Luxembourg (pays)
Grand-duché de Luxembourg
Groussherzogtum Lëtzebuerg (lb)
Grand-duché de Luxembourg (fr)
Großherzogtum Luxemburg (de)
Drapeau du Luxembourg. |
Armoiries du Luxembourg. |
| Devise nationale | Mir wëlle bleiwe wat mir sinn (luxembourgeois, Nous voulons rester ce que nous sommes) |
|---|---|
| Hymne national | Ons Heemecht |
| Forme de l'État | Monarchie constitutionnelle |
|---|---|
| Grand-duc | Henri |
| Premier ministre | Jean-Claude Juncker |
| Langues officielles | luxembourgeois, français et allemand. |
| Capitale | Luxembourg
49° 36’ Nord, 06° 08 Est |
| Plus grande ville | Luxembourg |
|---|---|
| Superficie totale | 2 586 km2 (classé 179e) |
| Superficie en eau | Négligeable |
| Fuseau horaire | UTC +1 |
| Indépendance | |
|---|---|
| Congrès de Vienne - Traité de Londres - Reconnue |
9 juin 1815 19 avril 1839 11 mai 1867 |
| Gentilé | Luxembourgeois, Luxembourgeoise |
|---|---|
| Population totale (2012) | 524 853[1] hab. (classé 164e) |
| Densité | 194,6 hab./km2 |
| IDH (2011) | |
|---|---|
| Monnaie | Euro[2] (EUR) |
| Code ISO 3166-1 | LUX, LU |
|---|---|
| Domaine Internet | .lu |
| Indicatif téléphonique | +352 |
Le Luxembourg, en forme complète grand-duché de Luxembourg[3], en luxembourgeois Lëtzebuerg et Groussherzogtum Lëtzebuerg, en allemand Luxemburg et Großherzogtum Luxemburg, est un État de l'Union européenne situé entre l'Allemagne, la Belgique et la France. Sa capitale est Luxembourg. Il compte environ 524 853 habitants (2012). Le Luxembourg est membre du Benelux, de l'Union européenne — dont il est l'un des six pays fondateurs — et de l'OTAN. À ne pas confondre avec le Luxembourg belge, province de Belgique.
Son économie extrêmement dynamique en fait un des pays les plus prospères du monde, avec le PIB par habitant (nominal) le plus élevé du monde et donc de l'UE selon le FMI en 2010.
Le Luxembourg a trois langues officielles : le luxembourgeois, le français et l'allemand ; depuis 1984, le luxembourgeois a légalement le statut de « langue nationale »[4].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situé au cœur de l'Europe occidentale entre la Belgique, la France et l'Allemagne, le grand-duché de Luxembourg a une superficie de 2 586 km2. Il s'étend du nord au sud sur une distance maximale de 82 km et sur 57 km d'est en ouest. Ses points culminants sont le Burrigplatz (559 m) et le Kneiff (560 m).
Géologie [modifier]
Le Luxembourg peut être divisé en deux régions géologiques :
- l'Oesling,
- le Gutland ou « Bon Pays »
- la Petite Suisse Luxembourgeoise
- le plateau de Luxembourg
- la vallée de la Moselle
- les Terres Rouges ou Bassin minier.
Histoire [modifier]
Sur un territoire occupé successivement par les Celtes, les Romains puis les Francs, le Comté de Luxembourg, état membre du Saint-Empire romain germanique, est fondé en 963.
Au cours du Moyen Âge, les comtes sont souvent en guerre contre leurs voisins, notamment l'Évêché de Metz qui est leur créancier.
Le comte Henri, le blond est élu empereur en 1312. Son fils épouse l'héritière du Royaume de Bohême. Les Luxembourg régneront sur l'empire et le Bohême jusqu'en 1437 (sauf pendant le règne de Louis IV de Bavière). En 1354 Charles IV du Saint-Empire éleve le comté au rang de duché. La Bohême et l'empire passeront par mariage à la Maison de Habsbourg.
