Francesc de Tamarit

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Francesc de Tamarit i de Rifà (vers 1600 - 1653[1]) fils de Pere de Tamarit i de Salbà, est un homme politique catalan, et une figure de premier plan lors du soulèvement de la Catalogne en 1640. Il a été membre du Conseil des Cent et a agi souvent en tant que délégué du Braç Militar (ca). Il a été un des artisans du Pacte de Céret et a participé à la Bataille de Montjuic.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le 22 juillet 1638 il a été élu au sort député militaire de la Generalitat, en compagnie du chanoine Pau Claris comme député ecclésiastique et Josep Miquel Quintana comme député royal.

En 1639, il a dirigé les troupes catalanes pour assiéger Salses, ce que va aboutir à la reconquête de la forteresse qui avait été prise par les français quelques jours avant durant la Guerre de Trente Ans. De retour à Barcelone, il a été accueilli triomphalement par le peuple.

Il a pris part aux négociations avec Bernard du Plessis-Besançon, délégué par le Cardinal de Richelieu, qui finalement vont aboutir au Pacte de Céret.

Le 18 mars 1640[2], le vice-roi comte de Santa Coloma, le fait emprisonner dans la prison de la cité, située sur la place du blé, dans une tour de la muraille romaine (ca)[3] sur ordre du roi, sous l'accusation de ne pas faciliter le logement des troupes levées et consignées en Catalogne[4], ce qui a provoqué de violentes protestations; le 22 mai, devant l'attitude agressive du peuple qui exigeait la libération, le vice-roi s'est vu obligé à le remettre en liberté ainsi que Francesc Joan de Vergós i de Sorribes et Lleonard Serra[5]. Mais la révolte a continué et le 7 juin, les manifestations ont repris, connues sous le nom de Corpus de Sang[6]. Au cours de celles-ci, le vice-roi a été mis à mort.

Durant la Guerre des faucheurs, il a dirigé la défense lors de la bataille de Martorell. Le 23 janvier 1641, il a été élu comme un des 10 membres du Conseil de Guerre qui devait organiser et diriger la défense de Barcelone, où il a fait preuve d'une grande efficacité, arrangeant et commandant les forces catalanes. Il a été un des principaux artisans de la victoire catalane sur l'armée royaliste de Pedro Fajardo y Pimentel, marquis de los Vélez, lors de la Bataille de Montjuïc. Quelques mois après, il a joué un rôle important sur le front de Lérida.

En juillet, sa méfiance à l'égard de la France et la tournure sociale que prenait le soulèvement, l'ont conduit à se retirer.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cònsul, Arnau i Simon, Antoni (2008) Mori el mal govern (Revista Sàpiens, núm. 72, pàg. 32). Edició GupCultura03
  2. Histocat, Apunts ruta 1640
  3. Antoni Simon i Tarrés, Cròniques de la Guerra dels Segadors
  4. Les Constitutions catalanes empêchaient la levée de troupes pour lutter à l'étranger
  5. Josep Massot i Muntaner, Salvador Pueyo et Oriol Martorell, Els segadors: himne nacional de Catalunya, L'Abadia de Montserrat,‎ 1993, p.19 p. (ISBN 8478264647, lire en ligne)
  6. J.H. Elliott, La revolta catalana 1598-1640: un estudi sobre la decadència d'Espanya [1]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]