'accomplir des « actes libres ».

Citations[modifier | modifier le code]

«  Lorsque Kant dit du devoir : « Devoir ! Nom sublime, nom grandiose, qui ne contient en toi rien d'aimable et recélant la flatterie, mais qui exige la soumission », toi qui « établis une loi (…), devant laquelle se taisent toutes les inclinations, même si en secret elles agissent en son encontre », l'homme qui parle à partir de la conscience de l'esprit libre lui répond : « Liberté ! nom accueillant, nom humain, toi qui contiens en toi tout ce qui est cher à la moralité, que mon humanité estime au plus haut point et qui ne fais de moi l'esclave de personne, toi qui ne te contentes pas de poser une loi, mais qui attends ce que mon amour moral reconnaîtra lui-même comme loi, parce qu'en face de toute loi qui ne lui est qu'imposée il se sent non-libre. »[2] »

A l'affirmation :

«  "Chacun doit choisir son héros, auquel il doit se conformer, jusqu'aux chemins de l'Olympe." »[3] »

Rudolf Steiner répond :

«  Cela ne vaut plus rien pour nous. »[3] »

«  Nous ne voulons plus croire ; nous voulons savoir.  »[4] »

Éditions[modifier | modifier le code]

Du vivant de Rudolf Steiner[modifier | modifier le code]

  • Première édition originale 1894 : "Die Philosophie der Freiheit, Grundzüge einer Modernern Weltanschauung von Rudolf Steiner : Beobachtung- Resultate nach natur-wissenschaftlicher Methode; Berlin. Verlag von Emil Felber. 1894 : Réédition « Philosophisch-Anthroposophisher Verlag am Goetheanum (1983) »
  • Deuxième édition 1918 : modifications et appendices
  • Troisième et dernière édition 1921 : identique à celle de 1918.

En français[modifier | modifier le code]

  • Éditions Anthroposophiques Romandes et Fishbascher, traduction de Georges Ducommun.
  • Éditions Novalis, traduction de Geneviève Bideau, Édition dite du Centenaire, Montesson, 1993, ISBN 2-91011204-7
  • Éditions Branche Paul de Tarse, traduction de Frédéric C. Kozlik.(1986) édition comparée de(1894/1918) et introduction.
  • Éditions P.U.F./Éditions Alice Sauerwein, traduction de Germaine Claretie (1923)

Tables des matières[modifier | modifier le code]

(Pour la traduction de Frédéric C. Kozlik)

LA PHILOSOPHIE DE LA LIBERTE

Préface pour la nouvelle édition (1918)

SCIENCE DE LA LIBERTE

  • (I) Les buts de tout Savoir (Die Ziele alles Wissens). Dans la première édition de 1894 se trouvait ce chapitre que l'on ne retrouve plus dans les éditions suivantes.
  • I L'agissement humain conscient
  • II L'impulsion fondamentale vers la science
  • III Le penser au service de l'appréhension du monde
  • IV Le monde en tant que percept
  • V L'activité cognitive appliqué à l'Univers
  • VI L'individualité humaine
  • VII Existe-t-il des limites à l'activité cognitive ?

LA REALITE DE LA LIBERTE

  • VIII Les facteurs de la vie
  • IX L'idée de la liberté
  • X Philosophie libertaire et Monisme
  • XI Finalité d'Univers et finalité de vie
  • XII Fantaisie morale
  • XIII La valeur de la vie
  • XIV Individualité et espèce

LES DERNIERES QUESTIONS

  • Les conséquences du monisme
  • Première appendice
  • Deuxième appendice

Autour de La philosophie de la liberté[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin de sa vie, Rudolf Steiner a attaché beaucoup d'importance à cet ouvrage. Au cours de la deuxième décennie du XXe siècle, il aurait même déclaré au seul étudiant qu'il conseilla en vue du doctorat d'État, Walter-Johannes Stein, qui lui demandait ce qui subsisterait de son œuvre dans quelques siècles : « Rien !… sauf La philosophie de la liberté, mais à partir d'elle le reste peut être retrouvé. »[5]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Palmer Otto, Rudolf Steiner s'exprime sur sa philosophie de la liberté, Éditions Novalis

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rudolf Steiner, La philosophie de la liberté, Éditions Novalis, Montesson, 1993, page 159
  2. Rudolf Steiner, La Philosophie de la liberté, Éditions Novalis, Montesson, 1993, page 168
  3. a et b Rudolf Steiner, Die Philosophie der Freiheit, Éditions Emil Felber, Berlin, 1894, page 1
  4. Rudolf Steiner, Die Philosophie der Freiheit, Éditions Emil Felber, Berlin, 1894, page 5
  5. José Dupré, Rudolf Steiner l'Anthroposophie et la liberté, Éditions La Clavellerie, Chancelade, 2004, (ISBN 2-9513078-7-5)[à vérifier : Le calcul de la somme de contrôle donne X et non 5, demandé le 19 septembre 2014]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

La philosophie de la liberté Éditions P.U.F./Éditions Alice Sauerwein, traduction de Germaine Claretie (1923)[1]