La dernière duchesse de Luxembourg Élisabeth de Goerlitz vend le duché au duc Philippe III de Bourgogne en 1443. Le duché passe par mariage à la Maison de Habsbourg en 1482. L'empereur Charles Quint le donne en héritage, avec l'ensemble des Pays-Bas espagnols et l'empire colonial à son fils Philippe II d'Espagne.
Le comte de Mansfeld, gouverneur de la ville de Luxembourg, y construit un palais dans le style espagnol. C'est aujourd'hui le palais grand-ducal.
Le duché est annexé par le roi de France Louis XIV en 1684 mais ensuite rendu aux Habsbourg, ses possesseurs légitimes, en 1697, Il est, à la suite de la Guerre de succession d'Espagne donné à la branche autrichienne des Habsbourg et, en 1715, est intégré avec les provinces belges dans les Pays-Bas autrichiens. Il y a, à Vienne, un bureau belge qui supervise la gestion des Pays-Bas autrichiens.
Les réformes imposées par l'empereur Joseph II mécontentent les populations et, en 1789, éclate une révolution qui, partant de Bruxelles gagne la plupart des provinces. D'abord battues, les armées autrichiennes reviennent puis sont chassées par les armées de la république française. Tout le pays, Luxembourg y compris, est alors annexé à la France en 1795.
Après la défaite française de 1815, le traité de Vienne intègre le pays au Royaume des Pays-Bas sous le roi Guillaume Ier (1815-1830). En 1830, le Luxembourg participe à la Révolution belge qui éclate à Bruxelles, se propage aux villes et campagnes et aboutit à l'indépendance de la Belgique incluant le Luxembourg. Guillaume Ier n'étant pas parvenu, par la suite, à reprendre la Belgique et le Luxembourg, finit par reconnaître l'indépendance de la Belgique après neuf ans de conflit, mais en obtenant que la partie est du Luxembourg se sépare du Luxembourg belge pour devenir un État sous obédience de la monarchie des Pays-Bas. Celle-ci exerce une autorité personnelle sur ce territoire moins peuplé que le Luxembourg belge. La crise luxembourgeoise en 1867 a pour conséquence la reconnaissance internationale de l'indépendance du Grand-Duché et son statut de pays neutre.
En 1890, le Grand-Duché passe à la maison de Nassau-Weilburg : le Luxembourg et les Pays-Bas auront désormais des souverains différents. Cependant, le couple grand-ducal n'ayant pas de descendance mâle, la loi salique est abandonnée en 1907 au profit de la princesse Marie-Adélaïde, née en 1894, qui succède à son père en 1912.
Pendant la Première Guerre mondiale, le Luxembourg est occupé par les Allemands jusqu'en 1918. La grande-duchesse Marie-Adélaïde choisit de se retirer dans un couvent et abdique au profit de sa sœur Charlotte, épouse du prince Félix de Bourbon-Parme. Les négociations du Traité de Versailles en 1919 confirment l'indépendance du pays tandis qu'un référendum populaire consolide l'indépendance du pays et la monarchie.
En mai 1940, les Allemands violent la neutralité luxembourgeoise et occupent le Grand-Duché. La famille grand-ducale et le gouvernement choisissent l'exil. À l'instar de l'Alsace-Moselle française, le régime nazi considère le Luxembourg comme un territoire allemand. Le pays est libéré en septembre 1944 par les troupes américaines mais subit la contre-attaque allemande lors de la bataille des Ardennes en décembre de la même année.
Dès 1944, l'union du Benelux est conclue avec la Belgique et les Pays-Bas. Désormais, le pays s'inscrit dans le processus de la construction européenne. En 1948, le Luxembourg est membre fondateur du Traité de Bruxelles et de l'OTAN. En 1952, Luxembourg-ville devient le siège de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA). L'adhésion à la Communauté économique européenne est le point de départ d'une expansion économique et d'une hausse de l'immigration.
Toponymie [modifier]
La plus ancienne forme du nom est Lucilinburhuc, qui a évolué plus tard en Lützelburg (petit bourg), puis Lützenburg au XVIIe siècle (Topographie de Matthäus Merian).
Politique [modifier]
Le Luxembourg est une démocratie représentative, sous la forme d’une monarchie constitutionnelle. Le chef de l'état porte le titre de grand-duc. À la tête du gouvernement se trouve un premier ministre (Jean-Claude Juncker depuis 1995) ainsi qu'une Chambre des députés qui débat et vote les lois. Cette Chambre des députés compte soixante membres répartis dans plusieurs groupes politiques : le Parti populaire chrétien social (CSV), le Parti démocratique (DP), le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (LSAP), Les Verts, le Parti réformiste d'alternative démocratique (ADR) et La Gauche.
En 2009, le CSV, au pouvoir depuis 1979, gagne largement les élections et voit sa représentation croître au sein de la Chambre. Il existe également un Conseil d'État.
Suite à un projet de loi sur l'euthanasie, le grand-duc Henri, qui a refusé de promulguer et de sanctionner la loi, a vu ses compétences réduites. Désormais il ne peut plus que promulguer les lois.
Élections [modifier]
Les citoyens luxembourgeois sont appelés à voter à trois types d'élections (hors référendums) :
- les élections communales, tous les six ans ;
- les élections législatives, tous les cinq ans ;
- les élections européennes, tous les cinq ans.
Pour les élections européennes, les ressortissants de l'Union européenne domiciliés depuis au moins deux ans au Luxembourg peuvent choisir d'élire soit les députés européens luxembourgeois, soit les députés européens du pays dont ils sont ressortissants[5]. Pour les élections communales, le vote est ouvert aux citoyens de l'Union européenne domiciliés dans leur commune depuis au moins cinq ans[6].
Pour tous les électeurs inscrits sur une liste électorale, le vote est obligatoire et secret, quelle que soit l'élection. Il est prévu une amende comprise entre 100 et 250 € pour un absentéiste, pouvant être majorée entre 500 et 1 000 € en cas de récidive[7].
Pouvoir judiciaire [modifier]
Au Luxembourg, il y a trois justices de paix (Esch-sur-Alzette, Luxembourg et Diekirch), deux tribunaux d'arrondissement (Luxembourg et Diekirch) et une Cour supérieure de justice (Luxembourg), composée de la cour d'appel et de la cour de cassation.
Le grand-duché de Luxembourg compte également un tribunal administratif, une Cour administrative, ainsi qu'une Cour constitutionnelle siégeant toutes à Luxembourg.
Défense [modifier]
Le Luxembourg, membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), a supprimé en 1967 le service militaire obligatoire et entretient une armée de 3 000 hommes. La gendarmerie a été fusionnée avec la force de police en 2000.
Le chef de l'armée est le Grand-duc du Luxembourg mais le contrôle effectif revient au ministre de la Défense. Le chef d'état-major de l'armée luxembourgeoise est en 2011 le général Gaston Reinig (en)[8]. L'armée est impliquée dans des nombreuses missions de paix, notamment en Bosnie-Herzégovine et en Afghanistan dans le cadre des missions internationales de l'ONU et de l'OTAN.
Les dix-sept avions AWACS E-3 de l'OTAN sont officiellement enregistrés comme avions de guerre du Luxembourg tant pour des raisons politiques que pratiques. Ils sont basés à Geilenkirchen, en Allemagne.
Les dépenses de défense représentaient 1,2 % du produit intérieur brut en 1997 et on estimait que cette proportion valait 0,9 % en 2005[9].
Subdivisions [modifier]
Le Luxembourg est divisé en trois subdivisions administratives, ou districts :
Économie [modifier]
46 % du produit intérieur brut du pays dépend de son rôle de place financière. Outre la banque privée, depuis une quinzaine d'années, le Luxembourg est devenu la place la plus importante d'Europe sur le marché des fonds d'investissement.
La croissance exceptionnelle de la place financière luxembourgeoise fait que fin mai 2011 l'on comptait 144 banques présentes sur le territoire, totalisant plus de 26 000 salariés. Par ailleurs, le Luxembourg est le deuxième centre de fonds d'investissement du monde, après les États-Unis et le plus grand centre de banque privée dans la zone euro. Le Luxembourg connaît un secret bancaire qui est garanti par le code pénal, sans pourtant être absolu. Le Luxembourg a ainsi adopté l'ensemble des dispositions de l'OCDE pour combattre l'évasion fiscale. Cependant le Luxembourg est un domicile important de sociétés holding. S'il a aboli son statut de "holding 1929" au 1er janvier 2011, La Commission européenne ayant considéré ce régime comme une aide publique, le Luxembourg propose divers régimes de holding avantageux telles les société de participation financière (soparfi), les sociétés d'investissement a capital risque (sicar) ou les Société Immobilière Luxembourgeoise (SIL) qui sont totalement exonérer d’impôt au Luxembourg pour leurs opérations en France.
En 2011, le PIB par habitant du Luxembourg est le second PIB le plus élevé au monde[10], après le Qatar. Ce chiffre est biaisé par le fait que les travailleurs frontaliers des trois pays voisins qui contribuent à générer une grande partie de ce PIB ne sont pas pris en compte lors du calcul du PIB/tête d'habitant. Leur nombre est en effet assez important pour fausser substantiellement les statistiques : en 2009, ils étaient près de 150 000 (environ 50 % de Français, 26 % de Belges et 24 % d'Allemands)[11].
L'économie générée par Internet connaît un vrai essor au Grand-Duché avec l'arrivée des sièges européens de sociétés établies (Amazon, AOL, Apple iTunes, eBay, Paypal, Skype, etc.).
Transports [modifier]
- Le réseau autoroutier luxembourgeois est très dense, en grande partie éclairé, et totalement gratuit.
- Il est prévu pour 2015 de faire un métro-tramway qui traversera la capitale. Le Luxembourg bénéficie d'un réseau ferroviaire très développé dû à son industrie métallurgique et à la nécessité de transporter les travailleurs frontaliers venant de Belgique, de France et d'Allemagne vers Luxembourg-Ville et depuis peu vers le nouveau site d'Esch-Belval. Il est géré par la Société nationale des chemins de fer luxembourgeois: la CFL. Le Luxembourg est desservi par le TGV Est qui rejoint Paris par Thionville et Metz en 2 h 6 min depuis le 10 juin 2007.
- L'aéroport de Luxembourg-Findel est le seul aéroport international du Grand-Duché.
- Le pays exploite aussi un port fluvial de marchandises, à Mertert sur la Moselle.
Démographie [modifier]
Le Luxembourg comptait 524 853 habitants le 1er janvier 2012 avec une croissance de la population de 68 % en 50 ans, croissance démographique plutôt exceptionnelle en comparaison avec les pays proches. Cette croissance démographique est principalement le fait de l’immigration. En effet, le solde migratoire, en moyenne annuelle, au Luxembourg était de 7,7 ‰ sur la période 1960-2011, alors qu’il n'était que de 1,1 ‰ dans l'UE-27 sur la même période. Dans les années 1990, le solde migratoire s'établit même à environ 10 ‰ en moyenne annuelle[12].
Ainsi, 43,8 % de la population est de nationalité étrangère en 2012. Sur les 525 000 résidents, on estime à environ 295 000 le nombre de luxembourgeois, à 85 300 le nombre de portugais devant les français, qui représentent avec 33 100 individus le deuxième plus grand groupe d'étrangers[13].
Culture [modifier]
Langues [modifier]
Au Luxembourg, le luxembourgeois (Lëtzebuergesch), qui est la langue parlée par tous au quotidien, a le statut de langue nationale depuis la loi du 24 février 1984. Le français, l'allemand et le luxembourgeois sont toutes les trois langues administratives, et sont les langues les plus utilisées dans le pays[14].
Le français est la langue législative et judiciaire. Il est utilisé par l'administration et la justice concurremment avec l'allemand ; le français reste la seule langue pour la rédaction des lois. Les panneaux de circulation sont généralement en français.
L'administration fiscale et cadastrale est plutôt germanophone pour des raisons historiques. Le Luxembourg a adopté le modèle fiscal allemand et a été cadastré pour la première fois complètement par l'armée allemande, sous l'occupation pendant la Première Guerre mondiale. Les documents administratifs sont généralement délivrés en allemand et en français (déclarations de revenus, par exemple).
L'école maternelle se fait en luxembourgeois. L'alphabétisation (1re année primaire) se fait en allemand. Le français est enseigné à l'école dès l'âge de sept ans (2e année primaire).
Le Luxembourg est membre de l'Assemblée parlementaire de la francophonie de même que de l'Organisation internationale de la francophonie.
Environ 15 % de la population est d'origine portugaise et parle donc le portugais.
L'anglais est rarement utilisé dans la vie quotidienne, mais vivement requis dans certains domaines de la vie socio-économique (secteur bancaire, compagnies aériennes, etc.) et étudié par tous les lycéens.
Certaines communications officielles (par exemple concernant les mesures nationales de sécurité nucléaire ou le projet de constitution européenne) sont généralement diffusées dans les quatre principales langues écrites pratiquées par la population du pays : français, allemand, portugais et anglais.
Religion [modifier]
Le Luxembourg forme un diocèse catholique à lui seul, ceci depuis 1870/73. Depuis le milieu des années 1980, le Luxembourg est un archevêché. L'archevêque actuel est le Père jésuite Mgr Jean-Claude Hollerich. Les principales fêtes luxembourgeoises sont l'Oktav (octave) en l'honneur de Notre-Dame de Luxembourg, consolatrice des affligés, la procession dansante d'Echternach, en l'honneur de saint Willibrord, et le pèlerinage à Notre-Dame de Fatima (à Wiltz, dans le nord du pays).
Les juifs qui s'établirent au Luxembourg après la Révolution française vinrent en premier lieu du nord-est de la France (la Moselle notamment) et de la proche Allemagne. Mais un tiers d’entre eux présents au Luxembourg, à la veille de l'invasion allemande, périrent dans des conditions atroces[15].
Cinéma [modifier]
À la fin des années 1980, le législateur luxembourgeois a mis en place un cadre légal et règlementaire visant le soutien à la production audiovisuelle. Le Fonds national de soutien à la production audiovisuelle (Fonspa) fut mis en place par la loi du 11 avril 1990. Cette loi avait notamment pour but de soutenir, par un mécanisme d’avances sur recettes, la production, la coproduction et la distribution des œuvres d'origine luxembourgeoise.
Il y a environs 15 producteurs au Luxembourg et 20 films par année.
Musique [modifier]
À part quelques artistes dans les années 1980 comme Jimmy Martin, peu de musiciens professionnels se sont fait connaître au Luxembourg. Cependant, de nombreux groupes semi-professionnels se sont créés dans les années 1990 comme les groupes T42, Moof ou encore No Name. Aujourd'hui, plus de 50 groupes existent au Luxembourg, ils sont soutenus par la Rockhal, un lieu culturel réputé au Grand-Duché. Certains groupes parviennent même à dépasser les frontières luxembourgeoises, comme Eternal Tango ou Inborn.
Fêtes et jours fériés [modifier]
Depuis le XIXe siècle, la fête nationale du Luxembourg est célébrée le jour anniversaire de la naissance du souverain. Sous le règne de la grande-duchesse Charlotte, cette célébration avait lieu le 23 janvier, date anniversaire de la souveraine. À partir de 1961, pour des raisons climatiques et par égard pour ses sujets, la grande-duchesse fit décaler la célébration publique de l’anniversaire du souverain au 23 juin de chaque année.
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
| 1er janvier | Jour de l'An | Neijoerschdag | |
| Mars-avril | Vendredi Saint | Karfreideg | Uniquement pour les banques |
| Mars-avril | Lundi de Pâques | Ouschterméindeg | |
| 1er mai | Fête du Travail | Éischte Mee | |
| Mai-juin | Jeudi de l'Ascension | Christihimmelfahrt | |
| Mai-juin | Lundi de Pentecôte | Päischtméindeg | |
| 23 juin | Fête Nationale | Nationalfeierdag | |
| 15 août | Assomption | Maria-Himmelfahrt, Léiffrakrautdag, Léiffrawëschdag | |
| 1er novembre | Toussaint | Allerhellgen | |
| 25 décembre | Noël | Chrëschtdag | |
| 26 décembre | Saint-Étienne | Stiefesdag | Lendemain de Noël |
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
| Février | Lundi de Carnaval | Fuesméindeg | Férié dans certaines entreprises |
| Mai | Mardi de Pentecôte | Päischtdënsdeg | Demi-journée fériée pour les services publics |
| Septembre | Lundi de kermesse | Fouerméindeg | Férié pour les services publics de Luxembourg-ville |
| 2 novembre | Jour des morts | Allerséilen | |
| 24 décembre | Veille de Noël | Hellegen Owend | Demi-journée fériée en usage dans les banques et les services publics |
Télévision [modifier]
RTL Télé Lëtzebuerg est la principale chaîne de télévision.
Sport [modifier]
Le Luxembourg est connu pour ses cyclistes, notamment grâce aux frères Fränk et Andy Schleck, ainsi que Kim Kirchen, tous les trois porteurs d'un maillot distinctif sur le Tour de France en 2008, ainsi que pour la deuxième place d'Andy Schleck aux classements généraux des Tours de France 2009 et 2011 et sa victoire a posteriori au Tour de France 2010 suite à l'affaire de dopage impliquant Alberto Contador[16].
Quatre champions luxembourgeois ont remporté la grande boucle : François Faber en 1909 et Nicolas Frantz en 1927 et 1928, Charly Gaul en 1958 et enfin Andy Schleck en 2010.
Le 6 août 2010, en cyclisme, le jeune Bob Jungels (19 ans) a remporté le Championnat du monde juniors du contre-la-montre[17].
En athlétisme, Josy Barthel a été champion olympique sur 1 500 mètres à Helsinki en 1952, et David Fiegen a été vice-champion d'Europe sur 800 mètres à Goeteborg en 2006.
En tennis féminin, Anne Kremer et Claudine Schaul se sont illustrées dans ce sport en remportant plusieurs tournois WTA et ITF, notamment Anne Kremer qui fut la première joueuse de tennis luxembourgeoise à atteindre le top 20 (18e le 29 juillet 2002). Gilles Müller, le no 1 du tennis luxembourgeois, est un des seuls à avoir battu Rafael Nadal, au 2e tour de Wimbledon en 2005. Gilles Müller mérite par ailleurs d'être reconnu pour la qualité de son service. Il réussit des aces sans nécessairement s'appuyer sur une qualité de vitesse extraordinaire – ses premières balles sont régulièrement frappées entre 190 et 200 km/h, et très rarement au-dessus de 205 km/h. En 2008, il est le premier Luxembourgeois à atteindre les quarts de finale de l'US Open. Plus jeune, il a remporté le tournoi junior de l'US Open en 2001, année où il termine champion du monde junior.
Bien que né en Autriche, le skieur Marc Girardelli a rapporté au Luxembourg, dont il a pris la nationalité, de nombreux titres mondiaux et médailles olympiques.
En natation on retrouve Raphael Stacchiotti, Laurent Carnol et Jean-François Schneiders qui ont battu de nombreux records en compétitions internationales[précision nécessaire].
Divers [modifier]
Personnalités luxembourgeoises [modifier]
- Jean-Claude Hollerich, né le 9 août 1958 à Differdange, archevêque de Luxembourg depuis juillet 2011.
- Jean-Claude Juncker, né le 9 décembre 1954 à Redange-sur-Attert, Premier ministre depuis 1995.
- Luc Frieden, né le 16 septembre 1963 à Esch-sur-Alzette, membre du gouvernement (Finances, e.a.).
- Alain de Muyser, né le 15 octobre 1961 à Luxembourg, secrétaire général adjoint à la direction du secrétariat général du Benelux.
- Guy de Muyser, né le 20 juin 1926 à Wiltz, maréchal honoraire de la cour du grand-duc de Luxembourg, ambassadeur honoraire.
- Andy Schleck, né le 10 juin 1985 à Luxembourg, est un coureur cycliste professionnel.
- Henri Tudor, né le 30 septembre 1859, mort le 31 mai 1928 à Rosport, ingénieur, inventeur et industriel luxembourgeois.
Codes [modifier]
Le Luxembourg a pour codes :
- LX, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs,
- L, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
- .lu, selon la liste des Internet TLD (Top level domain).
Notes et références [modifier]
- Central Intelligence Agency, The World Factbook, 2011
- Avant 2002, la monnaie était le franc luxembourgeois.
- « Grand-Duché du Luxembourg » (François Schanen, Parlons luxembourgeois : langue et culture linguistique d'un petit pays au cœur de l'Europe, L'Harmattan, 2004, p. 29) ou « grand-duché de Luxembourg » (recommandé par Le Bon Usage)
- Loi du 24 février 1984 sur le régime des langues.
- Principes des élections européennes au grand-duché de Luxembourg, sur www.elections.public.lu. Consulté le 30 avril 2011
- Principes des élections communales au grand-duché de Luxembourg, sur www.elections.public.lu. Consulté le 30 avril 2011
- Note de synthèse de l'étude comparée de différentes législations, sur www.senat.fr. Consulté le 30 avril 2011
- Biographie du général Reinig, sur www.armee.lu. Consulté le 30 avril 2011
- Fiche synthétique sur le grand-duché de Luxembourg, sur www.cia.gov, 2011. Consulté le 30 avril 2011
- Classement PIB : les pays les plus riches du monde, sur le site journaldunet.com du 16 février 2012
- Office statistique luxembourgeois Statec: Le Luxembourg en chiffres 2010 et Le Luxembourg en chiffres 2011, sur le site statistiques.public.lu
- [PDF] 50 ans d'évolution démographiques, sur le site statistiques.public.lu
- Population par sexe et nationalité 1981… 2012, sur le site statistiques.public.lu
- Sondage Le Jeudi/TNS-ILRES publié dans l'hebdomadaire Le Jeudi du 17 avril 2007.
- La présence juive au Luxembourg du Moyen Âge au 20e siècle : Actes du colloque, organisé par le B'nai B'rith Luxembourg en novembre 1998
- A.Schleck : "Pas de raison d'être content", sur www.europort.fr, 2012
- Cyclisme - championnats du monde juniors du contre-la-montre
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des villes du Luxembourg
- Musée d'art moderne grand-duc Jean
- Musée national d'histoire militaire
- Liste des comtes et ducs de Luxembourg
- Liste des grands-ducs de Luxembourg
- Traité des XXIV articles de 1839, démembrement du Luxembourg.
- Gendarmerie luxembourgeoise
- Grande région (Luxembourg)
- Corps des Volontaires luxembourgeois
- Résistance au Luxembourg pendant la Seconde Guerre mondiale
- Armorial du pays de Luxembourg
Liens externes [modifier]
- Catégorie Luxembourg de l’annuaire dmoz
- (fr) Site du gouvernement luxembourgeois
- (fr) Site officiel du tourisme au Luxembourg